Monthly Archives: May 2013

Loi des Suspects (décret du 17 septembre 1793)

Diffusé par le Réseau JORD à 21:12

Décret du 17 septembre 1793 promulgué par la Convention Nationale permettant l’arrestation sans motif d’opposants politiques réels ou supposés :

Art. 1er. Immédiatement après la publication du présent décret, tous les gens suspects qui se trouvent dans le territoire de la République, et qui sont encore en liberté, seront mis en état d’arrestation.

Art. 2. Sont réputés gens suspects : 1° ceux qui, soit par leur conduite, soit par leur relations, soit par leur propos ou leurs écrits, se sont montrés partisans de la tyrannie ou du fédéralisme, et ennemis de la liberté

Le nombre de suspects sous la Terreur a été évalué par Donald Greer à 500 000 personnes soit 1 Français sur 56.

Généralisation des arrestations arbitraires à caractère politique (2)

Diffusé par le Réseau JORD le Vendredi 31 mai à 20h52

Source : Le Salon Beige

“J’étais à l’Hotel de ville avec un ami mercredi après-midi, quand des policiers sont venus nous dire de nous mettre sur le côté. Quand nous leur avons demandé pourquoi ils se sont contentés de dire : “on va vous expliquer”.

Nous étions dix ou onze entourés par dix gendarmes. Les touristes nous regardaient l’air ébahis et s’écartaient de notre petit troupeau pensant que nous devions être de dangereux criminels. Nous avons demandé à maintes reprises pourquoi nous étions ainsi immobilisés en pleine rue, quel en était le motif et alors pourquoi est-ce qu’ils ne faisaient pas un contrôle d’identité puisque qu’il semblait y avoir une raison, connue uniquement de Monsieur le commissaire.

Le commissaire qui était à 5m de nous, n’a pas daigné nous approcher. Les gendarmes semblaient assez gênés, ils ne savaient plus quoi dire, tous savaient que cette situation était illégale. Certains se sont permis de nous demander : “vous êtes pour le mariage homo ? Vos parents sont-ils engagés en politique ? Quel est votre bord politique ?”.

Au bout d’une vingtaine de minutes, une dame s’approche et nous demande : “pourquoi êtes vous là ? Vous êtes contre le mariage homo ? ” nous lui répondons que ce n’est pas la question et que nous avons été arrêtés sans aucun motif.” Elle ajoute alors : “si vous êtes contre le mariage homo, je vous soutiens ” ce à quoi nous répondons “merci”. Là, le gendarme à côté de moi me dit “vous vous êtes grillés”. “Ah parce que parce que nous sommes contre la loi, nous devons être arrêtés ? Nous n’avions pas de pulls, de polo, de banderoles ou drapeaux à l’effigie de LMPT.” ” Oui mais vous avez été repérés par nos collègues en civils” ” ah oui ? Et repérés en train de faire quoi ?” ” Vous marchiez autour de l’Hotel de ville. Et puis il y a un ministre pas loin” ” Donc maintenant nous n’avons plus le droit de marcher quand un ministre est dans le coin ? Vous savez, j’habite près d’un ministère, vos pouvez venir m’arrêter chez moi si vous voulez”.

“Mais vous êtes contre le mariage homo, c’est pour ça que vous êtes là” ” mais nous avons rien fait ! Et je suis sûre que la plupart d’entre vous êtes d’accord avec nous, seulement je sais que vous ne direz rien”.

Nous sommes restés ainsi plus de 3/4 d’heure sans que personne ne nous dise le motif de cette immobilisation ni ne prenne nos papiers. Le commissaire a du trouver le temps long puisqu’il est parti au bout d’une trentaine de minutes sans nous avoir adressé la parole. Certains en ont profité pour appeler des avocats de leur entourage. Nous avons décidé ensemble de porter plainte. Apres 45 minutes, les gendarmes se sont regardés et l’un d’entre eux a dit : “bon on fait quoi ?”. Le commissaire avait du partir sans leur dire quoi que se soit, ils ont finalement décidé de nous laisser partir, non sans nous avoir raccompagnés jusqu’au métro.

Une preuve de plus contre la politique injuste du gouvernement !

Je vous écrivais car des gens qui nous ont vu nous ont pris en photo et nous ont dit qu’ils enverraient la photo au salon beige et il nous faut des photos prises de l’extérieur pour faire aboutir notre plainte. Ainsi, pourriez-vous me les transmettre ? Ce sont des photos prises contre la grille de l’Hôtel de ville”.

Généralisation des arrestations arbitraires à caractère politique

Diffusé par le Réseau JORD le Vendredi 31 mai à 20h48

Source : Le Point

Dimanche 26 mai, après les incidents qui ont émaillé la fin de la Manif pour tous, 231 opposants au mariage homosexuel sont arrêtés et placés en garde à vue. Héloïse Pamart et Élise Marchand, amies et étudiantes, font partie du lot. Contactées par Le Point.fr, elles tiennent à dénoncer les conditions révoltantes de cette nuit passée “dans les geôles” de la République. Si toutes les deux avaient bien participé à la manifestation, elles avaient levé le camp avant le début des débordements. C’est en tentant de regagner le métro Concorde, “après avoir bu quelques bières non loin de là”, qu’elles sont arrêtées.

Héloïse tente alors de convaincre les CRS de les laisser s’en aller. “Un flic en civil” s’en mêle et menace, tout en déployant sa matraque télescopique, “de lui péter les genoux”. Parquées dans un panier à salade (un bus de police, NDLR) “puant et sale”, elles sont conduites dans un commissariat “glauque” du 18e arrondissement de Paris, rue de l’Évangile. Entre “deux parties de cartes”, un officier de police judiciaire (OPJ) finit par les placer en garde à vue pour non-dispersion après sommation. Plus de deux heures se sont déjà écoulées depuis leur interpellation…

Seize heures de garde à vue

Héloïse est alors contrainte par des “fliquettes” de retirer son soutien-gorge dans une pièce ouverte aux regards de tous. Des policiers rient à la vue de sa carte de membre de l’UMP (elle ne l’est plus aujourd’hui, NDLR). La jeune fille ne peut pas s’empêcher de pleurer. Mais ce n’est pour elle que le début d’une longue nuit. Traînée de commissariat en commissariat, elle est d’abord conduite à Maisons-Alfort, puis à Saint-Maur-des-Fossés. Sur le chemin, elle tente de convaincre des policiers “gentils” de faire un arrêt par un McDonald’s afin de se ravitailler. Refus. La voilà condamnée à passer la nuit dans une “cellule immonde”. Dans son malheur, Héloïse trouve du réconfort avec certains agents qui soutiennent sa cause. Au final, après seize heures de garde à vue, Héloïse écope d’un simple rappel à la loi. Élise est elle aussi rappelée à la loi, mais dans le commissariat tout aussi “répugnant” du 6e arrondissement. Toutes les deux sortent de cette nuit minées par la colère et l’incompréhension.

En conséquence de quoi, Héloïse et Élise s’apprêtent à déposer une plainte contre X et l’État français, mais leurs plaintes ne sont pas de simples actes isolés. Elles les déposeront conjointement avec la Manif pour tous, qui rassemble, depuis dimanche, un maximum de témoignages dans ce but. Quoiqu’il en résulte, les deux étudiantes entendent faire comprendre au gouvernement que la pression policière ne les arrêtera pas. Et que ce “combat judiciaire” n’est qu’une “étape de plus” dans leur opposition à la politique menée par François Hollande. Toutes les deux cherchent enfin à dénoncer des “arrestations politiques et arbitraires”, confortées dans cette idée par des témoignages anonymes de policiers. Et elles ne seraient pas les seules dans ce cas-là…

Une femme de 80 ans est arrêtée

Lundi 27 mai, François Hollande est attendu au lycée Buffon (Paris 15e) pour y célébrer les soixante-dix ans de la création du Conseil national de la résistance. Pour l’accueillir, des opposants au mariage pour tous ont fait le déplacement. Ils sont une petite centaine. Sans sommation aucune, ils sont encerclés par les forces de l’ordre et embarqués, un par un, vers le panier à salade, où règne “une chaleur étouffante”. Une vieille dame, une femme enceinte et des adolescents subissent le même sort. Conduits au commissariat de la rue de l’Évangile (Paris 18e), les opposants au mariage gay patientent dans une cour extérieure. Quelques heures plus tard, et après un simple relevé d’identité, ils sont tous reconduits vers la sortie. Une situation jugée inacceptable par ces militants et par Guillaume Larrivé, député UMP de l’Yonne. Contacté par Le Point.fr, l’élu confirme avoir saisi, en sa qualité de député, le Défenseur des droits, en l’occurrence Dominique Baudis. Agissant à la demande de Me Grégoire Étrillard, avocat de quatre des ex-détenus, il tient à dénoncer “le manquement aux règles de déontologie par les agents d’ordre présents”.

Dans des documents que Le Point.fr a pu consulter, plusieurs attestations témoignent des exactions commises par les forces de l’ordre. Louis, par exemple, raconte qu’il cherchait à rentrer chez lui en “deux-roues” après avoir participé à ce qu’il qualifie de “happening”. Il écrit aussi avoir été “outré” et “affolé” par son arrestation “non justifiée”. Le jeune homme n’oublie pas de souligner “l’attitude rieuse des CRS”. Un couple, accompagné d’une femme de 80 ans, est arrêté. Par la suite, un policier invite “la vieille à descendre du bus”. Une mère de famille se plaint d’avoir été parquée comme une “bête” dans le bus, puis dans une sorte de “préau”.

Guillaume Larrivé, en s’appuyant sur l’article 432-4 du Code pénal et sur le Code de la déontologie de la police nationale, cherche donc à démontrer que le cadre de l’arrestation et de la détention des manifestants était “très incertain”. Et ce même député de préciser aussitôt que sa démarche vise ceux qui donnent les ordres, et non ceux qui les exécutent. De son côté, Me Étrillard va déposer une plainte pour atteinte à la liberté d’aller et venir. Un nouveau combat commence, celui de la justice pour tous ?

L’État Français n’est pas un état de droit mais un état de force

Sur la responsabilité pénale des agents de police en cas d’acte illégal de leur part :
Article 122-4
 

N’est pas pénalement responsable la personne qui accomplit un acte prescrit ou autorisé par des dispositions législatives ou réglementaires.

N’est pas pénalement responsable la personne qui accomplit un acte commandé par l’autorité légitime, sauf si cet acte est manifestement illégal.

Sur tout acte attentatoire à la liberté individuelle de la part d’un représentant de l’État :
Article 432-4

Le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public, agissant dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions ou de sa mission, d’ordonner ou d’accomplir arbitrairement un acte attentatoire à la liberté individuelle est puni de sept ans d’emprisonnement et de 100000 euros d’amende.

 

Lorsque l’acte attentatoire consiste en une détention ou une rétention d’une durée de plus de sept jours, la peine est portée à trente ans de réclusion criminelle et à 450000 euros d’amende.

 

Justice politique

“Ce matin, toutes les communes de Gironde ont reçu un courrier du Procureur de la République de Bordeaux, Claude Laplaud. Dans cette lettre (fac-similé), celui qui va bientôt quitter la capitale gironde pour l’île de la Réunion, invoque des sanctions pour les élus récalcitrant à appliquer la loi Taubira.

« J’attire votre attention sur les sanctions administratives et pénales applicables dans l’hypothèse où pour des motifs d’ordre personnel il serait refusé de célébrer un mariage » […]”

Les exécutions de prêtres réfractaires en Morbihan (1793-1794)

Par les décrets des 11 et 12 Mars 1793, les insermentés, qui ne s’étaient pas livrés prisonniers ou avaient refusé l’exil, étaient susceptibles d’être condamnés à la peine de mort, de même que leurs receleurs. L’affaire la plus tristement célèbre est la noyade de 83 prêtres dans la Loire en Novembre, ordonnée par le représentant du peuple CARRIER.

Dans le Morbihan, le tribunal criminel, qui était l’un des plus cruels de l’Ouest, est établi dans l’Eglise de la Congrégation à Lorient. Julien François MINIER, arrêté fin 1793 à Limerzel, est le premier prêtre guillotiné place de la Révolution (actuelle Place Alsace-Lorraine), le 10 Janvier 1794. Dix autres seront exécutés cette année là à Lorient. Les accompagnent sur l’échafaud, pour les avoir aidés dans leur fuite, de nombreuses personnes, y compris des notables. Ainsi Joseph MAURICE, maire de Pluherlin est guillotiné pour avoir aidé Jean OLIVIER, prêtre de Quistinic (1). Pierre GIQUEL, maire de Saint Vincent-sur-Oust, est guillotiné avec Noël BRIEN, prêtre de Saint Maurice. Les femmes ne sont pas non plus épargnées: pas moins de cinq en 1794. La même année, Rochefort fait moins de victimes : 4 réfractaires pour le diocèse de Vannes !

Au total en Bretagne, une cinquantaine d’ecclésiastiques sera guillotinée ou fusillée d’Octobre 1793 à la fin de l’année suivante. Dans le Morbihan, il y en aura une vingtaine pendant toute la Révolution. A partir d’Avril 1794, une prime de 100 livres était accordée pour encourager la dénonciation !

LE RESEAU JORD RECHERCHE INFORMATIONS

AVIS À LA POPULATION
 
LE RESEAU JORD RECHERCHE INFORMATIONS SUR AUTEURS PRÉSUMÉS
EN VUE D’UNE PLAINTE POUR CRIME DE GUERRE
COMMIS EN AOÛT 1944
SUR LA PERSONNE DE DIZAINES DE PRISONNIERS DE GUERRE ALLEMANDS DÉSARMÉS
AU LIEU-DIT DU PONT-BIAIS EN ROSPORDEN (29140)
CRIME NON PRESCRIS PASSIBLE D’UNE PEINE D’EMPRISONNEMENT À PERPÉTUITÉ
 
EN VERTU DE L’ARTICLE 29 DU STATUT DE ROME INSTITUANT LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE
À Rosporden (Finistère), trois groupes armés se constituent progressivement durant l’occupation allemande (1940 – 1944) :
– “Libé-Nord” sous la responsabilité de Robert Ricco
– “Vengeance” dirigé par Pierrot Le Naour
– Les “FTP” commandés par Jean Goarant et Corentin Coroller
Ces derniers sont coordonnés à l’arrivée de “Mercier”, lieutenant d’active de l’Armée des Alpes en résidence chez ses beaux-parents. Ces trois groupes sont constitués en “compagnies” au sein du nouveau “Bataillon Mercier”. Le 4 août, Mercier décide de lancer l’assaut contre la garnison de la ville de Rosporden, à 5 heures du matin. Les partisans sont repoussés, notamment par une compagnie allemande de l’organisation Todt immobilisée en gare par un sabotage des rails à trois kilomètres.
Les unités allemandes quittent la ville dans l’après-midi, incendiant trente-deux maisons au lieu-dit du Pont-Biais, sans toutefois faire de victimes. Les colonnes de camions, mitraillés par de petits groupes de partisans, ripostent, tuant deux civils. Les Allemands, pour s’assurer un calme relatif jusqu’à leur évacuation complète de la ville, prennent trente-trois otages qui les accompagneront sur le chemin de Lorient où convergent les unités allemandes. Neuf de ces otages périront durant le voyage, dans des circonstances troubles.
À 15 heures, le lendemain 5 août, les partisans pensent avoir repoussé les Allemands. Robert Ricco, commandant de compagnie, hisse le drapeau tricolore sur la mairie. Les maquisards organisent une parade puis Mercier dispose ses hommes sur tous les axes pour interdire de passage les éléments de la Wehrmacht en mouvement.  De nouvelles troupes allemandes arrivent pour emprunter ce nœud de communication. S’en suit une confusion générale : les troupes allemandes, traversant la ville en camion, rispostent aux FFI embusqués dans les maisons qui les mitraillent. Il s’agit pour les Allemands de passer en force.
À cette occasion Robert Ricco, commandant de la compagnie “Libé-Nord” est abattu ce 5 août vers 16 heures, peu après le défilé organisé au monument aux morts, place de l’Église.
Le 6 août, un convoi allemand de quarante véhicules évacuant Quimper atteint Rosporden dans sa retraite. Mercier a été rejoint par le lieutenant Carville et sa compagnie, venue de Guiscriff. Leur opposition est vaine, les unités allemandes franchissant sans grande difficulté le barrage. Carville étant par ailleurs tué durant l’action. Le convoi allemand s’oriente alors vers Concarneau, devenue forteresse.
Le 7 août, un convoi allemand tente de traverser la ville mais rebrousse chemin vers Concarneau. Ce sont là les derniers combats dans cette commune.
Mais là ne s’arrêtent pas les aventures du bataillon “Mercier”.
 
Celui-ci quelques jours plus tard se fait remettre des prisonniers allemands capturés à Riec-sur-Belon (situé à 21 kilomètres de Rosporden), totalement étrangers aux récents combats rospordinois. Pourtant, des membres du bataillon “Mercier” organise l’exécution d’un prisonnier allemand pour chaque maison incendiée, en parfaite violation des lois de la guerre.
Le plus jeune des prisonniers assassiné était âgé de 17 ans.
Ce seront les troupes américaines, découvrant les corps sans vie des prisonniers allemands, qui leur donneront une sépulture décente.
DE CES FAITS DÉCOULENT CE QUI SUIT :
La Première Convention de Genève organise minutieusement les conditions d’internement du prisonnier de guerre en équilibrant les impératifs de sécurité et d’humanité.
– Tout prisonnier d’une armée régulière portant uniforme se voit reconnaître le statut et le traitement de “prisonnier de guerre”. Il n’est pas privé de liberté à titre de sanction, comme l’est un prisonnier de droit commun, mais à titre préventif, en l’espèce aux fins de prévenir toute nouvelle participation à des combats.
Le crime de guerre fut défini par la Charte de Londres à l’occasion du Procès de Nuremberg. Elle précise la nature du crime de guerre :
 Assassinat, mauvais traitements ou déportation pour des travaux forcés, ou pour tout autre but, des populations civiles dans les territoires occupés, assassinat ou mauvais traitements des prisonniers de guerre ou des personnes en mer, exécution des otages, pillages de biens publics ou privés, destruction sans motif des villes et des villages, ou dévastation que ne justifient pas les exigences militaires
La prescription des crimes de guerre, c’est-à-dire de crimes internationaux, est contraire au statut de Rome instituant la Cour Pénale Internationale, qui prévoit dans son article 29, de façon claire et concise, que les crimes internationaux ne se prescrivent pas.
L’État Français, à cette heure, refuse d’appliquer les traités qu’il a lui-même signé à cet égard, appliquant une prescription de 30 ans.
Cependant, la Cour Pénale Internationale située à La Haye (Pays-Bas), en cas de refus de poursuites de la part de l’État concerné, est compétente pour poursuivre.
COMMUNICATION DU RÉSEAU JORD
 
RECHERCHONS TOUTE INFORMATION POUVANT MENER À L’IDENTIFICATION DES AUTEURS PRÉSUMÉS DE L’ASSASSINAT PLANIFIÉ DE PLUSIEURS DIZAINES DE PRISONNIERS DE GUERRE DE NATIONALITÉ ALLEMANDE DURANT LE MOIS D’AOÛT 1944 AU LIEU-DIT DU PONT-BIAIS EN ROSPORDEN (29140).
CES INFORMATIONS SERONT VERSÉES AU DOSSIER DÉJÀ CONSTITUÉ PAR LE RÉSEAU JORD POUR TRANSMISSION AU BUREAU DU PROCUREUR DE LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE DE LA HAYE, UNITÉ DES INFORMATIONS ET DES ÉLÉMENTS DE PREUVE.
QUALIFICATION DES FAITS : CRIME DE GUERRE.
PEINE ENCOURUE : PEINE D’EMPRISONNEMENT À PERPÉTUITÉ
PRESCRIPTION : CRIME IMPRESCRIPTIBLE

Quand l’égorgeur Barère planifiait la destruction du breton

En pleine Terreur, un des membres du gouvernement de la république française (Comité de Salut Public) produit un rapport sur la nécessité d’éradiquer les diverses langues non-françaises du territoire français. Aux fins d’imposer l’idéologie républicaine, le comité propose l’idée d’anéantir les minorités linguistiques réputées rétives au nouveau régime.

Son auteur, le criminel Bertrand BARÈRE DE VIEUZAC, est un des artisans principaux de l’extermination des populations vendéennes.

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NOTE DU RÉSEAU JORD :

L’esprit animant le rapport cité infra anime toujours le gouvernement français, lequel poursuit les mêmes objectifs.

Les buts fixés par le Comité de Salut Public et la Convention demeurent aujourd’hui essentiellement les mêmes, les méthodes actuelles s’adaptant au contexte politique.

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Extraits du Rapport du Comité de salut public sur les idiomes par Bertrand BARÈRE DE VIEUZAC

Le 8 pluviôse an II (27 janvier 1794)

Quatre points du territoire de la République méritent seuls de fixer l’attention du législateur révolutionnaire sous le rapport des idiomes qui paraissent les plus contraires à la propagation de l’esprit public et présentent des obstacles à la connaissance des lois de la République et à leur exécution.

Parmi les idiomes anciens, welches, gascons, celtiques, wisigoths, phocéens ou orientaux, qui forment quelques nuances dans les communications des divers citoyens et des pays formant le territoire de la République, nous avons observé (et les rapports des représentants se réunissent sur ce point avec ceux des divers agents envoyés dans les départements) que l’idiome appelé bas-breton, l’idiome basque, les langues allemande et italienne ont perpétué le règne du fanatisme et de la superstition, assuré la domination des prêtres, des nobles et des praticiens, empêché la révolution de pénétrer dans neuf départements importants, et peuvent favoriser les ennemis de la France.

Je commence par le bas-breton. Il est parlé exclusivement dans la presque totalité des départements du Morbihan, du Finistère, des Côtes-du-Nord, d’Îlle-et-Vilaine, et dans une grande partie de la Loire-Inférieure. Là l’ignorance perpétue le joug imposé par les prêtres et les nobles ; là les citoyens naissent et meurent dans l’erreur : ils ignorent s’il existe encore des lois nouvelles.

Les habitants des campagnes n’entendent que le bas-breton ; c’est avec cet instrument barbare de leurs pensées superstitieuses que les prêtres et les intrigants les tiennent sous leur empire, dirigent leurs consciences et empêchent les citoyens de connaître les lois et d’aimer la République. Vos travaux leur sont inconnus, vos efforts pour leur affranchissement sont ignorés. L’éducation publique ne peut s’y établir, la régénération nationale y est impossible. C’est un fédéralisme indestructible que celui qui est fondé sur le défaut de communication des pensées ; et si les divers départements, seulement dans les campagnes, parlaient divers idiomes, de tels fédéralistes ne pourraient être corrigés qu’avec des instituteurs et des maîtres d’école dans plusieurs années seulement.

Les conséquences de cet idiome, trop longtemps perpétué et trop généralement parlé dans les cinq départements de l’Ouest, sont si sensibles que les paysans (au rapport de gens qui y ont été envoyés) confondent le mot loi et celui de religion, à un tel point que, lorsque les fonctionnaires publics leur parlent des lois de la République et des décrets de la Convention, ils s’écrient dans leur langage vulgaire : Est-ce qu’on veut nous faire sans cesse changer de religion ?

Quel machiavélisme dans les prêtres d’avoir fait confondre la loi et la religion dans la pensée de ces bons habitants des campagnes ! Jugez, par ce trait particulier, s’il est instant de s’occuper de cet objet. Vous avez ôté à ces fanatiques égarés les saints par le calendrier de la République ; ôtez-leur l’empire des prêtres par l’enseignement de la langue française.

Le comité a pensé qu’il devait vous proposer, comme mesure urgente et révolutionnaire, de donner à chaque commune de campagne des départements désignés un instituteur de langue française, chargé d’enseigner aux jeunes personnes des deux sexes, et de lire, chaque décade, à tous les autres citoyens de la commune, les lois, les décrets et les instructions envoyés de la Convention. Ce sera à ces instituteurs de traduire vocalement ces lois pour une intelligence plus facile dans les premiers temps. Rome instruisait la jeunesse en lui apprenant à lire dans la loi des douze tables. La France apprendra à une partie des citoyens la langue française dans le livre de la Déclaration des Droits.

Barère résume le projet comme ceci :

 
Mais cette ambition est celle du génie de la liberté ; il la remplira. Pour nous, nous devons à nos concitoyens, nous devons à l’affermissement de la République de faire parler sur tout son territoire la langue dans laquelle est écrite la Déclaration des droits de l’Homme.

ANACR / Châteaulin : Le Parti des Traîtres et des Assassins à la manœuvre

http://www.lecourrier-leprogres.fr/2013/05/07/%C2%AB-il-faut-dire-non-et-savoir-refuser linacceptable-%C2%BB/

Bernard Le Guillou et Pascal Prigent, de l’association des anciens combattants et ami(e)s de la Résistance étaient nos invités vendredi dernier.

Par Julien Saliou

Pour le 8 mai, date célébrant la fin de la 2nde Guerre mondiale, des célébrations auront lieu dans tout le département. Elles sont organisées par différents comités locaux dont l’association des anciens combattants et ami(e)s de la résistance (Anacr).

Elle compte 300 membres en Finistère dont 150 anciens combattants. Entretien avec Bernard Le Guillou, secrétaire de la section de Châteaulin, et Pascal Prigent, le secrétaire départemental.

L’Anacr Finistère

Tout le monde peut adhérer à l’association. Nous ne faisons pas de politique, toutes les sensibilités sont les bienvenues. Nous sommes dans un esprit pluraliste, l’objectif est de rassembler et de fédérer. Beaucoup de personnes sont passionnées par cette période du XXe siècle, et le transfert de cette mémoire.

Vos actions

Elles ont pour but de transmettre les valeurs de la Résistance, d’en garder des traces pour les transmettre aux jeunes. Depuis 2008, nous organisons chaque année une marche de la Résistance durant la Journée du patrimoine.

Cette année, elle aura lieu à Brest. Pour nous, les valeurs de la Résistance font partie de l’héritage et du patrimoine. Ces valeurs sont celles de la République. Les Résistants se sont battus pour le retour de la démocratie.

La jeunesse

Le travail d’histoire est une évidence et beaucoup de jeunes s’y intéressent. Ils ne sont pas du tout indifférents à la déportation. Ils refusent les discriminations. Quand les limites sont dépassées, il faut dire non et savoir refuser l’inacceptable.

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Note du Réseau JORD Kadoudal :

L’ANACR, association gigogne du PCF, en affirmant “ne pas faire de politique” s’adonne au jeu favori des communistes : brouiller les cartes pour infuser dans les masses la propagande de guerre du PCF ! Mais le culot du parti des assassins n’est plus à démontrer dès lors qu’il s’agit d’intoxiquer les foules.

Quant au fait que les communistes se soient battus pour “le retour de la démocratie”, c’est là une imposture de plus : la résistance communiste n’a jamais œuvré qu’en étroit lien avec Moscou dans le cadre de l’établissement en France d’une république soviétique sur le modèle stalinien. C’est précisément sur ordre de Staline, à partir du 22 juin 1941 (invasion de l’URSS), que le PCF entre en guerre contre l’Allemagne nationale-socialiste. Le PCF sort à cette date de 22 mois de collaboration active avec celle-ci, après avoir été interdit pour haute trahison le 26 septembre 1939 par le gouvernement Daladier. Les motifs : sabotage contre l’armée française, organisation de troubles aux arrières, démoralisation des troupes, le tout conformément au pacte germano-soviétique Ribbentrop-Molotov signé à Moscou le 23 août 1939.

Quant à savoir si les valeurs de la “résistance” sont celles de la république, on peut répondre par l’affirmative si l’on en juge par le discours donné par le Garde des Sceaux Pierre-Henri Teitgen le 7 août 1946, publié au Journal officiel, évoquant l’épuration en cours, déclare à la Chambre :

« Vous pensez sans doute que par rapport à Robespierre, Danton et d’autres, le garde des Sceaux qui est devant vous est un enfant. Eh bien, si l’on en juge par les chiffres, ce sont eux qui furent des enfants ! »

Pour faire bonne mesure citons les exploits des camarades de parti des membres de l’ANACR précités, en l’espèce ceux du groupe FTP Guingamp Nord II.

Ce dernier a assassiné l’abbé Pierre Marie Lec’hvien à Quemper Guezennec dans la nuit du 10 au 11 août 1944 alors que les Américains étaient à Brest depuis le 7 août. C’est le même groupe qui a assassiné Marie Quintin 20 ans à Pontrieux le 12 aoùt 1944 et Marie Angélique Francia à Quemper Guezennec fin juillet 44 après qu’elle eut servi de” dame de confort” pendant 2 mois. La fille de cette dernière, Jacqueline, âgée de 15 ans à l’époque a été relâchée après usage. Pour les 4 victimes “hors toute nécessité militaire”, i.e “assassinats”.