Le Réseau JORD annonce la mise à l’index de l’agent du renseignement français Laurence Desneaux

COMMUNICATION GENERALE DU RESEAU JORD 25/052015 à 5:29

Le Réseau JORD Kadoudal, après traitement de la note de l’OBR du 23/05/2015 2:57 relative à l’agent du renseignement français Laurence Desneaux, annonce la mise à l’index de l’élément précité.

Rappel des effets de la mise à l’index :

Effets de la Mise à l’index.

1°) Recherche des personnes physiques ou morales lésées à quelque titre que ce soit , directement ou indirectement par toutes les actions , dans tous les domaines , de l’entité faisant l’objet de la mesure .

2°) Recherche des liens existant entre l’entité mise à l’index et les personnes physiques ou morales (pouvoirs publics français – administrations – relations – collaborateurs – parenté ) ayant pu jouer un rôle en amont ou en aval d’ un abus , d’une irrégularité ou d’une action contraire aux intérêts des ayant droits (1) du réseau et plus généralement de la Bretagne, en vue de déterminer les complicités et les bénéficiaires .

3°) Dénonciation publique , le cas échéant , des faits découverts , des auteurs , des complices et des bénéficiaires directs ou indirects .

4°) Appel , selon le cas, à la clameur publique , aux forces populaires ( Groupements de Solidarité Populaire – GSP ), aux correspondants interactifs du réseau  définis ou inconnus.

Laurence Desneaux, agent des renseignements français, infiltrée dans l’association “Bretagne Réunie” et dans le groupe anarcho-terroriste “TORR PENN BREIZH”

Note de l’Organisation Bretonne du Renseignement 23/05/2015 2:57 :

L’OBR confirme la présence de l’agent de renseignement français Laurence Desneaux dans le groupuscule anarcho-terroriste “TORR PENN BREIZH” mené par Gérard Bernard, individu souffrant d’alcoolisme chronique et visé par une enquête pour violences sexuelles sur enfant.

Les services de sécurité français semblent toujours désireux de se servir de ce groupuscule à des fins de déstabilisation du mouvement national breton.

Le Réseau JORD Kadoudal appelle en conséquence à la neutralisation politique de Laurence Desneaux.

Notes sur le profil de G. Bernard

Gérard Bernard est défavorablement connu des services de police pour une affaire d’inceste sur la personne de son fils. Il est connu de ces mêmes services pour ses problèmes d’alcoolisme chroniques.

G. Bernard, ancien membre de la CGT de Lorient, a été impliqué dans le vol des explosifs de Plérin. Il fit échouer l’opération en raison de son état d’ébriété avancé. Suite à ces défaillances, la coopération entre l’ETA et l’ARB cessa, l’organisation basque jugeant les activistes de l’ARB comme dénués de tout professionnalisme.

G. Bernard a été condamné pour terrorisme suite à cette opération.

En 2014, il fut révélé que G. Bernard entendait organiser, via un groupuscule (“Torr Penn Breizh”), un trafic de drogue depuis les Pays-Bas afin de financer des actions armées sur le territoire breton. Actions armées évoquées lors de réunions secrètes du groupe dès 2012.

Les activités de G. Bernard étaient soigneusement suivies par les services de renseignement français qui le laissaient libres de ses actions.

Laurence Desneaux, agent du renseignement français

Laurence Desneaux, 50 ans, née le 20 octobre 1965 à Paris, a été membre du Front National à Paris, puis sur Nantes. Elle fut proche de Maxime Brunerie, élément instable ayant tenté d’assassiner Jacques Chirac avec un fusil de calibre 22LR en 2002.Après un passage chez les royalistes de Vendée, elle est fragilisée par une affaire d’escroquerie.

Elle intègre la section nantaise d’Adsav dont elle devient vite la responsable. Elle en pirate le site afin d’obtenir les noms des militants. Repérée, elle accusera un cadre du parti d’une tentative de viol imaginaire.

Dans le même temps, les réseaux Pasqua-Sarközy organiseront une action de déstabilisation contre ADSAV lors de l’attentat fictif contre le préfet Aïssa Dermouche, nomination voulue pour séduire le vote islamo-immigré. Des arrestations sont menés contre la direction du mouvement.

Elle transitera par les identitaires dont elle gérera un temps l’agence d’information “NOVOpress”.

Elle rejoint ADSAV une nouvelle fois en 2011 sous le nom de “Marie Duvell” où elle organise un “ADSAV Tour”. Il s’agit de faire se succéder des réunions d’information en Bretagne afin de collecter les noms de sympathisants éventuels.

Infiltration d’Agence Bretagne Presse

Elle rejoint en 2012 l’Agence Bretagne Presse de Philippe Argouarch. Ce dernier, dont le frère est un prêtre traditionnaliste, connaissait l’identité politique de Laurence Desneaux. Malgré ses opinions centristes, P. Argouarch l’intègre dans son équipe.Rapidement, celle-ci tente de prendre le contrôle du site et d’en exclure son créateur avec l’aide de Fabien Lécuyer, situé à gauche, qui y officiait déjà. Entre janvier et février 2012 la crise éclate mais Laurence Desneaux échoue à prendre le contrôle d’ABP.

Breizh Journal et infiltration de la ZAD de Notre-Dame des Landes

Laurence Desneaux dans son projet de déstabilisation de l’ABP n’a pas bénéficié du soutien de son ancien protégé, Louis-Benoît Greffe. Ce jeune homme participait à la rédaction d’articles pour ABP, notamment sur le patrimoine breton. Découvrant la véritable nature du projet de L. Desneaux, il s’en démarque. L. Desneaux décide alors de le neutraliser.

Fin 2012, Laurence Desneaux infiltre la zone du futur aéroport où s’affrontent durement forces de l’ordre françaises et militants écologistes et de gauche radicale. Louis-Benoît Greffe y est présent pour réaliser des articles sur la situation publiés sur son site “Breizh Journal”. L. Desneaux le désigne comme élément “fasciste” aux “zadistes” qui le chassent du site.Peu de temps après les manifestants seront informés de son identité et la chasseront à son tour du site.

7Seizh : fichage et manipulations

Suite à cet échec, elle créé immédiatement avec l’aide F. Lécuyer un site visant à contrer l’Agence Bretagne Presse, “7seizh.info”. Sous cette couverture, usant du pseudonyme de Mélize Erre, et avec l’aide de F. Lécuyer, elle entame le fichage des militants culturels et entreprend de co-organiser certains événements sous couvert de journalisme. Laurence Desneaux infiltre l’entourage de Christian Troadec, maire de Carhaix, dont elle suit l’action lors de la mobilisation des Bonnets Rouges. Elle tente d’organiser sa campagne pour les élections européennes de 2014.Le 9 mars 2014, elle est surprise lors du grand rassemblement des Bonnets Rouges autour des doléances du mouvement en train de photographier la salle, cachée derrière des enceintes. Elle est expulsée sans ménagement.

Laurence Desneaux tente de mobiliser les réseaux antifascistes

Lors de la rencontre entre nationalistes bretons et identitaires français à Chartres-de-Bretagne le 23 mars 2013, Laurence Desneaux tente d’entraîner certains participants dans un traquenard en appelant par téléphone l’un des organisateurs. Celle-ci invite les proches de Serge Ayoub, représentant du groupe “Troisième Voie”, à se rendre au bar animé par Gaël Roblin, le “1675”. Ce dernier – un élément trotskiste et ancien membre de l’ARB –  avait identifié L. Desneaux comme un agent des renseignements français et en avait fait part Jonathan Guillaume, militant de “44=Breizh”, une association d’extrême-gauche pro-réunification. Désireuse de se venger de G. Roblin en raison de ses mises en garde formulées à la mouvance d’ultra-gauche, Laurence Desneaux tenta en vain d’utiliser les militants nationalistes présents le 23 mars 2013 à Chartres-de-Bretagne afin de créer une rixe au “1675”.

Laurence Desneaux tente de déstabiliser une manifestation pro-réunification

Au printemps 2014, la perspective de réforme territoriale mobilise fortement en Bretagne. Pendant la manifestation pour la réunification de la Bretagne du 3 juin 2014 à Nantes, Laurence Desneaux est surprise en train d’agiter un groupe de jeunes indépendantistes devant le domicile nantais du premier ministre Jean-Marc Ayrault. Elle avait eu vent de ce projet d’action proposé par la section rennaise des Bonnets Rouges. Arrivée sur place, elle photographie les participants avec l’aide d’un photographe affilié à l’AFP et associé à Fabien Lécuyer, Gaël Cloarec. Celui-ci se rendra compte du jeu de Laurence Desneaux et fera part ultérieurement de son “écoeurement” après avoir été “utilisé par la police” via 7Seizh et L. Desneaux pour photographier les indépendantistes présents.

L. Desneaux, entendant créé une provocation susceptible de faire déraper médiatiquement la manifestation, encouragea les militants présents dits “du gang des crêpiers” à utiliser de violence contre le domicile de Jean-Marc Ayrault. Ceux-ci s’étant contentés de tomates et de farine pour l’action précitée. Interpellés, les militants sont emmenés au commissariat.

Alors qu’elle patiente à l’extérieur pour suivre la situation, des militants d’ADSAV parfaitement informés de son identité, la désigne comme agent infiltré aux manifestants. Laurence Desneaux lance “une alerte antifasciste”, c’est-à-dire un appel au secours en direction des éventuels militants d’extrême-gauche présents pour neutraliser les militants d’ADSAV. Enfermée dans son véhicule, elle appelle Philippe Parisse, ex-FLB et élément communiste présent au sein des Bonnets Rouges, pour qu’il vienne la protéger. Elle demanda à P. Parisse de faire converger tous les antifascistes nantais présents devant le commissariat afin de neutraliser les militants d’ADSAV qui, au même moment, expliquait aux manifestants l’identité de L. Desneaux ainsi que ses activités comme agent de renseignement. P. Parisse confirmera que L. Desneaux avait lancé une “alerte antifasciste” ce jour-là.

Infiltration à Aï’ta et fichage

Laurence Desneaux s’infiltrera ensuite dans l’association d’extrême-gauche Aï’ta, militant pour l’officialisation de la langue bretonne en Bretagne. Elle organise dans ce cadre une “Boum” à Roc’h Tredudon le 8 juin 2014, quelques jours après la manifestation pro-réunification. Il s’agit officiellement de commémorer l’attentat ayant détruit l’antenne de télévision du site en février 1974 – un attentat organisé par les services secrets français –  mais aussi de demander la reconnaissance de la langue bretonne ainsi que la réunification.

Convergeront 600 personnes, des Bonnets Rouges, des militants indépendantistes ou autonomistes, toutes tendances confondues. L. Desneaux permet ainsi aux services de renseignement français de photographier la mouvance dont le gouvernement français ignore la composition exacte.

Organisation d’une manifestation devant le tribunal de Brest

Laurence Desneaux organise les manifestations de soutien au membre des “Torr Penn Breizh” de Gérard Bernard interpellé dans le cadre de l’incendie du centre des impôts de Morlaix. Elle pilote la réalisation de banderoles et entendait même se déplacer à Brest avant d’être dissuadé de le faire, son identité étant révélée et sa sécurité compromise.

Infltration de Bretagne Réunie

Laurence Desneaux parvient, en 2015 et grâce à l’aide de Fabien Lécuyer, à infiltrer une de ses filles dans l’association Bretagne Réunie. Cette dernière, en pointe lors du débat sur la réforme territoriale, a démontré sa capacité à mobiliser plusieurs dizaines de milliers de Bretons contre les intérêts de l’état central. La fille de Laurence Desneaux devient permanente au sein de l’association. A ce poste, son rôle consistera à informer les renseignements français des actions prévues en faveur de la réunification, mais aussi de coorganiser des manifestations. Il s’agit aussi de freiner certaines velléités au sein de l’association pour mieux la phagocyter.

La seconde fille de L. Desneaux vit en concubinage avec un fusilier-marin stationné à la base navale de l’Île Longue. Ce dernier est habilité “Secret Défense”. Un ménage impossible en temps normal compte tenu du profil politique affiché par Laurence Desneaux.

Neutralisation des alliés objectifs du terrorisme islamique

Communication générale du Réseau JORD Kadoudal 14/01/2015 à 4:27 :

“Tout individu présent sur le territoire breton, se signalant par une marque de sympathie vis-à-vis des terroristes islamistes ou formulant un soutien à leurs actions armées doit être immédiatement signalé aux forces de sécurité françaises présentes sur le territoire breton. On veillera particulièrement à analyser les propos tenus par les éléments de la mouvance marxiste et apparentée en Bretagne. A cet effet, l’utilisation de capture d’écran est recommandée. Copies à l’appui, la population bretonne est invitée à se rendre ensuite, dans les plus brefs délais, auprès de la brigade de gendarmerie ou du commissariat de police en charge de leur zone de résidence.

Le Réseau JORD invite chacun à lui communiqué le cas échéant tout élément permettant l’identification de tels individus. Il seront en outre versés au Fichier Spécial des personnes suspectes d’intelligence avec l’ennemi (FSPR).

Le Réseau JORD recherche

Le Réseau JORD recherche toute information sur l’identité de l’auteur du blog anarcho-communiste “Autour de Pont-Melvez“.

Des renseignements parcellaires ont été accumulés, mais ils doivent être complétés.

L’identité de cet individu est recherchée au titre d’apologie d’actes de terrorisme, en l’espèce de l’assassinat d’un prêtre catholique, M. Jean-Marie Perrot, abbé en la paroisse de Scrignac, le 12 décembre 1943. Est également visé au titre d’activités anti-nationales et de collusion avec l’ennemi.

Sera versé pour ce motif au fichier spécial des personnes suspecte d’intelligence avec l’ennemi.

DGSE/DCRI : la Stasi française

Source : O1net.com

Non seulement le service secret français dispose d’un accès total et en dehors de tout contrôle sur les réseaux d’Orange, mais en plus les deux organisations collaborent pour parfaire les technologies d’écoute et de cryptanalyse.

On s’en doutait déjà un peu, le journal Le Monde vient maintenant d’en fournir la confirmation : la fameuse « société télécoms » partenaire de la DGSE, auquel faisait référence un document d’Edward Snowden révélé en novembre dernier, n’est autre que l’opérateur historique Orange. La véritable nouveauté que révèle le journal du soir, en revanche, est l’aspect inconditionnel, voire incestueux, qui caractérise ce partenariat.

La DGSE et l’opérateur télécom collaborent de manière profonde et en dehors de tout contrôle. Non seulement le service secret français dispose d’un accès libre et total à ses réseaux et aux flux de données qui y transitent, mais en plus les deux organisations travaillent ensemble pour améliorer les techniques d’interception, en particulier quand il s’agit de casser le chiffrement des données qui circulent.

Cette relation particulière n’avait pas échappé au GCHQ, l’agence de surveillance britannique, qui estimait d’ailleurs qu’elle conférait un « avantage comparatif » à la DGSE dans le milieu des services secrets. Autrement dit, il est rare de trouver pareille collaboration ailleurs dans le monde, même aux Etats-Unis. Ce « coworking » est tellement efficace que le GCHQ s’est efforcé de se rapprocher de la DGSE et de son ami Orange, pour former une sorte de trio d’espionnage basé sur « le partage et la coopération ». A ce titre, les Britanniques auraient dit que les Français étaient « très désireux de nous montrer leur travail », notamment dans le domaine de la cryptologie.

Une culture commune : X-Télécom

Au quotidien, le partenariat entre la DGSE et Orange n’est géré que par un très petit nombre de personnes, réparties dans trois services : la direction des réseaux (qui gère notamment les points d’atterrissage des câbles sous-marins), la direction internationale (pour accéder aux réseaux étrangers de l’opérateur) et la direction sécurité. Cette dernière serait d’ailleurs « une chasse gardée des anciens de la direction technique de la DGSE ». Si la collaboration fonctionne aussi bien, c’est aussi parce que tout ce petit monde partage au fond la même culture : la filière X-Télécom (Ecole Polytechnique, suivi de Télécom Paris Tech). « Les X-Télécoms et la DGSE, c’est la même conception de l’Etat », explique un membre de cabinet ministériel dans Le Monde.

Interrogé par le journal, le président du syndicat CFE-CGC d’Orange, Sébastien Crozier, ne confirme pas la relation particulière entre l’opérateur et la DGSE, mais ne la réfute pas non plus. « Les opérateurs, quelle que soit leur taille, n’ont pas les moyens de résister. Etre opérateur, c’est bien plus qu’on ne croit une fonction de souveraineté nationale », explique-t-il. De son côté, la députée européenne Françoise Castex ne se dit guère surprise par ces révélations. « On comprend mieux le manque d’empressement du gouvernement français à dénoncer le scandale de la NSA, et qu’il ait mis plus d’un an et demi à transmettre aux eurodéputés français un semblant de position sur le paquet de données personnelles en cours de négociation au niveau européen. La France doit revoir sa législation nationale afin de garantir que la DGSE soit soumise à une vraie surveillance publique par le biais d’un contrôle parlementaire et judiciaire effectif », déclare-t-elle dans un communiqué. Etant donné l’imbrication des différents acteurs français, ce combat est loin d’être gagné d’avance.

Les trotskistes du NPA29 apportent leur soutien aux staliniens de Douarnenez

Notice de l’OBR diffusée le 22/03/2014 à 08:49

Le parti trotskiste “Nouveau Parti Anticapitaliste” (NPA) et sa section du Finistère ont témoigné de leur solidarité au Parti Communiste Français (PCF) dans un article récent. Le site d’information “Breizatao.com” avait protesté suite aux éloges reçues par l’ancien maire communiste de Douarnenez, ancien FTP, Michel Mazéas, récemment disparu.

La section du Finistère du parti trotskiste dénonce dans son article les “références de l’extrême droite” et dénonce un des rédacteurs du site précité en la personne de Boris Le Lay, nationaliste breton.

L’article utilise notamment une photo d’une commémoration du parti Adsav ! Le Parti du Peuple Breton, lors d’une commémoration à Bains-sur-Oust.

Piero Rainero (PCF) et ses compromissions avec le régime communiste de Ceaucescu

Notice du Réseau JORD KADOUDAL diffusée le 28/12/2013 à 04:12

Au Parti Communiste, pour accéder à un poste de responsable à tous les niveaux il faut remplir une biographie.

Piero Rainero est devenu permanent du Parti vers 1968 c’est-à-dire à 20 ans. Il n’a exercé la profession officielle d’ajusteur que quelques mois, et encore, à titre de responsable CGT.

Ces biographies truquées sont pratique courante et obligatoire. Pour faire croire que le Parti reste le Parti des travailleurs on ment sur l’identité sociale des membres de la direction. Georges Marchais a été élu jusqu’à la fin en tant qu’ouvrier metallurgiste.

Jusqu’à l’année 1989 Rainero assure aux communistes que ni la Roumanie, ni la Bulgarie ne cesseront d’être communistes. Jusqu’à cette année là il passera ses vacances dans une villa des environs de Bucarest.

Pierre Blotin qui est chargé par le comité central du Parti de suivre la section Finistérienne, Pierre Blotin donc, sera le délégué du PCF au dernier congrès du Parti Roumain quelques années avant la chute des Ceaucescu.

Piero Rainero ne fut pas assez courageux pour défendre publiquement  le régime communiste de Roumanie jusqu’au bout. Il envoya deux jeunes communistes le faire à sa place le soir du 24 décembre 1989.

Toujours dans le même registre, Piero Rainero demanda aux Jeunesses communiste d’attribuer le prix de l’anticommunisme au socialiste Bernard Poignant en décembre 1989 pour son soutien aux populations de Roumanie se libérant du joug communiste.

L’étrange connexion d’Abdelhakim Dekhar avec le renseignement français, algérien et le SAC

Notice du Réseau JORD Kadoudal émise le 23/11/2013 à 19:30

Abdelhakim Dekhar n’a été mis en examen que pour “tentative d’assassinat”. La dimension terroriste n’ayant pas été retenue malgré les motivations politiques de l’intéressé. Jean Guisnel, agent du renseignement français et accessoirement journaliste, a par ailleurs dès hier désigné Abdelhakim Dekhar comme un simple “déséquilibré”, écartant fébrilement toute idée de planification et d’éventuelles ramifications. Ce qui invite logiquement à la suspicion.

En croisant les informations disponibles sur Abdelhakim Dekhar, des liens avec l’appareil du renseignement français et algérien apparaissent. Ce qui n’est pas sans rappeler l’affaire Mohammed Merah.

Selon les premiers éléments disponibles, c’est la piste de la contre-guérilla qui semble la plus crédible. Dekhar ayant été membre du renseignement algérien chargé, durant la guerre entre l’Etat Algérien et le GIA (islamistes), de repérer en France les éléments algériens potentiellement liés à la mouvance islamiste. Il est aussi lié à un officier de renseignement français, ayant grenouillé auprès du GAL, un groupe paramilitaire franco-espagnol chargé d’éliminer des membres d’ETA en dehors de toute légalité. Vraisemblablement au coeur d’une coopération franco-algérienne, Dekhar aurait été chargé d’infiltrer aussi bien l’extrême gauche que la mouvance islamiste dans les années 90 avec l’aide d’experts ayant agi contre l’ETA, organisation basque d’obédience marxiste. C’est lui qui fournira l’armement au couple de jeunes marginaux d’ultra-gauche, Florence Rey et Audry Maupin, qui fit plusieurs morts dans une tuerie vraisemblablement téléguidée par des services de renseignement, français ou algérien, dans un but non défini, mais vraisemblablement politique.

Il est impossible de définir à l’heure actuelle qui sont les commanditaires d’Abdelhakim Dekhar. Mais le fait que les sites internet de Libération et de la Société Générale, lequel est particulièrement protégé des pirates, indique que la thèse de l’acte isolé ne tient pas. Pour neutraliser même temporairement les transactions d’une grande banque, il faut par évidence des moyens informatiques conséquents. Or, immédiatement le parquet a non seulement exclu la dimension terroriste de l’acte mais encore retenu la thèse de “l’acte isolé”, qu’infirme les dites attaques informatiques.

En toute logique, on peut d’ores et déjà affirmer que le gouvernement français ne désire pas donner de dimension politique à cette faire et cherche, pour des raisons inconnues à ce stade, à masquer ce qui peut être :

– Soit une action des services de renseignement français dans le cadre d’une campagne de guerre contre-insurrectionnelle dont les buts sont encore inconnus

– Une action de déstabilisation menée par un gouvernement étranger contre la France, émanant peut-être du gouvernement algérien dans l’hypothèse de tensions entre la France et l’Algérie

– Une action interne de la part d’une faction des services de renseignement français hostile au gouvernement actuel et travaillant, potentiellement, pour la droite française, singulièrement les réseaux sarkozystes héritiers des bons offices de Charles Pasqua, ancien membre du SAC auquel a appartenu le recruteur de Abdelhakim Dekhar

Pour en savoir plus :

INFO PANAMZA. L’homme que son ADN désigne aujourd’hui comme le “tireur de Libération” avait affirmé, lors du procès de Florence Rey, être un agent des services secrets. En 1996, Abdelhakim Dekhar avait fait la démonstration, face à un juge, de son lien inattendu avec un militaire au passé obscur.

Dekhar prétendait avoir rencontré au Liban, lors d’une mission, un officier français dont il avait donné le nom.

Lors de cette séance au Palais de justice, étaient présents trois gendarmes du Palais et cet homme dont le juge d’instruction n’a pas voulu me donner le nom.

Abdelhakim Dekhar est allé directement vers lui, lui a serré la main et l’a appelé par son nom, ils semblaient très bien se connaître.

Tels sont les propos extraits d’un entretien accordé aujourd’hui au Figaro par Emmanuelle Hauser-Phelizon, ancienne avocate d’Abdelhakim Dekhar.

De 1994 à 1998, le Franco-Algérien était en détention provisoire en raison de son implication présumée dans l’affaire Rey-Maupin. En 2003, l’émission Faites entrer l’accusé de France 2 lui avait consacré une séquence.

Interrogée dans la nuit de mercredi à jeudi sur I Télé, l’avocate avait déjà souligné l’importance de cet “officier français” connu au Liban par Abdelhakim Dekhar. La chaîne d’information n’a pas mis en ligne la vidéo intégrale de cette interview (dont un extrait peut être vu ici). Les propos tenus alors par Emmanuelle Hauser-Phelizon sont néanmoins similaires à ceux exprimés ensuite auprès du Figaro.

Dans la matinée de jeudi, l’avocate, sollicitée par RTL, France Inter et BFM TV, a nuancé le portrait sommaire qui allait être esquissé par François Molins, procureur de la République de Paris, au sujet de son ancien client et repris sans sourciller par la plupart des médias hexagonaux : il serait réducteur, selon celle qui l’a fréquenté durant quatre années, de considérer simplement Abdelhakim Dekhar comme un ancien hurluberlu “aux tendances affabulatrices” comme l’a décrit le magistrat. “Il n’était pas un mythomane”, a-t-elle fait savoir au Figaro.

Le procureur de la République de Paris : “Dès lundi la thèse d’un auteur unique était privilégiée” sur WAT.tv

Je ne le voyais pas comme un homme violent mais comme un homme intelligent, extrêmement méfiant, même vis-à-vis de moi.

C’est une affaire (ndlr: l’affaire Rey-Maupin) qui a traumatisé le pays. On ne s’est intéressé qu’à Florence Rey et Audry Maupin à l’époque. Des tas de choses ne sont pas sorties lors de ce procès. Je n’ai plus aucune nouvelle de lui depuis 1998.

Cet homme est une énigme. Je n’ai jamais eu de rapports proches. J’avais des convictions dans son dossier mais c’était quelqu’un d’extrêmement réservé et d’extrêmement intelligent.

Emmanuelle Hasuer-Phelizon, BFM TV, 21.11.13

Lors du procès Rey-Maupin, les experts psychiatriques étaient d’ailleurs beaucoup moins catégoriques que François Molins. Voici les extraits du rapport médical effectué alors sur Abdelhakim Dekhar et rapportés aujourd’hui par le journaliste Frédéric Ploquin de Marianne (passages en gras soulignés par Panamza):

A en croire l’un des docteurs qui a mené son examen psychologique pour le compte de la justice après son arrestation, en 1994, pour complicité de vol à main armée, « ses différents emplois n’auraient en fait qu’un rôle de prétexte, puisque son activité réelle, officielle et mensualisée selon lui, aurait été celle d’officier de renseignements pour les autorités algériennes ».

« C’est ainsi, poursuit le docteur, qu’il aurait eu pour mission d’infiltrer les milieux gauchistes, marginaux et potentiellement violents de la région parisienne ». Dernière réflexion : « Il n’est pas impossible que les services de renseignements algériens ou français utilisent des personnalités plus ou moins déséquilibrées et plus ou moins insérées socialement pour justement infiltrer les milieux marginaux ».

Marianne rapporte également les propos tenus alors par Dekhar devant le juge.

Dès ses premières déclarations devant le juge chargé d’élucider l’attaque d’une fourrière parisienne par deux apprentis gauchistes, ponctuée par la mort de trois policiers et d’un chauffeur de taxi, Dekhar raconte en effet qu’il a bénéficié d’une formation dans une école militaire, près d’Alger (« On m’a appris à formuler des messages, à les coder, à filmer avec des caméscopes et à filer les gens »). Puis comment il a mené ses premières missions d’espionnage parmi les étudiants algériens, sur le campus universitaire de Metz, pour le compte d’un membre de l’amicale des algériens en Europe, un certain Mohamed Boudiaf. C’est sous le contrôle d’un officier palestinien, un certain Haffif Lakdar, qu’il aurait approfondi ses contacts avec la mouvance autonome, en particulier avec Philippe Lemoual, qu’il a connu à l’occasion d’un concert, puis en fréquentant les squats parisiens, fin 1990. « On m’avait, dit-il, demandé de m’infiltrer auprès de gens susceptibles de faire partie de milieux islamistes dans certaines banlieues ». On lui aurait également permis d’accéder à une sorte de centre de documentation sur l’extrême gauche clandestine, situé à l’intérieur de l’ambassade d’un pays du Golfe, près de Trocadéro. Il aurait ensuite été pris en main par un membre du consulat d’Algérie à Aubervilliers, un certain Moukran. Travaux pratiques : un mystérieux tract appelle à la jonction de la violence entre l’Algérie et les banlieues françaises, en novembre 1993. « On » lui demande « d’être bien » avec Philippe, mais aussi avec un garçon surnommé « Francky », qui semble lui aussi avoir un lien avec ce tract.

« C’est dans ces conditions, explique-t-il, que Philippe est venu me demander d’acheter un fusil de chasse » S’il a accepté, c’est « dans une optique précise, qui consistait à faire du renseignement pour mon pays, qui est en guerre ».

Officiellement, la justice n’a jamais corroboré ces déclarations singulières d’Abdelhakim Dekhar, surnommé alors “Toumi”. Mais une chose est certaine: la condamnation clémente de l’homme qui se disait “protégé par les services” avait surpris sa propre avocate. Malgré le témoignage de Florence Rey qui le désigna comme le “troisième homme”, Dekhar a seulement été reconnu coupable d’association de malfaiteurs et écopa de quatre années de prison, soit la durée exacte de sa détention provisoire. Comme le fit remarquer -hier soir, sur I Télé- son ancienne avocate, le Parquet avait pourtant requis dix années. Ce fut une décision “étrange”, ajouta Emmanuelle Hauser-Phelizon.

Barbouzes, terrorisme d’Etat et coups tordus

Panamza a découvert le nom de ce mystérieux “officier français” auquel l’avocate fait mention dans son entretien accordé au Figaro, précisant que le juge n’avait pas voulu alors lui décliner son identité. Il s’agit de Gérard Manzanal. Cette information avait été obtenue et divulguée le 28 mai 1996 par la journaliste Cathy Capvert de L’Humanité. Extraits (passages en gras soulignés par Panamza) :

Parce qu’il en dit trop ou pas assez, et qu’il faudra bien un jour savoir s’il est complètement fou ou un vrai agent secret, le juge Hervé Stéfan a décidé de le confronter avec l’homme qui l’aurait recruté et lui aurait permis, indirectement, d’infiltrer les mouvements autonomes français.

Ce matin-là, le magistrat ordonne donc à trois ou quatre gendarmes, habituellement employés au Palais de justice, de venir dans son bureau en civil. Il faut brouiller les pistes. Les hommes s’alignent. Tous âgés d’une cinquantaine d’années. Au milieu, le recruteur présumé. Un certain Gérard Manzanal que bien peu de monde connaît. Sauf peut-être ceux qui s’intéressent au dossier du GAL, le Groupe antiterroriste de libération dont les commandos ont semé la mort au Pays basque entre 1983 et 1987.

Dans cette affaire de terrorisme d’Etat, supposé lutter contre l’ETA, son nom a été cité par un témoin à charge dans le volet espagnol de l’enquête. Nulle part son portrait n’a été diffusé. Dans les milieux nationalistes basques, on pensait même qu’il avait disparu. Mais il est bien vivant. Au milieu de la parade d’identification, Abdelhakim Dekhar le reconnaît, tend son index et dit: « C’est Gérard Manzanal, l’officier qui nous dirigeait à Beyrouth et m’a présenté à des officiers de la Sécurité militaire algérienne. Il était membre du SAC. C’est lui qui me l’a dit ».

Plus loin, la journaliste précisa que l’intéressé avait évidemment démenti tout lien avec Abdelhakim Dekhar.

L’ancien sergent recruteur de la légion étrangère à Bayonne, aujourd’hui affecté près du commandement général des régiments étrangers, explique: « De par mes fonctions, je suis un homme public. Dans toutes les gendarmeries, les ANPE, les commissariats, il y a des affiches pour inciter les hommes à s’engager, j’y agrafe ma carte de visite ». Reste que sa photographie n’y est pas accolée. De toute façon, il dit: « Je n’ai jamais fait partie du SAC. Je ne suis jamais allé à Beyrouth. Je ne connais aucun membre de la Sécurité militaire ».

Et d’émettre, à propos de l’affaire Rey-Maupin survenue au début de la campagne présidentielle de 1994/95 et sous l’ère Pasqua (alors ministre de l’Intérieur et ancien responsable du Service d’Action Civique) une audacieuse hypothèse (que certains taxeraient probablement aujourd’hui du mot fourre-tout de “complotiste”) pour conclure son article:

Un légionnaire qui aurait fait partie du SAC: la coïncidence est trop belle, colle trop bien avec la thèse de la manipulation policière que défend depuis son arrestation Abdelhakim Dekhar. Le SAC dissout, les aventuriers n’ont pas obligatoirement disparu.

Et si, effectivement Dekhar avait raison et qu’un groupe de militants d’ultra-gauche avait été infiltré afin d’être utilisé pour servir une idéologie de droite?

Dans un ouvrage paru en 1981, juste après la tuerie d’Auriol, Lecavelier, ancien membre du SAC, expliquait que la stratégie de cette milice consistait à « déstabiliser le régime par des actions d’infiltration et d’intimidation pouvant aller jusqu’à la violence ». On aurait le « comment? ». Peut-être même le « pourquoi? » de l’attaque de la préfourrière.

Hormis cet article de L’Humanité, exhumé aujourd’hui par Panamza, il existe très peu d’éléments publics -disponibles en ligne- à propos de Gérard Manzanal. Il faut consulter la presse espagnole et les essais hispanophones consacrés à l’ETA pour avoir des bribes d’information. Ainsi, le quotidien El País paru le 17 septembre 1988 évoqua le démenti de Manzanal à propos de son implication dans l’affaire du GAL, ce groupe clandestin de paramilitaires secrètement appuyés par l’Espagne et la France pour lutter contre les indépendantistes basques de l’ETA. Le 21 septembre 1995, le même quotidien espagnol souligna la participation vraisemblable de Manzanal dans les opérations du GAL. Un livre paru en 2008 sur les services secrets espagnols qualifia Manzanal de “mercenaire” au service des agences de renseignements. En avril 2011, le site La Gaceta consacra un portrait à l’une des figures opaques du GAL, un policier français surnommé “Jean-Louis”: incidemment, le journaliste Manuel Cerdán fit allusion à Gérard Manzanal, présenté comme l’un de ses “ex-collaborateurs” qui serait aujourd’hui décédé.

En mars 2012, Canal+ diffusa une enquête de 52 mn consacrée à ce sujet particulièrement obscur dans les relations franco-espagnoles et dénommé “GAL: des tueurs d’Etat ?”. En 1996, les députés communistes avaient réclamé, en vain, la création d’une commission d’enquête parlementaire sur la question. Un juge d’instruction, Christophe Seys, avait également tenté, sans succès, de faire la lumière sur le volet français de ces opérations clandestines et meurtrières: « J’ai commencé à vouloir le faire, expliqua-t-il, mais les choses sont devenues difficiles…».

Quel rapport avec Dekhar? Si l’homme avait bien été “recruté” par Manzanal, comme il l’affirma au juge, reste à savoir comment et jusqu’à quand cette collaboration occulte se déroula. Un seul fait semble assuré, à ce jour, à propos de son rapport officiel avec l’institution militaire: selon Evelyne Gosnave-Lesieur, avocate générale du procès Rey, Dekhar aurait été réformé de l’armée en raison d’un problème oculaire.

Un ancien du SAC décoré par le ministre ?

En mai 1996, lorsqu’il fut convoqué au Palais de justice de Paris, Gérard Manzanal n’était plus sergent instructeur en poste à Bayonne comme ce fut le cas du temps de l’affaire du GAL. Il avait entretemps intégré le Commandement de la Légion étrangère, basé à Aubagne. Trois mois auparavant, le 6 mars 1996, l’adjudant-chef Gérard Manzanal recevait, pour ses “28 ans de services”, la prestigieuse “médaille militaire” de la part de Charles Millon, alors ministre de la Défense et compagnon historique des mouvances groupusculaires d’extrême droite.

Dans un document publié en 1995 par El Mundo et rédigé par les indépendantistes basques de Batasuna, il est fait mention de Manzanal :

Gérard Manzanal Pan était le chef de recrutement de la Légion étrangère. Né dans la localité de Garbajosa de Alba, proche de Salamanque, il entra dans la Légion française la 6 août 1967. Sa carrière professionnelle est brillante et il a été décoré, entre autres, de la médaille d’Outre-Mer et de la Défense nationale de l’Armée française. Le 1er mars 1987, il fut arrêté et interrogé par la Police judiciaire de Bayonne en relation avec une affaire du GAL.

Pedro Sanchez (est) un homme-clef dans l’affaire du GAL. Ex-légionnaire, originaire de Santander, naturalisé français, résidant à Biarritz, extrémiste de droite convaincu, comme son ami Manzanal, ex-membre du SAC. Il fut arrêté le 4 décembre 1984 au cour de l’enlèvement de Segundo Marey par un commando du GAL. La police fit ne perquisition à son domicile, 29 rue de Mazagran à Biarritz et saisit 43 photos de membres d’ETA provenant de dossiers policiers. En outre, il portait sur lui le numéro de téléphone direct du bureau d’Amedo à la Direction supérieure de la police de Bilbao. Il alla en prison. Après une brève période de liberté conditionnelle, il fut réincarcéré jusqu’en 1986. Le 27 août de cette même année, les juges français lui accordèrent de nouveau la liberté, cette fois à cause de son état de santé extrêmement précaire. Le 7 octobre, il mourut à Bordeaux. Avec lui disparaissait une des personnes-clef dans le réseau initiale du GAL, en particulier en ce qui concerne le recrutement des mercenaires pour la formation des commandos.

Herrira, un mouvement dédié à la libération des “prisonniers politiques” basques, évoque également Manzanal, présenté comme un fournisseur d’hommes chargés d’opérations clandestines:

Amedo signale un de ses contacts comme étant le chef du recrutement de la Légion étrangère à Baiona : Gérard Manzanal Pan. C’est par son intermédiaire qu’il a connu plusieurs ex-membres de la Légion comme Sanchez ou Echalier qui participeront à des attentats.

Au lendemain de l’arrestation de Dekhar dans un parking de Bois-Colombes, et dix-sept ans après sa désignation (qui a stupéfié le juge et son avocate) de Manzanal -présenté comme son “recruteur”-, une énigme demeure : si l’homme avait collaboré durant plusieurs années (au moins de 1990 à 1994, période au cours de laquelle il infiltra avec succès l’ultra-gauche parisienne) avec un militaire rôdé dans la pratique du terrorisme d’Etat, qu’en est-il de ses contacts aujourd’hui avec de tels personnages similaires?

Rien n’exclut l’hypothèse d’une action solitaire dans les tentatives d’assassinat (non assimilées, curieusement, à une “entreprise terroriste”) perpétrées à BFM, Libération et devant le siège de la Société générale. Mais rien, non plus, n’autorise à balayer d’un revers de la main, au regard de sa connexion antérieure avec Manzanal, la possibilité d’une manipulation policière et barbouzarde aux visées politiques. Poursuivre l’exploration du passé trouble de Dekhar et de ses éventuels réseaux sera nécessaire : pour des raisons évidentes, le terrorisme d’Etat(s) constitue un tabou absolu pour la corporation médiatique actuellement au pouvoir.