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Katyn

Katyn : requiem pour un massacre

Thursday 16 April 2009 | Politique and Histoire and Culture and In Memoriam | Email | Print
Katyn, le dernier film d’Andrzej Wajda que la critique libre considère déjà comme l’œuvre majeure du cinéaste polonais Andrzej Wajda, est actuellement visible dans une dizaine de salles en tout et pour tout. Une censure scandaleuse qui démontre qu’en matière culturelle et idéologique, le Mur de Berlin est encore bien debout. L’hebdomadaire Rivarol de cette semaine a publié un excellent article de Patrick LAURENT sur ce film qui retrace le massacre de milliers d’officiers polonais exécutés d’une balle dans la nuque en avril 1940. Un massacre attribué – comme d’autres – par le Tribunal de Nuremberg à l’Allemagne, laquelle en porta pendant des décennies la responsabilité jusqu’à ce qu’en 1990 le Numéro 1 soviétique Mikhaïl Gorbatchev reconnaisse officiellement que ces prisonniers de guerre avaient été fusillés par les services spéciaux du NKVD (l’ancêtre du KGB), au grand dam d’une bonne partie de la gauche ouest-européenne. A lire également sur le même sujet la réplique d’Adam Michnik, ancien cofondateur de Solidarnosc, rédacteur en chef du quotidien Gazeta Wyborcza, à l’assassinat du film par le critique du Monde, le 1er avril. Et à (re)découvrir sur l’objectivité du « quotidien de référence » : Le Monde tel qu’il est de Michel Legris.

Katyn : requiem pour un massacre

Dans le domaine du 7e art aussi, il persiste une inégalité flagrante de traitement quand il s’agit d’évoquer les atrocités perpétrées par les deux grands régimes totalitaires du XXe siècle. D’un côté Devoir de Mémoire obligatoire et assourdissant avec flopée de films à l’appui, de l’autre silence gêné et rareté extrême des dénonciations du bolchevisme, « l’hypermnésie du nazisme détournant l’attention de l’amnésie du communisme » selon la belle formule d’Alain Besançon dans son ouvrage Le Malheur du siècle (Fayard). Il y a encore du chemin à faire pour parvenir à la véritable révolution culturelle que constituerait le fait de placer au même niveau d’exécration l’hitlérisme et le stalinisme. Mais il semble que l’on y parvienne tout doucement grâce aux travaux d’historiens non conformistes (entre autres Le Livre Noir du Communisme, sous la direction de Stéphane Courtois) et à des cinéastes intrépides de la trempe du Polonais Andrzej Wajda, 83 ans, dont le 35e long métrage, Katyn, est enfin distribué sur nos écrans après avoir été programmé voici quelques mois en catimini sur une chaîne cinéma de Canal+. Une sortie tardive (et sans doute éphémère) dans un circuit de salles scandaleusement restreint, une quinzaine seulement pour toute la France, qui démontre une fois de plus que s’attaquer directement aux horreurs du communisme reste aujourd’hui encore sujet sensible dans notre beau pays sous influence de la loi du communiste Gayssot pénalisant toute ébauche de discussion des seuls crimes nazis.

La plupart des grands films de Wajda (Ils aimaient la vie, Cendres et Diamants, La dernière charge, L’homme de marbre, L’Homme de fer, pour ne citer que ces cinq-là) ont mis en perspective avec courage et lucidité l’histoire de la Pologne depuis le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale jusqu’à la création de Solidarnosc. Il était donc l’homme de la situation pour aborder enfin l’une des pages les plus terribles de l’histoire de son pays, la tragédie de Katyn, ce petit village perdu dans les bois près de Smolensk en Ukraine où son père Jakub fut l’un des milliers d’officiers polonais assassinés sauvagement par les bolcheviks en avril 1940 sur ordre du Politburo qui voulait ainsi éliminer les nationalistes et autres contre-révolutionnaires susceptible de résister à la Pax sovietica après le dépeçage de la Pologne mis en œuvre par le “pacte d’amitié et d’assistance” germano-soviétique.

La première de Katyn à Varsovie a eu lieu le 17 septembre 2007, une date ô combien symbolique choisie par Wajda puisque c’est ce même jour, en 1939, que l’Armée Rouge pénétra dans l’est de la Pologne, envahie à l’ouest depuis le 1er septembre par la Wehrmacht. Une situation désespérée synthétisée d’admirable façon dès la superbe ouverture du film où, sur un pont enjambant la Vistule, se heurtent, dans un pandémonium indescriptible, les colonnes de réfugiés fuyant qui les Allemands, qui les Rouges. Au milieu du chaos, Anna et sa petite fille à la recherche de leur époux et père Andrzej, capitaine d’un régiment de Uhlans qui va être fait prisonnier par les Soviétiques avec ses hommes qu’il n’a pas voulu abandonner pour rejoindre Anna.

Wajda ne concentre pas son récit uniquement sur ces deux protagonistes principaux, inspirés de ses propres parents, il l’entrelace avec les destinées d’autres Polonais aux prises avec les forces du mal et leurs moyens personnels d’y résister ou de s’y soumettre pendant la guerre et après dans la servitude implacable du régime communiste à la solde de Moscou. Parmi les caractères les plus intéressants et représentatifs, il y a notamment le père d’Andrzej, vénérable professeur raflé avec ses collègues par les nazis à l’université de Cracovie et qui disparaîtra sans laisser de traces, un général prisonnier lui aussi des Russes et sa femme au caractère indomptable, Jerzy, l’aide de camp du capitaine survivant du massacre qui collaborera avec les criminels en endossant l’uniforme du sinistre NKVD, Agnieszka, une jeune fille qui défie les autorités en voulant inscrire sur la pierre tombale de son frère « Mort à Katyn en 1940 », ce qui est strictement interdit par la propagande mensongère officielle soviétique qui, soutenue par les alliés anglais et américains lors du procès de Nuremberg, a fabriqué la responsabilité des seuls nazis dans la boucherie de Katyn. Il y a aussi Irena qui va entrer au parti communiste en désespoir de cause car pour elle il n’y aura jamais de Pologne libre, Tadeusz qui refuse d’enlever de sa demande d’inscription à l’académie des Beaux-Arts la mention « père assassiné à Katyn par les Soviétiques », etc. Wajda passe de l’une à l’autre de ces intrigues comme pour mieux faire ressentir aux spectateurs l’ampleur du traumatisme et des souffrances vécues dans leur chair et dans leur âme par les familles des martyrs et l’ensemble du peuple polonais contraint de vivre avec cette ignominie mensongère alors que tous savaient ce qui s’était réellement passé, jusqu’à ce que Gorbatchev admette enfin officiellement la vérité en 1990.

Wajda évoque une première fois les massacres de la région de Katyn où périrent environ 25.000 militaires et membres de l’élite intellectuelle du pays par des bandes d’actualités de l’époque lors de la découverte des charniers du côté allemand d’abord, après l’invasion de l’URSS, puis du côté soviétique à la “libération” de la Pologne, chaque camp y allant alors de sa propagande. Il y revient en détail dans le dernier quart d’heure du film, un retour en arrière déclenché par la lecture du carnet de notes écrit durant sa captivité par le mari d’Anna. Cette séquence, quasi insoutenable mais d’une grande dignité et sans aucune complaisance dans le voyeurisme morbide, un des sommets de toute l’œuvre du grand cinéaste polonais, exprime avec une force bouleversante la barbarie et l’inhumanité de la soldatesque soviétique dans l’exécution des basses œuvres du Petit Père des Peuples. Wajda, qui a remporté avec Katyn un succès “historique” en Pologne, se défend cependant d’avoir réalisé son film contre les Russes. Il montre d’ailleurs dans le cours de l’histoire un officier soviétique bienveillant qui sauvera Anna et sa fille de la déportation au Goulag. On notera aussi qu’il ne fait aucune allusion aux Juifs et à la Shoah, ce qui risque de faire grincer les dents des enragés zélotes de la Mémoire, à l’exception de la très brève apparition d’une rescapée d’Auschwitz. Wajda ne se disperse pas : ici les victimes sont des catholiques polonais et le cinéaste ne se prive pas de mettre en évidence les symboles religieux de sa foi, la statue du Christ démembré au début et à la toute fin, le chapelet dans la main crispée du lieutenant enseveli encore vivant par les pelleteuses dans une des fosses communes.

Vous l’avez compris, Katyn est une œuvre essentielle aussi bien sur le plan de l’Histoire que sur celui du VIIe art. A ne pas manquer.

Patrick LAURENT
Article paru dans Rivarol n°2900, 10 avril 2009

Histoire de la Bretagne vue par les sans culottes

Les éditions Skol Vreizh viennent de faire paraître un ouvrage intitulé : « Dictionnaire d’Histoire de Bretagne » qui veut faire le point sur la recherche historique concernant la Bretagne en cette fin d’année 2008. Un ouvrage d’une telle nature ne peut à priori que réjouir ceux qui s’intéressent à l’histoire de la Bretagne. La déception est d’autant plus grande devant le parti-pris d’une part importante des articles, au point de créer un grand malaise chez le lecteur. L’ouvrage est dirigé par des universitaires brestois dont la vision de la Bretagne se coule dans celle de l’historiographie française traditionnelle. Cette vision hexagonale de la Bretagne, liée aussi aux contraintes de l’appartenance à l’université française, tout comme le choix de favoriser les rédacteurs à l’orientation idéologique affirmée, conduit trop souvent à un travail partisan et sans nuances avec même certains dérapages inacceptables. La ligne politique choisie par l’équipe directoriale ne doit pas pour autant empêcher de noter la qualité des articles de nombre de collaborateurs de talent qui ont participé à l’ouvrage en toute bonne foi.

Dans les domaines essentiels concernant l’histoire de la Bretagne : l’indépendance de la Bretagne avant les invasions françaises de 1487-1491 ; les conditions du rattachement de la Bretagne à la France ; l’existence d’une nation bretonne et l’identité bretonne ; la Bretagne et la Révolution française ; le mouvement breton contemporain –Emsav – ; la langue bretonne ; les articles reprennent les thèses françaises les moins ouvertes. L’indépendance de la Bretagne est niée, alors même que du Ve siècle au XVe siècle elle ne subit jamais aucune administration franque ou française, sauf de manière très ponctuelle, sous le prétexte que les souverains francs et français revendiquent sa domination. L’existence de l’identité, et donc de la nation bretonne, est ramenée à une invention des folkloristes du XIXe siècle alors que l’apparition des nations est très antérieure et que la Bretagne en remplit les critères avant même la France, ce que reconnaît la communauté historique européenne. L’invasion de la Bretagne par la France de 1488 à 1491 est présentée comme un non événement, tout comme le Traité de rattachement de 1532, et donnés comme acceptés par les Bretons alors que des milliers d’entre eux sont morts pour leur liberté et que le Traité a été imposé.

Les événements les plus récents reprennent aussi cette vision franco-française. La Révolution est montrée comme refusée par une population conservatrice face à une minorité éclairée de « Bleus » et l’action des terroristes jacobins excusée. Ses conséquences sont minorées et la Bretagne est même montrée comme marchant vers la modernité alors qu’après trois cents ans de présence française elle est passée de la situation d’un État prospère à la population respectée dans toute l’Europe à celle d’une région misérable à la population méprisée. Pour le 20è siècle, si les dérives de certains nationalistes bretons sont systématiquement mises en avant, rien, ou si peu, sur la politique de débretonnisation des autorités françaises et la volonté de destruction de l’identité bretonne ; rien sur la participation de l’administration française (gendarmerie, police, juges) à la lutte contre la Résistance et à l’arrestation des Juifs ; rien, ou si peu, sur la brutalité de la répression contre le mouvement breton après la Libération. Pour la langue bretonne, rien sur l’œuvre immense de Roparz Hemon mais des allusions grossières sur son action pendant la guerre. Par ailleurs la liste des partis pris est longue, de la volonté de minorer l’importance de certains souverains bretons aux tentatives de présenter les Bretons comme antisémites et cela de façon totalement antihistorique.

Par sa façon unilatérale de présenter l’histoire de la Bretagne, quasi-systématiquement d’un point de vue français, mis à part de rares exceptions ; par son refus de la simple présentation des idées bretonnes sur celle-ci, l’ouvrage pose de graves problèmes tant il apparaît idéologiquement marqué. Une telle présentation de leur Histoire dans d’autres nations sans État en Europe (Catalogne, Pays Basque, Écosse, Pays de Galles…) aurait été impossible. Au-delà d’une histoire falsifiée, se pose le problème du respect du Peuple breton, le problème d’une véritable démocratie où l’histoire ne serait plus un instrument idéologique visant d’abord à conditionner la population. Nous appelons de nos vœux à la rédaction d’une Histoire impartiale de la Bretagne. Nous souhaitons aussi la mise en place d’un enseignement de leur Histoire qui rende aux Bretons toute leur identité dans le cadre d’un système éducatif rénové et ouvert sur le monde.

Pour Bemdez, Gérard Guillemot.

Kevredigezh / Association Bemdez
Ti ar c’hevredigezhioù / Maison des associations
6 straed ar Govuerezh / 6 rue de la Tannerie
56 000 Gwened / Vannes – Breizh / Bretagne
– Tél : 06 11 51 43 15 ?

Saint Aubin du Cormier

LA BATAILLE DE SAINT AUBIN DU CORMIER,
commémorée le 28 juillet, va-t-elle être
consacrée JOUR DE DEUIL NATIONAL?
juillet 21st, 2008

LES NATIONS NE SE DECRETENT NI PAR LA LOI, NI PAR LA VIOLENCE.

Qu’est-ce qu’une Nation?

A force d’avoir vécu ensemble pendant des siècles sur le territoire qui est devenu le leur, d’avoir partagé les mêmes joies, et surtout les mêmes épreuves, d’avoir parlé une (ou plusieurs) langue(s) devenue(s) leur propriété commune, à force d’avoir admis et pratiqué les mêmes valeurs, les mêmes règles morales, le même code de conduite, les individus qui composent un peuple tissent ensemble ce lien mystérieux, affectif, moral et intellectuel, que l’on dénomme aujourd’hui LE SENTIMENT D’APPARTENANCE. ILS SONT un même peuple, une même NATION, comme une vaste famille, QUI NE S’IDENTIFIE QU’A ELLE MEME, qui est distincte des autres peuples, comme ceux-ci sont distincts d’elle, quoique tous fassent partie de la famille humaine, chacun admettant avec respect la spécificité des autres, tout autant que la leur.

Les peuples inclus de force en 1789 dans ce que l’on dénomme “la France”, et que l’on a tenté, par la manipulation mentale et les sanctions infligées à ceux qui n’étaient pas d’accord, de fondre dans une même entité, ne constituent pas “UNE” nation, mais un ensemble plurinational, tout comme la Grande Bretagne, l’Espagne, l’Allemagne, la Russie, la Chine, et de très nombreux autres pays dans le monde.

Ce que décrit Nicolas SARKOSY dans son discours d’Epinal sous le nom de “LA FRANCE”, n’est pas une nation, mais une ANTI – NATION. Affirmer que “en France, c’est l’Etat qui a fait la Nation”, est un non sens: dans l’actuel “hexagone”, les révolutionnaires de 1789, puis leurs successeurs ont TENTE de détruire les nations incluses dans le royaume capétien, mais ces nations existent encore. Certaines sont en train de refaire surface avec vigueur.

LES NATIONS N’ONT PAS DAVANTAGE BESOIN DE CONSECRATION OFFICIELLE – constitutionnelle, législative ou autre – pour être détentrices des symboles nationaux qu’elles se sont données à travers leur histoire.

En dépit des vicissitudes et de l’oppression subies depuis l’invasion de leur pays en 1488, les Bretons ont fait ressurgir ou ont recréé leurs symboles nationaux, par lesquels ils rétablissent leur unité et leur continuité par delà les siècles.

Les symboles et les valeurs symboliques de la Bretagne sont désormais presqu’au complet, par l’effet d’un consensus quasi spontané:

– Les couleurs traditionnelles: le blanc et le noir;

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– l’hymne national: le Bro goz va zadou ( vieux Pays de mes pères);

– le drapeau national: le gwen a du;

– la langue-symbole: le breton (même si le pays est bilingue, ce qui est considéré par la Bretagne comme un enrichissement, non comme un appauvrissement);

– le territoire, DANS SON INTEGRITE, incluant la région de Nantes, actuellement dénommée “Loire Atlantique”, nouvelle appellation de la “Loire Inférieure” (!).

DANS QUELQUE JOURS, va être commémoré le massacre perpétré par les armées françaises à Saint Aubin du Cormier, le 28 juillet 1488. Non par la presse bien pensante, mais par les Bretons venus spontanément, ou qui s’associeront par la pensée aux cérémonies commémoratives de cet évènement grave, qui marque l’asservissement d’un Pays libre depuis de nombreux siècles qui, par la vertu des moyens modernes de communication, accède maintenant à sa véritable histoire.

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LA BATAILLE DE SAINT AUBIN DU CORMIER, le plus grand désastre subi par le peuple breton

au cours de son histoire, doit être proclamée JOUR DE DEUIL NATIONAL.

Grâce aux travaux de quelques historiens de la nouvelle Ecole, fermement décidés à écrire l’histoire de la Bretagne telle qu’elle s’est déroulée, et non telle qu’elle a été réécrite sous influence ou par idéologie, beaucoup de chemin a été parcouru ces dernières années.

Depuis l’invention d’ Internet, nul n’est en mesure, désormais, de faire obstacle à la révélation, sur une grande échelle, de ce qui s’est passé en Bretagne, à partir du jour ou, violant ses engagements solennels, la France a mis à exécution son projet, préparé depuis des années, de faire déferler ses armées sur notre territoire, détruisant villes, forteresses, remparts, anéantissant notre armée nationale à Saint Aubin du Cormier, le 28 juillet 1488, laissant sur le terrain, dans un carnage sans précédent dans notre histoire, plus de 6000 victimes innocentes, dont plusieurs centaines appartenant aux troupes de nos alliés, venus nous secourir contre cette invasion condamnée par toute l’Europe.

La prise de conscience par les Bretons de leur Identité, néantisée par les persécutions mises en oeuvre à partir de 1789, et par l’interdiction d’enseigner Notre histoire dans Nos écoles, s’est singulièrement accélérée. Les idéaux affichés par l’Europe, l’imposition par celle-ci d’un code éthique visant à rendre aux peuples qui la composent leur Dignité, en reconnaissant leur droit à l’existence, leur droit de transmettre leur culture et leur langue à leurs enfants, ont fait renaître à l’encontre de la France, une rancoeur extrêmement forte.

La vérité étant connue, il est devenu impossible de soutenir que la Bretagne a été “réunie” à la
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France par une Convention librement discutée et signée. Le prétendu traité de 1532 était une mascarade, comme le furent les “Traités de protectorat” imposés au Maroc et à la Tunisie, et tant d’autres pays: les canons dans le dos, les armées de l’envahisseur à proximité. Il est devenu impossible de dissimuler le massacre de notre langue, de notre culture, de nos traditions, et les moyens mis en oeuvre par ceux qui ont commis ces crimes. Il est devenu impossible de nier que la Nation et la langue bretonnes ont une très grande antériorité par rapport au sentiment d’appartenance et à la langue, très tardifs, du pays colonisateur.

La Bretagne aura un jour sa propre Constitution, comme tous les pays qui ont, au cours des dernières générations, particulièrement des dernières décennies, ressurgi du néant, alors qu’ils avaient disparu de la carte internationale par la volonté de ceux qui les avaient conquis et annexés: l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, l’Irlande, la Slovaquie, la Tchéquie, la Slovénie, la Croatie…., ou comme les vieilles Nations jadis annexées, aujourd’hui en possession de Statuts garantissant leurs Droits fondamentaux, comme l’exige la morale internationale ( l’Ecosse, la Catalogne, entre autres).

Les Bretons sont désormais en possession d’un hymne national, d’un drapeau national, leur sentiment d’appartenance et d’Identité est d’une force peu commune; il ont une fête – la Saint Yves – qu’il faut qualifier de nationale. Pour cela, ils n’ont demandé d’autorisation à personne, ce qui eut d’ailleurs été INDECENT.

Il convient maintenant, dès le 28 juillet prochain, dans la presse, dans les sites et blogs, avant tout sur les lieux mêmes ou ont été massacrées en 1488 par les armées ennemies plus de 6000 victimes innocentes, que le jour anniversaire de ce massacre soit célébré comme journée de deuil national.

L’occasion nous est offerte, toutes obédiences politiques confondues, de nous associer à ce grand dessein, qui ne peut qu’être hautement bénéfique et unificateur.

(Texte rédigé par le Comité pour la Commémoration de la bataille de Saint Aubin du Cormier comme Journée de Deuil National).

Via Le Blog de Louis Melennec

Bretagne

Publié le 15/07/08 par l’Agence Bretagne Presse (ABP)
Source : Histoire et Identité
Porte parole: Louis Melennec

1488, Annus horribilis ou l’année où la Bretagne a été envahie et conquise

L’année 1488 restera à jamais l’année horrible de l’histoire de la Bretagne. Cette année-là, par le fait de l’invasion militaire française, et de la guerre injuste faite par la France à notre pays, la Bretagne perd son Honneur, sa Liberté, sa Dignité.

Pour ce Pays prospère, respecté, puissant, c’est le début d’un lent déclin, qui se poursuit aujourd’hui, et que l’Europe, et les progrès du droit international, doivent permettre aux Bretons de mettre un terme, si toutefois ils sortent de l’attitude servile qui a été la leur pendant plusieurs siècles, et si enfin leurs élites se donnent les moyens, de faire cesser l’humiliation qui nous a été infligée par nos voisins.

Le misérable débat, minable en tous points, qui s’est déroulé devant le Parlement des Français – durant lequel, un certain nombre de Bretons se sont déshonorés – nous oblige à aller plus loin dans notre démarche.

Les fautes graves finissent par être connues. L’histoire de l’invasion militaire et de l’asservissement de la Bretagne par la France a maintes fois été écrite, d’une manière d’ailleurs excellente. Je n’ai donc aucun révélation à apporter sur les faits eux-mêmes.

Mais j’en ai une à faire, des plus intéressantes, dans le contexte de soumission dans lequel se sont complus les historiens officiels, tant Français (ceux-là, on est porté à les excuser : il est compréhensible que leur interprétation des événements soit en faveur de leur pays), que Bretons, qui ont courbé l’échine,ce que certains continuent à faire, ce qui n’est pas pardonnable.

La guerre de 1488 comme celle de 1491 sont des guerres d’invasion, des guerres injustes, visant à s’emparer de l’une des principautés les plus riches de l’Europe, de “la plus belle Duché de la Chrétienté” comme la désignent les chroniqueurs de l’époque, d’une manière unanime, d’un État strictement indépendant, jouissant, tant au plan international qu’au au plan interne, de tous les attributs de la Souveraineté, en aucun cas d’un “vassal” rebelle que l’on peut mettre au pas, ce qui a été la version “officielle” jusqu’à ces dernières années.

J’ai souligné, il y a peu, ayant remis en place maintenant les principaux jalons de notre histoire nationale, que je m’efforcerai de citer les sources beaucoup plus souvent. Maintenant qu’il est à peu près généralement admis et reconnu que le prétendu “Traité ” de 1532, était un très grossier artifice pseudo-juridique [ABP 3305] et [ABP 2755], que la Nation bretonne est infiniment plus antique que la Nation française [ABP 10338], que notre langue est noble et vénérable, que tous savent que la langue française n’est rien d’autre qu’un patois qui a mieux réussi que les autres (quelle gifle, mes amis ! ! ! !), il est question de citer les références précises des faits que je relate, et surtout de citer les textes, préalablement traduits en français moderne, auxquels je me réfère.

Il est vrai – comme j’ai pu le lire récemment – que ma démarche personnelle est celle des Bretons d’aujourd’hui : elle entre dans le cadre d’un projet politique : la réappropriation par la Bretagne de sa Dignité et de sa Liberté, dans le cadre strict et rigoureux du Droit international et des principes généraux du droit. Mais, s’agissant de mes recherches historiques, elles sont le fait d’un universitaire particulièrement rigoureux, qui ne se permet pas la moindre inexactitude, sachant qu’une telle manière de procéder, même limitée à quelques détails, détruirait La totalité de l’édifice.

Quoiqu’ayant pour le Peuple français le plus grand respect et la plus grande amitié, je ne ferai, quant à la vérité, aucune sorte de concession à la France. Il est indigne de tricher avec la vérité, surtout lorsque cette attitude a pour but de ménager ses pauvres intérêts personnels : je n’ai aucun intérêt personnel à défendre, je pense que cela est admis.

La sale guerre de 1488

La présente chronique, volontairement brève, n’a nullement pour but de réécrire l’affrontement sanglant de la Bretagne et de la France en 1488. J’ai observé, dans les différents articles et chroniques que j’ai publiés, qu’il y a, spécialement chez les jeunes Bretons, une sorte “d’appétence”- bien davantage même : une violente aspiration, une sorte de fureur – à connaître la vérité, qui leur a été cachée jusqu’à présent. La chape de plomb a été si solidement maintenue sur le pays depuis son annexion que plus de huit Bretons sur dix ignorent que la Bretagne a été annexée, et qu’elle n’a été “conjointe” à la France que par la force, la violence, le mensonge, la destruction de sa culture, le conditionnement mental (que beaucoup d’auteurs désignent maintenant sous sa véritable appellation:le lavage des cerveaux.

De même, la séparation “administrative” de la Bretagne est considérée – à l’égal du mur de Berlin, abattu en 1989 – comme « le mur de la honte » dressé par le maréchal Pétain en 1941. Il faut maintenant le briser avec fermeté comme étant le symbole de notre servitude, et des intentions maléfiques de la France qui s’acharne à vouloir maintenir cette partition, croyant qu’elle deviendra définitive, à son bénéfice.

Pour qui souhaite connaître la vérité sur ce qu’on peut appeler « une sale histoire », il n’est que de se reporter aux excellents ouvrages qui ont été écrits sur la matière. Citons les principaux :

— Morice, dom Hyacinthe : « Mémoires pour servir de preuves à l’histoire ecclésiastique et civile de Bretagne », Paris, 1746, tome III.
Une masse impressionnante de documents, recopiés dans les archives et imprimés. C’est l’ouvrage de base indispensable, quoique des documents précieux aient été découverts depuis son impression.

— Pélicier Paul : « Essai sur le gouvernement de la dame de Beaujeu, 1483-1491 », Chartres, 1882 ; Genève, réédition, 1970, 315 pages).
Remarquablement documenté, probablement la meilleure étude publiée sur le sujet.

— « Correspondance de Charles VIII et de ses conseillers avec Louis II de la Trémoille, pendant la guerre de Bretagne de 1488 », Genève, Mégariotis Reprints, 1978, réimpression de l’édition de Paris de 1875, 284 pages.
Cet ensemble précieux de lettres permet de suivre la guerre d’invasion presqu’au jour le jour, et fournit des clés indispensables pour en comprendre le but – la conquête – et la duplicité des Français, qui tentent de justifier la guerre par une agression du Duc contre la France, lui qui ne fait que se défendre.

— Alain Bouchard :« Grandes croniques de Bretaigne », réédition de Nantes, 1886.
Ce témoignage d’un contemporain des faits, historien scrupuleux, qui a eu accès aux archives ducales à la demande d’Anne de Bretagne, est plus que précieux, malgré l’absence totale de “preuves” : il ne reproduit que très peu de documents authentiques. Juriste, Bouchard fournit des renseignements indispensables (pour qui sait les comprendre), sur la nature des relations de la Bretagne et de la France : deux puissances souveraines, dont l’une, puissante, tente depuis des siècles d’assujettir l’autre, et finit par y parvenir.

— Arthur Le Moyne de La Borderie : « Histoire de Bretagne », tome 4, Rennes, 1906 ; Spézet, réédition de 1998.
Le meilleur ouvrage sur l’histoire de la période, malgré ses insuffisances, et les découvertes fondamentales effectuées depuis sa parution.

— Yvonne Labande-Mailfert : « Charles VIII », Paris, Fayard, 1986.
Magistral.

— Yvonne Labande-Mailfert : « Le mariage d’Anne de Bretagne avec Charles VIII, vu par Érasme Brasca », in Mémoires de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Bretagne, tome LV, 1978, pages 17 à 42.
Étude magistrale, strictement indispensable.

— Jean Kerhervé : « L’État breton », 2 volumes, Paris, éditions Maloine, 1987.
Étude très fouillée sur les institutions et sur les ressources financières du Duché souverain au XVe siècle. Les finances bretonnes sont celles d’un État moderne, en aucun cas d’une Principauté arriérée. Cet ouvrage confirme la prospérité financière du Duché, et le savoir-faire des hommes de finances bretons. Sur ce terrain, la légende d’un pays prétendument en retard vole en éclats.

— Dominique Le Page et Michel Nassiet : « L’Union de la Bretagne et de la France », Morlaix, 2003.
Ouvrage excellent, parfaitement documenté au plan historique. Malheureusement les auteurs, n’étant pas juristes, commettent plusieurs erreurs dans l’interprétation juridique des textes.

— Dominique Le Page : « Finances et politique en Bretagne au début des temps modernes, 1491-1547 », Paris, 1997.
Étude très fouillée sur les “mécanismes” de “l’intégration” machiavélique (en fait, la digestion, la phagocytose) du Duché souverain par le royaume de France. On regrette que l’élimination systématique des héritiers légitimes de la Couronne de Bretagne – Renée de France entre autres – n’ait pas été traitée avec davantage de détails. Il est vrai que ce n’est pas le but de l’ouvrage. Cette étude fait partie de mes notes manuscrites ; j’ignore si elles seront ou non publiées.

— Pocquet du Haut-Jussé (B.-A.) : « François II, duc de Bretagne et l’Angleterre », Paris, 1920.
Indispensable, mais confus, sans lignes directrices claires.

— Chombart de Lauwe, « Anne de Beaujeu », Taillandier, Paris, 1980. Excellent.

Ayant constaté que ce sont les documents authentiques, traduits en français moderne – pour les rendre compréhensibles – qui suscitent le plus d’intérêt chez les jeunes Bretons, comme étant des preuves irréfutables, ou peu s’en faut, susceptibles de donner une assise solide à leur recherche d’identité, je m’efforcerai désormais d’en citer de plus nombreux, et de tenter de constituer une sorte d’anthologie, ce qui aura le mérite, par ailleurs, d’empêcher ceux que je nomme les “Hystoriens” de la Bretagne, de falsifier l’interprétation des faits plus avant. (Je pense, notamment, à une « biographie » d’ Anne de Bretagne, récemment rééditée, pamphlet virulent et truffé d’âneries quant à la véritable personnalité de la duchesse, ouvrage qu’on aurait honte d’avoir écrit). A la lecture de ces références et de ces documents, l’envie leur viendra d’en savoir plus, afin de se reconstruire, et de reconstruire le pays sur des bases saines, entreprise difficile dont ils ont entièrement la charge désormais, et que personne ne pourra faire à leur place.

Le crime de préméditation.

L’invasion de la Bretagne par la France en 1498 a été préméditée, et a été programmée plusieurs années avant qu’elle n’intervienne, bien avant la fuite des nobles français de haut rang qui ont demandé asile au duc François II, père d’Anne de Bretagne. L’asile accordé à ces Hauts personnages n’a jamais été la « cause » de l’invasion de la Bretagne, mais a constitué « LE » prétexte que la France attendait depuis longtemps.

On connait la thèse “officielle”, celle qui fut imaginée par la France pour justifier une guerre, interdite par le droit international et les principes moraux de l’époque, et qui continue à être utilisée par certains ignorants – comme on a pu le lire récemment encore dans certains sites internet : en 1488, l’héritier du trône de France, Louis d’Orléans, cousin et beau-frère du roi régnant en France, pays limitrophe mais étranger (Charles VIII, fils de Louis XI, décédé en 1483), mari de la fille de Louis XI (Jeanne de France), ayant fui en Bretagne pour mettre sa vie à l’abri de sa belle sœur, la redoutable Anne de Beaujeu, “régente” du royaume, entrainant avec lui quelques autres seigneurs, le roi Charles VIII ne pouvait que les poursuivre et les extraire de force du Pays Souverain qui leur avait donné asile, en prétextant – fait ridicule – que ce pays était vassal du roi de France, désobéissait à ses “devoirs féodaux”, et que les quelques réfugiés, venus sans troupes et sans armée, mettaient le royaume en péril !

Cette thèse est strictement fausse. L’histoire des tentatives de conquête et d’asservissement de la principauté de Bretagne – les petites principautés d’abord, le royaume ensuite, le Duché enfin – est la substance même des relations de la Bretagne et des royaumes des Francs, puis de la France.

Il est difficile, dans cette longue histoire, d’identifier avec certitude une seule période où les deux Pays ont été unis par des liens d’amitié. Ils ont été alliés souvent, ils se sont détestés toujours, plus encore aujourd’hui, après la destruction quasi totale de la langue nationale des Bretons, de leur culture, les discriminations et des humiliations de toutes natures qu’ils ont subies, dont la dernière – aux conséquences incalculables – a consisté en la volonté affirmée de la France de néantiser la langue, par la volonté affichée d’empêcher, par des obstacles de toutes natures, de pérenniser son enseignement, alors même qu’il est devenu l’un des symboles les plus forts de l’Identité bretonne.

1 — Les Français mentent d’une façon grossière lorsqu’ils prétendent que l’invasion de la Bretagne, en 1488, est motivée par le fait que l’asile donné aux nobles français par le duc François II est la cause du déferlement des armées françaises sur la principauté.

Nous avons dit ailleurs que, contrairement à ce que croient beaucoup de lecteurs, il existe, au Moyen Âge, un droit international, en particulier, depuis longtemps, des conditions en principe rigoureuses pour qu’une guerre puisse être déclenchée. Toute guerre qui ne se conforme pas à ces principes est qualifiée d’« injuste ».

La théorie de la guerre juste

La théorie de la guerre juste (1) n’est pas – comme le croient certains – une théorie récente ou formalisée tardivement mais, au contraire, une idée très ancienne de l’humanité civilisée. Ce n’est, en aucun cas, un concept inventé par le pape Jean Paul II pour condamner les Bush père et fils d’avoir donné ordre aux armées américaines d’envahir l’Irak, en 1991 et en 2003, à seule fin de s’emparer des richesses pétrolières de ce pays, en violation manifeste du Droit international.

Sans vouloir en faire remonter l’origine au Code d’Hammourabi, qui condamne la violence exercée par le fort sur le faible (2), elle est déjà évoquée par Cicéron. On admet qu’elle a été codifiée par Saint Augustin (3). De nombreux théoriciens se sont préoccupés, après lui, d’en définir les contours, notamment Vitoria, Suarez, Saint Thomas d’Aquin, Grotius…

Plus près de nous, des auteurs comme Holmes Robert L., Michael Walzer (Just and injust War, 1977), Bertrand Lemennicier (La notion de guerre juste, Le Québec libre, 12 avril 2003), ont repris cette théorie, et ont tenté de la compléter, notamment sur le point de savoir si une guerre “préventive” peut prétendre être qualifiée de “juste”, ou si elle est injuste par nature.

Au moment où se préparent les invasions de 1488 et de 1491, les théologiens et les juristes savent parfaitement ce qu’est une guerre injuste. Nous allons voir que la connaissance qu’en ont les lettrés et les clercs du temps – en particulier les proches conseillers des princes -, est telle, que ce sont ces considérations de morale et de droit international qui, en plein Conseil royal, ont abouti, la Bretagne écrasée et détruite par les Français en 1488, à bénéficier d’un “sursis” de deux ans, jusqu’au coup fatal de 1491.

(Incidemment, on pourra lire un excellent chapitre de synthèse dans Philippe Contamine, professeur émérite d’histoire médiévale à la Sorbonne, sur les théories relatives à la guerre injuste: La guerre au moyen age, Paris, sixième édition, janvier 2003, pages 420 à 432, et 449 à 459).

La lecture des écrits de Saint Augustin permet d’affirmer que la théorie de la guerre juste est presque complète sous sa plume. Les auteurs très nombreux qui écrivent après lui ne font guère que préciser ou développer certains points. À partir du 14 ème siècle, l’édifice doctrinal mis en place par Augustin ne s’enrichit plus guère que de détails.

(1) Une guerre est dite juste lorsqu’elle remplit les conditions ci-après :

1 – Elle ne peut être déclarée que par l’autorité légitime, c’est-à-dire le Prince, celui qui détient tous les attributs de la souveraineté.

Les auteurs – presque toujours des clercs – n’ont pas tenté d’interdire la guerre. Celle-ci, disent-ils, est dans tous les cas un mal en soi, par les malheurs qu’elle engendre. Mais elle est parfois nécessaire, ne serait-ce que pour se défendre d’une invasion injuste.

Du moins doit-on en limiter l’usage le plus possible. La première restriction est d’en interdire l’usage aux particuliers. Quiconque dispose d’une armée – parce qu’il a les moyens financiers de lever des soldats et de les payer – n’est pas autorisé à faire la guerre pour s’approprier les biens et territoires d’autrui ; il peut seulement mettre ses troupes au service d’un souverain légitime….

À suivre :
Dans les articles suivants seront traités les procédés machiavéliques par lesquels la France va accuser le duc François II de faire la guerre au royaume, en conséquence, d’envahir ses États, de les mettre à feu et à sang, de détruire ses armées en juillet 1488 à Saint-Aubin-du-Cormier, et, fait ignoble, de contraindre ce malheureux prince, lui qui s’est défendu, à reconnaitre par le Traité de Sablé, qui le met à genoux, que c’est lui l’agresseur !
Sera exposé en détail le contenu d’une pièce capitale : le mémoire de l’invasion, rédigé par les conseillers d’Anne de Beaujeu trois années avant la guerre.

Louis Melennec

Louis Melennec est Docteur en droit et en médecine, Diplômé d’études approfondies d’histoire, Diplômé d’études supérieures de droit public, de droit privé, de droit pénal, Ancien chargé de cours des facultés de droit et de médecine, Ex Consultant près le Médiateur de la République Française, Ancien élève de la Sorbonne et de l’Ecole des Chartes de Paris.

“Bretagne entre histoire et identité” : le révisionisme marxiste à l’œuvre

Réseau Jord Le 26 mai 2008
Interactif Breton de Renseignement et d’Action
4 Ty Coz 22610 Pleubian
Tel & Fax 02 96 16 58 45

“Il existe en France deux partis de gauche dont l’un s’appelle la Droite” Ghislain de Diesbach

site http://reseau.jord.free.fr
Le directeur Gérard Hirel
à
Monsieur le professeur émérite des universités, Alain Croix

Objet: la Bretagne entre Histoire et Identité (Gallimard – Découvertes – 2008).
PJ : 3 annexes
Monsieur le Professeur,

Un article publié par le Quotidien Ouest France, dans son édition de Loire Atlantique le 21 avril 2008 puis repris ultérieurement au niveau régional, a annoncé la parution de votre dernier ouvrage. Les précisions apportées par le journaliste ne pouvaient qu’attirer l’attention:
– une histoire de la Bretagne produite en trois mois.
– votre nom associé à une abondante production tant écrite que cinématographique
– votre autorité en la matière.
– la mise en évidence par Marc Le Duc de “la faiblesse de la tentation nationaliste”

Ceci rapproché du concours que vous avez apporté en son temps à Olivier Milot, journaliste chargé par Télérama de lancer une cabale contre Reynald Sécher (Telérama n° 2606 du 22 décembre 1999), ne pouvait que me conduire à la librairie la plus proche pour m’y procurer le volume.

Je l’ai lu.

J’ai tout d’abord compris que le journaliste avait été un peu rapide en présentant l’ouvrage comme une histoire de la Bretagne alors que le contenu correspondait très exactement au titre que vous avez donné à ce travail.

Ensuite, enchanté par ce que je lisais, j’ai pu apprécier la richesse de ce que vous avez su apporter tout en réussissant à préserver une nécessaire accessibilité. Les illustrations sont notamment tout à fait remarquables.

Puis, alerté par la page de garde, j’ai procédé à une deuxième lecture pour voir apparaître ça et là une approche plus orientée des faits et documents de l’histoire de la Bretagne. approche qui m’a rappelé une extraordinaire histoire de la Grèce Antique réalisée à Moscou aux heures les plus sombres de l’URSS, vers 1960 je crois. Au travers du prisme marxiste cette Histoire tenait à la fois des Pieds Nickelés et des aventures de Bibi Fricotin tant les valeurs prises en références étaient anachroniques; il lui restait l’avantage d’être comique. Je ne vous fait pas l’injure de commettre une comparaison je me contente de rappeler que la dialectique marxiste colle à la peau. Dans les universités elle touche même ceux qui ne sont pas adeptes de la secte des lendemains qui chantent comme les non fumeurs sont exposés aux dangers du tabagisme. 2

Enfin j’ai repris avec attention les pages évoquant les péripéties de la seconde guerre mondiale; cette dernière constitue en effet un bon révélateur pour détecter les actuels adorateurs idolâtres de la sinistre révolution française ( sans culottes, nihilistes, anarchistes, marxistes staliniens ou trotskistes, nationaux-socialistes, libres penseurs, francs maçons du Grand Orient de France et autres sectaires de la pensée unique aux certitudes figées).

La supercherie ressassée de la tragique histoire de Guy Môquet revient sur le tapis, une Résistance magnifiée dans ses aspects inutiles malgré les mensonges dont sa mémoire se repaît, l’incontournable photographie de Yann Goulet portant ceinturon et baudrier (ce dernier destiné à soutenir un pistolet qu’il n’a jamais porté est une “coquetterie” en rapport avec l’époque), une évocation de Célestin Laîné et de son inexplicable armée aussi squelettique qu’ inoffensive, le groupe autonome Perrot ou “Bezen Perrot”. Le tout accompagné d’un grand silence sur la collaboration communiste au profit de la Werhmacht pendant les 22 premiers mois de guerre et sur les crimes commis ensuite par les FTPF. La Terreur de 93 planait encore sur la Bretagne en 1944.
Vous connaissez sans aucun doute parfaitement les péripéties précitées aussi ce n’est qu’à titre de rappel que j’annexe deux mises au point relatives à la Bretagne dans la dernière guerre.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le professeur, l’expression de ma considération distinguée.

G.Hirel

lI n’y a plus de Vendée , elles est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants Je viens de l’enterrer dans les marais et les bois de Savenay (Bretagne). Suivant les ordres que vous m’avez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, massacré les femmes qui au moins pour celles-là n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas de prisonnier à me reprocher, j’ai tout exterminé. […] Nous ne faisons plus de prisonnier, il faudrait leur donner le pain de la liberté, et la pitié n’est pas révolutionnaire. ( Rapport de Westermann à la Convention)

Annexe 1 – p 1/2

Réseau Jord – Interactif Breton de Renseignement et d’Action – 4 Ty Coz 22610 Pleubian – Tel & Fax 02 96 16 58 45 – e mail reseau.jord@wanadoo.fr – site http://reseau.jord.free.fr – Le directeur Gérard Hirel – samedi 19 mai 2007 – Guy Môquet – Mise au point historique I
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“Qui était Guy Môquet selon la vulgate communiste?:

C’était un jeune lycéen parisien de 17 ans. Son père était député communiste du 17e arrondissement de Paris.

Déchu de son mandat sous Vichy, il est déporté avec 26 autres députés communistes au bagne de Maison Carrée en Algérie. Son fils Guy est arrêté pour fait de résistance à 16 ans: il connaît d’abord la prison en région parisienne, à Fresnes et à la Santé, puis à Clairvaux et enfin en Bretagne, à Châteaubriant. Désigné comme otage par Pucheu, ministre du gouvernement de Pétain, il est fusillé le 22 Octobre à Châteaubriant.”

Tout cela est arrangé à la sauce marxiste:

Guy Môquet était le fils du député communiste du XVIIe arrondissement de Paris Prosper Môquet. Le parti communiste ayant été dissous par Édouard Daladier en septembre 1939 pour collusion avec l’ennemi, Prosper Môquet est arrêté le 10 octobre 1939, déchu de son mandat de député en février 1940 et plus tard déporté en Algérie. ”

Aucun tract communiste ne comporte de référence à une quelconque résistance à l’ennemi (Allemand) – alors allié de l’URSS – avant la mi juin 1941. Guy Môquet a été arrêté par la police française le 13 octobre 1940 pour propagande communiste interdite par le gouvernement de la III ème République Française et interné depuis sous la garde “pépère” de gendarmes français. Il n’a donc jamais pu participer à un acte de ” résistance “. Le Réseau Jord détient copie des tracts précités

Les faits et les dates:

1) Signature le 23 août 1939 du Traité Germano-Soviétique
2) Du 1er septembre 1939 au 21 juin 1941 date à laquelle l’Allemagne attaqua préventivement l’URSS le parti communiste, interdit par le gouvernement de la III° République, a soutenu l’action de la Werhmacht:
– renseignements à l’ennemi
– démoralisation des armées
– troubles aux arrières
– propagande antimilitariste
– fraternisation avec l’ennemi
– sabotages multiples de l’armement dont certains auteurs ont été condamnés à mort par la III° République
Pendant ces 22 mois de collaboration active avec l’ennemi sur les 68 qu’a duré la guerre le Parti communiste n’a évidemment engagé aucune résistance contre l’Armée allemande.
C’est en tant que ressortissant communiste que le jeune Guy Môquet à été arrêté pour propagande le 13 octobre 1940 alors même qu’il ne sera question de “résistance contre l’Armée allemande” au sein du Parti Communiste que le 22 juin 1941.

Annexe 1 – p 2/2

3) Le 22 juin 1941 le PCF se lance dans la guerre pour défendre la patrie – L’URSS – et libérer le pays – La France – puis y prendre le pouvoir par les armes. Entre autres initiatives et pour accélérer la levée de partisans le parti décide de procéder à des attentats sanglants susceptibles de générer des répressions révoltantes et mobilisatrices.

Pierre Georges dit Colonel Fabien réalisa lui-même ce qui fut considéré comme le premier attentat meurtrier contre les troupes d’occupation en abattant un officier de la Kriegsmarine, l’aspirant Moser, le 21 août 1941, au métro Barbès-Rochechouart à Paris. Cet attentat et ceux qui suivirent entraînèrent de la part des Allemands les représailles escomptées.

Comptant sur les zones ouvrières de Loire Inférieure Le PCF y dépêche un commando de 3 hommes ayant pour mission d’y assassiner un officier supérieur allemand. Le Lieutenant Colonel Karl Hotz commandant de la garnison de Nantes fut donc abattu le 20 octobre 1941.

La Werhmacht imposa alors au gouvernement de l’Etat Français de lui fournir une liste de 50 otages devant être fusillés en représailles. Le ministre de l’Intérieur, Pierre Pucheu, informé dès le lendemain de l’attentat de l’appartenance politique des meurtriers, désigna en premier lieu 27 communistes internés à Châteaubriant. L’atroce complément en partie puisé dans la population bretonne porta le nombre d’otages à 48. Ils furent fusillés.

Guy Môquet se trouvait incidemment parmi les 27 communistes incarcérés antérieurement et désignés comme otages. Interpellé à la date précitée – le 13 octobre 1940 – il n’avait pas pu participer en tant que communiste à des actions contre la Werhmacht, sa lettre ne fait d’ailleurs aucune référence à la France ni à la Résistance .

Le massacre dit de Châteaubriant a été délibérément provoqué par le PCF qui porte l’entière responsabilité de la tragédie dont une des innocentes victimes a été Guy Môquet. Un des auteurs de l’attentat qui a coûté la vie au Lieutenant-Colonel Hotz et induit sciemment la répression, Gilbert Brustlein, à tout avoué devant caméra.

Il n’en reste évidemment pas moins que la lettre adressée par Guy Môquet à sa mère est un texte poignant compte tenu des circonstances et que les autorités allemandes ont manqué de discernement politique tant à l’égard du jeune Môquet qu’en perpétrant une sorte de dissuasion coutumière mais on ne peut plus anachronique. La décision finale ne faisait par ailleurs pas l’unanimité au sein de la Werhmacht puisque le général commandant les forces d’occupation en France était lui même hostile au recours à un tel procédé archaïque dont il avait perçu les effets pervers.

Nul ne songe dans cette affaire à la Bretagne qui a eu à déplorer la perte de ses enfants ainsi envoyés à la mort par le PCF en complément des 27 communistes .

Près d’un millier de Bretons seront par la suite sacrifiés dans des conditions analogues ou tout simplement assassinés sans aucune nécessité militaire par les partisans du parti des lendemains qui chantent de 1943 à 1946.
————-

Annexe 2 – p 1/2
Affaire Guy Môquet (suite)
Réseau Jord – Interactif Breton de Renseignement et d’Action – 4 Ty Coz 22610 Pleubian – Tel & Fax 02 96 16 58 45 – e mail reseau.jord@wanadoo.fr – site http://reseau.jord.free.fr – Le directeur Gérard Hirel – jeudi 13 septembre 2007 – Mise au point historique II.

L’ineffable Marie Georges Buffet s’écrie en janvier 2007:

“J’interdis au ministre d’Etat, qui fait la chasse aux enfants dans les écoles, qui veut emprisonner les mineurs, d’utiliser le nom de Guy Môquet dans ses meetings.”

Elle n’avait pas tout à fait tort en ce sens que Guy Môquet était en 1940 un jeune communiste convaincu, discipliné comme son père et disponible pour le parti. Son militantisme ne peut être mis en doute mais pour ce qui est de la Résistance contre l’occupant allemand, l’image est comme l’indique la mise au point n° I du 19 mai 2007/Réseau Jord plus que mythique. Vue sous cet angle l’initiative de Nicolas Sarközy laisse à désirer vraisemblablement par ignorance, ce qui n’est pas banal pour un président de république, à moins qu’il n’ait imprudemment suivi un malicieux et intéressé conseil de Max Gallo.

De jeunes militants communistes avaient déjà, avant juin 1941, été condamnés à mort ou à de lourdes peines notamment pour sabotages de matériels…..français:

“Le 27 mai 1940 le 3ème Tribunal Militaire de Paris condamna ainsi pour sabotages de moteurs d’avions Farman Raymond Andrieux 18 ans et Roger Leroux 17 ans 1/2 à 20 ans de travaux forcés, Roger Rambaud 17 ans 1/2, Marcel Rambaud 23 ans, Maurice Lebeau 33 ans et Léon Lebeau 17 ans 1/2 à la peine de mort.” ( in Les Communistes Français pendant la Drôle de Guerre – A. Rossi – Les Îles d’Or – 1951). Le Parti des lendemains qui chantent ne nous parle pas beaucoup de ces héros là! Et pourtant ce sont des héros du Parti Communiste morts en exécutant les missions qui leur avaient été confiées.

Le courroux de Marie Georges Buffet est tout de même un peu singulier car non seulement elle tente d’occulter 22 mois de collaboration du Parti Communiste Français avec l’Allemagne en guerre (sur 68) mais encore elle veut participer à la déification d’un malheureux jeune homme qui ne doit sa mort qu’à une décision du PC clandestin: le meurtre du lieutenant colonel allemand Hotz programmé aux fins de provoquer une sanglante et révoltante répression. Le sang des communistes ne vaut vraiment pas cher… pour les communistes.

Ce procédé criminel d’action / réaction perpétré en vue d’une exploitation n’était pas du goût de tout le monde au PC, le Breton Marcel Cachin en particulier pourtant “pur et dur” n’admettait pas la méthode qu’il considérait comme barbare ce qui lui a valu d’être expédié par le PC au centre de la France pour qu’il y soit inoffensif.

C’est toutefois le meurtrier du lieutenant colonel Hotz qui révèle lui même avec le plus de précision la sanglante duplicité du PC.
En effet Gilbert Brustlein, son forfait – dont il connaissait le but réel – accompli, rentra à Paris. Le PC clandestin en la personne de Tillon lui offrit de perpétrer un attentat spectaculaire contre les troupes allemandes. Brustlein comprit qu’il ne pouvait pas s’en sortir vivant et que le but réel était d’éliminer un témoin gênant de la tragédie de Châteaubriant. Recherché dans toute la France par la Gestapo il refusa.

Annexe 2 – p 2/2

A quelque temps de là Pierre Georges dit Colonel Fabien dit Frédo, missionné par le Parti pour l’exécuter, l’engagea à s’enfuir. Les deux hommes étaient liés par une fraternité d’armes depuis l’attentat ayant coûté la vie à l’aspirant allemand Moser à Paris. Dûment prévenu Brustlein disparut en Angleterre d’où il ne revint qu’après l’évacuation de la France par les Allemands.

“Il (Gilbert Brustlein) me révéla finalement qu’un nommé Fredo avait été chargé de le descendre. Je savais que l’ordre était exact, mais j’ignorais le nom de celui qui était chargé de cette exécution.
Fredo (me dit-il) m’a emmené dans les bois de Fausses Reposes et m’a avoué l’ordre qu’il avait reçu de m’abattre. Mais Fredo ne pouvait exécuter un camarade avec lequel il avait combattu. Il m’a dit de foutre le camp et de disparaître.” (in Une Jeune Fille en Guerre – Maroussia Naïtchenko – Imago – 2003).

Gilbert Brustlein interviewé dévoile toute l’affaire devant les caméras de FR3 en 2001 (interview détenue par le Réseau Jord) Il expose l’ensemble de sa vie dans un ouvrage autobiographique relativement récent.

Depuis 1944 les mensonges prévalent sur le sujet, aussi grossiers que “le parti des 75000 fusillés” ou “la libération de Paris par les Francs Tireurs” en application du principe partagé par les bolcheviques et les nationaux socialistes: plus c’est gros plus ça passe.

Il reste que quatre évasions du camp de Châteaubriant survenues le 19 juin 1941 – soit 2 jours avant l’attaque allemande en Russie et quelques mois avant l’attentat de Nantes aux sanglantes conséquences – celles de Fernand Grenier, Eugène Hénaff, Henri Raynaud et Léon Mauvais, quatre importants personnages du Parti, laissent à penser et méritent enquête approfondie.

Aujourd’hui (13 septembre 2007) le Parti Communiste n’écoutant que sa bonne foi n’hésite pas à utiliser l’image et le nom du jeune Môquet sur ses affiches pour recruter des militants.

Assassiné à cause d’un acte délibéré commis par ce même Parti il peut sans doute encore servir. Rejoignez le Parti Communiste disent ses placards exhibant par ailleurs la photo de Guy Môquet. Il pourrait ajouter “avec des amis comme nous, plus besoin d’ennemis”.

“ Moi j’ai les mains sales. Jusqu’aux coudes. Je les ai plongées dans la merde et dans le sang. Et puis après ? Est-ce que tu t’imagines qu’on peut gouverner innocemment ? (in Les mains sales – Jean Paul Sartre)”
 
A la mémoire de

Georges Déziré, communiste, interrégionnal de Normandie assassiné à Chatou, sur dénonciation calomnieuse, par des tueurs du Parti ( Cretagne,Focardi, Bourbon, Tillet) puis réhabilité après la guerre par le même parti, alors confondu.( in Liquider les Traîtres-2007)

L’abbé Jean Marie Perrot assassiné le 12 décembre 1943 à Scrignac.

L’abbé Pierre Marie Lec’hvien assassiné le 10 août 1944 à Quemper Guezennec.

Marie Quintin 20 ans assassinée le 12 août 1944 à Pontrieux.

et près d’un millier de Bretons massacrés sans aucune nécessité militaire par les FTPF …….

Réseau Jord Annexe 3 p 1/4
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Imposture historique :: Retour sur La Bretagne dans la guerre

FICHE

relative à La Bretagne dans la guerre 1939 / 1945

Sa position géographique,
– proximité des côtes britanniques (200 Km)
– tête de pont dans l’Atlantique Nord l’ayant projetée dans la guerre, la Bretagne a été agitée pendant la seconde guerre mondiale par des événements qui lui étaient étrangers depuis bien longtemps.

Occupée dès 1940 par l’Armée Allemande, choisie pour la construction ou l’exploitation d’installations stratégiques préexistantes (base sous-marine de Lorient – ports militaires de Brest et de St Nazaire – aérodrome d’attaque de Lannion – infrastructures côtières de surveillance maritime) elle ne pouvait espérer échapper à ce qu’on appellera plus tard un peu cyniquement des dégâts collatéraux.

L’illusoire “réduit breton” n’ayant pas vu le jour les Allemands ont rapidement envahi la péninsule armoricaine (du 17 au 26 juin 1940).
Le 17 juin 1940 un avion allemand isolé ayant largué une bombe sur un train de munitions français, malencontreusement immobilisé en gare de Rennes depuis plusieurs jours, une catastrophique explosion se produisit entraînant des dégâts considérables et la mort de 1800 personnes.

Puis tandis que l’armée allemande déployait ses moyens et consolidait ses positions tactiques ou stratégiques, la France libre activait des réseaux d’espionnage (dont un des exploits fut une information ayant permis de couler le cuirassé Bismarck le 17 mai 1941) et de multiples réseaux d’évasion de volontaires ou d’aviateurs alliés.

Le schéma général de ce qu’on allait appeler ultérieurement la “Résistance” fut donc mis en œuvre en Bretagne comme dans les autres régions françaises présentant un intérêt militaire.

Les engagements armés n’étaient alors le fait que de commandos venus de Grande Bretagne comme ce fut le cas par exemple pour le sabotage du port de St Nazaire en 1942 par plus de 200 hommes, ou d’actes individuels isolés parfois d’origine épidermique.

La collaboration du Parti Communiste Français – interdit en France depuis le début de la guerre pour collusion avec l’ennemi – au profit de la Werhmacht ( actes de démoralisation des Armées, incitations à la désobéissance, troubles générés aux arrières, renseignements à l’ennemi, sabotages multiples dont certains auteurs seront fusillés par le gouvernement de la III° République, fraternisation avec les troupes allemandes …etc) ne fut pratiquement perceptible en Bretagne qu’au travers du silence des Communistes.
Annexe 3 – p 2/4
Lorsque cette collaboration, qui à duré 22 mois sur 68 mois de guerre, prit fin le 22 juin 1941, l’Allemagne ayant attaqué préventivement l’URSS, l’organisation communiste clandestine mit en place progressivement :

Une organisation civile : Le Front National
Une organisation armée : Les Francs Tireurs et Partisans Français (FTPF)
Des tribunaux révolutionnaires destinés à légitimer les éxécutions sommaires.
En unités constituées les FTP furent actifs localement à partir de 1943 et opérationnels dans certaines zones en 1944 ; leur mission générale, calquée sur les directives données par Trotsky en 1917/18 (Source US/OSS) était triple:

1) Causer par tous les moyens des dommages à l’Allemagne pour soulager la patrie en danger (URSS), ce qu’ils ont fait avec courage , détermination et abnégation .

2) S’imposer de force à la population notamment dans les zones propices dites “zones à libérer en priorité” ce qui s’est traduit par des :
– incendies.
– vols , vols à main armée.
– enlèvements, sequestrations .
– viols.
– assassinats de personnes susceptibles de s’opposer à l’installation d’un régime
communiste le moment venu.
– attentats meurtriers contre les Allemands aux fins de générer des répressions
révoltantes et induire une “résistance”.
– créations de tribunaux révolutionnaires.

3) Prendre le pouvoir par les armes à l’occasion de l’insurrection nationale prévue au moment de la libération.

Divers points de ce “programme” ont reçu application en Bretagne, vraisemblablement sans que les exécutants de base aient eu bien conscience de la nature exacte du but poursuivi. La zone dite “à libérer” se situait entre les Montagnes d’Arrée et les Montagnes Noires avec des prolongements vers le Nord (Lannion,Morlaix, St Brieuc) le Sud (Lorient,Vannes) et l’Est (Redon).De septembre 1943 à 1944, hors toute nécessité militaire, près de 1000 bretons – dont 33% de jeunes femmes – y laissèrent la vie, souvent dans des conditions insupportables (Source OBR). Ce chiffre est d’ailleurs comparable, en pourcentage par rapport à la population, à ce qui s’est passé dans toutes les zones de France contrôlées par les FTP.

Une des premières actions fut l’envoi le 20 octobre 1941 par le PC clandestin d’un commando de trois hommes à Nantes avec mission d’y abattre un officier supérieur allemand et ce en vue de générer une répression sanglante susceptible de donner une impulsion à la résistance armée: 48 personnes dont 27 communistes déjà internés furent fusillés par les Allemands en représaille. Cette tragédie conçue et réalisée par le Parti Communiste est aujourd’hui entièrement démontée, l’un des membres du commando, encore en vie, ayant tout avoué devant caméra (Gilbert Brustlein). Il est par ailleurs intéressant de savoir que Fernand
Annexe 3 – p 3/4
Grenier important personnage du PCF (il assurera la liaison physique Paris Londres pendant la guerre) avait été “évadé” du camp de Chateaubriant avant le drame avec quelques autres personnages utiles, sur ordre du PC clandestin.

Des incendies multiples furent organisés entre les Montagnes Noires et les Montagnes d’Arrée avec comme épicentre St Goazec (29) dont la population eut la surprise de voir des granges brûler ça et là . Les vols ne se comptent alors plus avec quelques souvenirs cuisants de violences complémentaires.
Nombre de femmes furent enlevées pour servir de “dame de confort” avant d’être assassinées:
Marie-Angélique Savidan épouse Francia à Quemper Guezenec .
Marie Quintin ((20 ans) à Pontrieux .
Marie-Josephine Lincot de Locarn .
Les sœurs Le Moal (17 et 19 ans) à Spezet. violées, abattues et enfouies dans une vasière .
Madeleine Narbonne à Redon violée, roulée sur des tessons de bouteilles et noyée.
…etc..
Les assassinats – hors toute nécessité militaire – dont le nombre (près de 1000) écarte toute idée de bavure mais impose celle de crime organisé se sont alors multipliés.
Quatre prêtres influents dont les Abbés Perrot le 12/12/43 à Scrignac (29) et Lec’hvien le 10/8/44 à Quemper Guezennec (22), des notables ruraux pour la seule raison qu’ils possédaient un château, des familles entières dont celle d’un officier supérieur de la marine au Gouray (22), des anciens militaires à la retraite, des régionalistes, particularistes ou des indépendantistes bretons.ou des “suspects” ( Petithomme à St Gilles Pigeaux 22 )..etc…
L’assassinat de l’abbé Perrot à Scrigniac le 12/12/43 a été organisé par un envoyé du PC clandestin de Paris (Marcel Dufriche) qui, ensuite, avec son complice local Thépaut, lança une grenade dans un foyer du soldat allemand à Morlaix le 24/12/43. Trente deux morlaisiens payèrent de leur vie cette action accomplie sciemment en vue de provoquer la répression qui avait suivi.

Enfin, les Américains arrivant, les responsables locaux FTP – le plus souvent des instituteurs communistes – entraîneront dans la mort de nombreux jeunes gens inexpérimentés pour récolter des parcelles de gloire au profit du PCF aux fins de faire oublier la collaboration active des communistes avec la Werhmacht (pendant 22 mois de guerre sur 68 ), alors même que les Allemands ne demandaient qu’une chose: se rendre aux Américains, mais aussi pour asseoir la suprématie communiste dans la “résistance “ en vue de la prise de pouvoir finale .
La tragique affaire du Creac’h Maout en Pleubian (22) ayant causé inutilement les 5,6 et7 aoùt la mort de 29 malheureux alors même que les forces du Général Patton arrivaient à Brest le 7 aoùt est un exemple de l’application de cette singulière politique .
La fixation d’unités FTP autour des poches allemandes de Lorient et de St Nazaire peut être maintenues dans ce but par accord germano – américain ainsi que l’envoi de volontaires sur le front calmèrent momentanément le jeu .
Lorsqu’en 1944 Maurice Thorez reçut de Staline lui même (entretien diplomatique du 19/11/44 en présence de Molotov et Beria -Archives Présidentielles de la Fédération de Russie F 45/0/1/D/390/ff.85-93) l’ordre de surseoir à toute tentative de prise de pouvoir les armes des FTP furent regroupées et cachées.L’auteur de ces lignes a été témoin de cette mise à l’abri.
Annexe 3 – p 4/4
Quand Staline eut ordonné une autre stratégie (entretien diplomatique Staline-Thorez du 18/11/47 – Archives Présidentielles de la Fédération de Russie 45/1/392/83-106) : abandon de la prise de pouvoir, orientation de l’action sur la décolonisation, le Parti Communiste de Bretagne se lançe dans la lutte contre la guerre d’Indochine et participe à la création du
MRAP construit par le Parti Communiste Français avec la coopération d’idiots utiles pour continuer le sabotage de la société française par d’autres voies que celle des armes.
Il s’agissait toujours alors d’aider la patrie (URSS) à imposer son hégémonie sur le monde .

Maintenant l’association communiste ANACR prise d’une stèlomania frénétique tente d’inonder le paysage breton de stèles incongrues accompagnées de panneaux pseudo historiques visant à raccrocher la lutte contre les Allemands à l’imposture antiraciste tout en tentant de polluer l’esprit des jeunes élèves des collèges avec le même dessein et ce avec la complicité des autorités françaises. La guerre d’Algérie n’étant pas oubliée avec la FNACA association dont le bureau est entièrement communiste .

Pour faire bonne mesure la propagande communiste désormais liée au jacobinisme français représenté par la Libre Pensée , le Grand Orient de France , les trotskistes , l’aile trotskiste du Parti socialiste et les anarchistes est engagé dans le combat anti – breton .Tout ce monde marche sur le slogan : Bretons = collabos pour stigmatiser le nationalisme breton . Le Parti National Breton (PNB ), défendant les intérets de la Bretagne , avait cru opportun en 1939 , pour se libérer de la France, de rechercher l’appui de l’Allemagne. Cette dernière un temps perplexe sur le sujet finit après les accords de Montoire par retenir l’avis du Maréchal Pétain violemment opposé à toute idée de démembrement de la France. Le PNB n’a jamais “collaboré “, le régime de Vichy , lui , ne souhaitait que sa disparition .

Faute d’éléments les jacobins précités ont voulu exploiter l’odyssée quelque peu folklorique du Bezen ( Groupe Autonome ) Perrot pour valoriser la “résistance “et , partant, le PC . Ce groupe fort d’un effectif de 63 hommes n’en a jamais aligné sur le terrain plus de 50 et qui plus est par groupes isolés de 5. Ces équipes et des groupes épars ont assisté les unités allemandes du 1er février à fin aoùt 1944 et ont donc fourni un maximum de 10500 jours / soldats à la Werhmacht. On est loin des dizaines de millions de jours / assistance fournis par le Parti Communiste à la même armée pendant 22 mois ainsi que des dizaines de millions de jours / soldats policiers et miliciens fournis par les Français à l’Allemagne après l’armistice pour courir après la “ Résistance“, sans compter les multiples prestations de la collaboration .
Que Celestin Laîné n ‘ait pas été très clairvoyant dans son engagement armé au profit d’une armée déja vouée à la déroute (1er février 1944 ), c’est certain et même surprenant compte tenu de son niveau de formation ( Ingénieur de Centrale ). Il ne représentait ni le PNB ni la Bretagne , c’est également certain; son bilan en pertes s’élève à moins d’une dizaine d’hommes chiffre que l’on peut extrapoler militairement pour ses victimes soit également une dizaine . Le parti des assassins ( PC ) avec ses centaines de millions de victimes innocentes est plutôt mal placé pour donner son avis! Comme ceux qui ont ordonné (Churchill) ou approuvé (de Gaulle ) le meurtre de 1297 marins à Mers El Kebir en 1940 (plus de 66% de bretons en évaluation basse ) ou ceux qui ont perpétré (Communistes ) ou caché (Les Alliés ) les dizaines de milliers de cadavres de Katyn et autres charniers communistes.
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Républicains espagnols : les assassins rouges

From “Aventures de l’histoire”du 6 mars 2008

http://aventuresdelhistoire.blogspot.com/

jeudi 6 mars 2008

Mémoire historique et boomerang

Les socialistes en général et la sous-espèce espagnole en particulier ne sont pas renommés pour leur intérêt pour l’histoire. Il est vrai que s’ils se risquent à cet exercice, de mauvaises surprises leur pendent au nez.

La génération de socialistes au pouvoir en Espagne sont trop jeunes, non seulement pour avoir connu les drames de la IIe République, mais aussi pour avoir souffert du régime franquiste. Sans compter ceux qui ont été nourris au le lait et au miel de la dictature, comme le très radical ministre de la Justice Mariano Fernández Bermejo, qui est le fils d’un hiérarque de la Falange, ou bien encore Pasqual Maragall, le très socialiste dirigeant catalan, qui fut envoyé à grands frais par le régime de Franco étudier aux Etats-Unis.

C’est probablement une certaine naïveté et une bonne dose d’ignorance (par exemple le rôle déterminant du Parti socialiste [PSOE] dans les événements qui ont conduit à la Guerre civile) qui expliquent l’entêtement du gouvernement Zapatero à faire voter une « loi de la Mémoire historique » qui vise à réhabiliter les victimes du régime antérieur.

Les résultats de cette loi sont bien minces. Par exemple, il n’est plus question de rouvrir les procès faits aux républicains durant la guerre et durant les années 1940. Les socialistes ont été effarés de découvrir que la majorité des condamnés à mort du Front populaire s’étaient rendu coupables de crimes atroces et que les dossiers d’instruction des juges franquistes sont très solides, riches en preuves matérielles, en témoignages et en aveux.

Enfin, les socialistes avaient imaginé une procédure détaillée encadrant la découverte des fosses communes car dans la mythologie de la gauche espagnole, sous chaque pierre ibérique se cache une fosse abritant les victimes de la répression sauvage de la droite.

Les fosses communes, une obsession de la gauche espagnole.
Mais la réalité ne correspond pas au mythe.

Malheureusement pour la gauche, il semble que bon nombre de fosses communes soient le résultat de massacres commis par le Front populaire. Or, cette fameuse loi de mémoire historique s’impose à tous les morts, qu’ils soient de gauche ou de droite.

Alors, que faire ?

La solution la plus simple consiste pour le gouvernement socialiste à dissimuler les faits. Or, des fuites spontanées aboutissent souvent à des révélations dans la presse. Ainsi, le quotidien ABC de a révélé le 5 mars dernier qu’une fosse commune, datant probablement de la Guerre civile, a été découverte voici un mois sur le site de la caserne de la Brigade parachutiste sise à Alcala de Henares.

Dès que la nouvelle est parvenue au gouvernement, les stratèges très inventifs de la campagne électorale socialiste ont mis en scène une récupération de l’événement. Un conseiller imaginait même que le candidat Zapatero se déplace pour rendre hommage à ces morts de la barbarie franquiste dont les héritiers défendent les couleurs du Parti populaire aux élections.

Alcala de Henares, une place forte de l’armée du Front populaire.

Heureusement pour le PSOE, un militaire a rappelé à temps que la région est restée aux mains des républicains durant la Guerre civile et que les morts étaient probablement des ennemis de classe. Aussitôt, le ministère de la Défense a interdit toute diffusion de la nouvelle.

Toutefois, comme nous l’indiquions, une source anonyme a révélé toute l’affaire au quotidien ABC. On apprend ainsi qu’on a retrouvé dans la fosse les restes d’au moins neuf personnes inhumées en hâte. Plus gênant pour le PSOE, c’est dans cette région qu’Andreu Nin, responsable du POUM (Partido Obrero de Unificación Marxista) avait été en juin 1937 kidnappé, torturé et finalement assassiné par le Parti communiste (avec la participation du Parti socialiste de Catalogne), sans que le gouvernement républicain bouge le plus petit doigt. On soupçonne que le chef révolutionnaire avait été emmené dans des locaux de la base aérienne Barberán y Collar situés près de l’emplacement de la fosse.

Andreu Nin, un chef communiste trop indépendant pour le Parti communiste.

À l’époque, pour cacher son forfait, le Parti communiste avait répandu la nouvelle que le chef du POUM avait été libéré par des agents allemands ! C’est un demi-siècle plus tard que des documents soviétiques ont confirmé le rôle du Kremlin et du Parti communiste dans l’enlèvement, la torture et la mort d’Andreu Nin.

Voilà, en ouvrant la boîte de Pandore de la mémoire histoire, les socialistes étaient loin de se douter que c’est le spectre d’Andreu Nin qui allait en sortir pour hanter la mauvaise conscience de la gauche espagnole.

La Bretagne dans la guerre 1939 / 1945 (I)

Réseau Jord FICHE
relative à

La Bretagne dans la guerre 1939 / 1945

Sa position géographique,
– proximité des côtes britanniques (200 Km)
– tête de pont dans l’Atlantique Nord
l’ayant projetée dans la guerre, la Bretagne a été agitée pendant la seconde guerre mondiale par des événements qui lui étaient étrangers depuis bien longtemps.

Occupée dès 1940 par l’Armée Allemande, choisie pour la construction ou l’exploitation d’installations stratégiques préexistantes (base sous-marine de Lorient – ports militaires de Brest et de St Nazaire – aérodrome d’attaque de Lannion – infrastructures côtières de surveillance maritime) elle ne pouvait espérer échapper à ce qu’on appellera plus tard un peu cyniquement des dégâts collatéraux.

L’illusoire “réduit breton” n’ayant pas vu le jour les Allemands ont rapidement envahi la péninsule armoricaine (du 17 au 26 juin 1940).

Le 17 juin 1940 un avion allemand isolé ayant largué une bombe sur un train de munitions français, malencontreusement immobilisé en gare de Rennes depuis plusieurs jours, une catastrophique explosion se produisit entraînant des dégâts considérables et la mort de 1800 personnes.

Puis tandis que l’armée allemande déployait ses moyens et consolidait ses positions tactiques ou stratégiques, la France libre activait des réseaux d’espionnage (dont un des exploits fut une information ayant permis de couler le cuirassé Bismarck le 17 mai 1941) et de multiples réseaux d’évasion de volontaires ou d’aviateurs alliés.

Le schéma général de ce qu’on allait appeler ultérieurement la “Résistance” fut donc mis en œuvre en Bretagne comme dans les autres régions françaises présentant un intérêt militaire.

Les engagements armés n’étaient alors le fait que de commandos venus de Grande Bretagne comme ce fut le cas par exemple pour le sabotage du port de St Nazaire en 1942 par plus de 200 hommes, ou d’actes individuels isolés parfois d’origine épidermique.

La collaboration du Parti Communiste Français – interdit en France depuis le début de la guerre pour collusion avec l’ennemi – au profit de la Wehrmacht ( actes de démoralisation des Armées, incitations à la désobéissance, troubles générés aux arrières, renseignements à l’ennemi, sabotages multiples dont certains auteurs seront fusillés par le gouvernement de la III° République, fraternisation avec les troupes allemandes …etc) ne fut pratiquement perceptible en Bretagne qu’au travers du silence des Communistes.

Lorsque cette collaboration, qui à duré 22 mois sur 68 mois de guerre, prit fin le 22 juin 1941, l’Allemagne ayant attaqué préventivement l’URSS, l’organisation communiste clandestine mit en place progressivement :

2
Une organisation civile : Le Front National
Une organisation armée : Les Francs Tireurs et Partisans Français (FTPF)
Des tribunaux révolutionnaires destinés à légitimer les éxécutions sommaires.
En unités constituées les FTP furent actifs localement à partir de 1943 et opérationnels dans certaines zones en 1944 ; leur mission générale, calquée sur les directives données par Trotsky en 1917/18 (Source US/OSS) était triple:

1) Causer par tous les moyens des dommages à l’Allemagne pour soulager la patrie en danger (URSS), ce qu’ils ont fait avec courage , détermination et abnégation .

2) S’imposer de force à la population notamment dans les zones propices dites “zones à libérer en priorité” ce qui s’est traduit par des :
– incendies.
– vols , vols à main armée.
– enlèvements, sequestrations .
– viols.
– assassinats de personnes susceptibles de s’opposer à l’installation d’un régime
communiste le moment venu.
– attentats meurtriers contre les Allemands aux fins de générer des répressions
révoltantes et induire une “résistance”.
– créations de tribunaux révolutionnaires.

3) Prendre le pouvoir par les armes à l’occasion de l’insurrection nationale prévue au moment de la libération.

Divers points de ce “programme” ont reçu application en Bretagne, vraisemblablement sans que les exécutants de base aient eu bien conscience de la nature exacte du but poursuivi. La zone dite “à libérer” se situait entre les Montagnes d’Arrée et les Montagnes Noires avec des prolongements vers le Nord (Lannion,Morlaix, St Brieuc) le Sud (Lorient,Vannes) et l’Est (Redon).De septembre 1943 à 1944, hors toute nécessité militaire, plus de 1000 bretons – dont 33% de jeunes femmes – y laissèrent la vie, souvent dans des conditions insupportables (Source OBR).Ce chiffre est d’ailleurs comparable, en pourcentage par rapport à la population, à ce qui s’est passé dans toutes les zones de France contrôlées par les FTP.

Une des premières actions fut l’envoi le 20 octobre 1941 par le PC clandestin d’un commando de trois hommes à Nantes avec mission d’y abattre un officier supérieur allemand et ce en vue de générer une répression sanglante susceptible de donner une impulsion à la résistance armée: 48 personnes dont 27 communistes déjà internés furent fusillés par les Allemands en représaille. Cette tragédie conçue et réalisée par le Parti Communiste est aujourd’hui entièrement démontée, l’un des membres du commando, encore en vie, ayant tout avoué devant caméra (Gilbert Brustlein). Il est par ailleurs intéressant de savoir que Fernand Grenier important personnage du PCF (il assurera la liaison physique Paris Londres pendant la guerre) avait été “évadé” du camp de Chateaubriant quelque temps avant le drame avec quelques autres personnages utiles, sur ordre du PC clandestin.

3
Des incendies multiples furent organisés entre les Montagnes Noires et les Montagnes d’Arrée avec comme épicentre St Goazec (29) dont la population eut la surprise de voir des granges brûler ça et là . Les vols ne se comptent alors plus avec quelques souvenirs cuisants de violences complémentaires.

Nombre de femmes furent enlevées pour servir de “dame de confort” avant d’être assassinées:
Marie-Angélique Savidan épouse Francia à Quemper Guezenec .
Marie Quintin ((20 ans) à Pontrieux .
Marie-Josephine Lincot de Locarn .

Les sœurs Le Moal (17 et 19 ans) à Spezet. violées, abattues et enfouies dans une vasière .
Madeleine Narbonne à Redon violée, roulée sur des tessons de bouteilles et noyée.
…etc..

Les assassinats – hors toute nécessité militaire – dont le nombre (plus de 1000) écarte toute idée de bavure mais impose celle de crime organisé se sont alors multipliés.

Quatre prêtres influents dont les Abbés Perrot le 12/12/43 à Scrignac (29) et Lec’hvien le 10/8/44 à Quemper Guezennec (22), des notables ruraux pour la seule raison qu’ils possédaient un château, des familles entières dont celle d’un officier supérieur de la marine au Gouray (22), des anciens militaires à la retraite, des régionalistes, particularistes ou des indépendantistes bretons.ou des “suspects” ( Petithomme à St Gilles Pigeaux 22 )..etc…

L’assassinat de l’abbé Perrot à Scrigniac le 12/12/43 a été organisé par un envoyé du PC clandestin de Paris (Marcel Dufriche) qui, ensuite, avec son complice local Thépaut, lança une grenade dans un foyer du soldat allemand à Morlaix le 24/12/43. Trente deux morlaisiens payèrent de leur vie cette action accomplie sciemment en vue de provoquer la répression qui avait suivi.

Enfin, les Américains arrivant, les responsables locaux FTP – le plus souvent des instituteurs communistes – entraîneront dans la mort de nombreux jeunes gens inexpérimentés pour récolter des parcelles de gloire au profit du PCF aux fins de faire oublier la collaboration active des communistes avec la Werhmacht (pendant 22 mois de guerre sur 68 ), alors même que les Allemands ne demandaient qu’une chose: se rendre aux Américains, mais aussi pour asseoir la suprématie communiste dans la “résistance “ en vue de la prise de pouvoir finale .

La tragique affaire du Creac’h Maout en Pleubian (22) ayant causé inutilement les 5,6 et7 aoùt la mort de 29 malheureux alors même que les forces du Général Patton arrivaient à Brest le 7 aoùt est un exemple de l’application de cette singulière politique .

La fixation d’unités FTP autour des poches allemandes de Lorient et de St Nazaire peut être maintenues dans ce but par accord germano – américain ainsi que l’envoi de volontaires sur le front calmèrent momentanément le jeu .

Lorsqu’en 1944 Maurice Thorez reçut de Staline lui même (entretien diplomatique du 19/11/44 en présence de Molotov et Beria -Archives Présidentielles de la Fédération de Russie F 45/0/1/D/390/ff.85-93) l’ordre de surseoir à toute tentative de prise de pouvoir les armes des FTP furent regroupées et cachées.L’auteur de ces lignes a été témoin de cette mise à l’abri.

Quand Staline eut ordonné une autre stratégie (entretien diplomatique Staline-Thorez du 18/11/47 – Archives Présidentielles de la Fédération de Russie 45/1/392/83-106) : abandon de la prise de pouvoir, orientation de l’action sur la décolonisation, le Parti Communiste de Bretagne se lançe dans la lutte contre la guerre d’Indochine (1) et participe à la création du MRAP construit par le Parti Communiste Français avec la coopération d’idiots utiles pour continuer le sabotage de la société française par d’autres voies que celle des armes.

Il s’agissait toujours alors d’aider la patrie (URSS) à imposer son hégémonie sur le monde .

Maintenant l’association communiste ANACR prise d’une stèlomania frénétique tente d’inonder le paysage breton de stèles incongrues (2) accompagnées de panneaux pseudo historiques visant à raccrocher la lutte contre les Allemands à l’imposture antiraciste tout en tentant de polluer l’esprit des jeunes élèves des collèges avec le même dessein et ce avec la complicité des autorités françaises. La guerre d’Algérie n’étant pas oubliée avec la FNACA association dont le bureau est entièrement communiste .

Pour faire bonne mesure la propagande communiste désormais liée au jacobinisme français représenté par la Libre Pensée , le Grand Orient de France , les trotskistes , l’aile trotskiste du Parti socialiste et les anarchistes est engagé dans le combat anti – breton .Tout ce monde marche sur le slogan : Bretons = collabos pour stigmatiser le nationalisme breton . Le Parti National Breton (PNB ), défendant les intérets de la Bretagne , avait cru opportun en 1939 , pour se libérer de la France, de rechercher l’appui de l’Allemagne. Cette dernière un temps perplexe sur le sujet finit après les accords de Montoire par retenir l’avis du Maréchal Pétain violemment opposé à toute idée de démembrement de la France. Le PNB n’a jamais “collaboré “, le régime de Vichy , lui , ne souhaitait que sa disparition .

Faute d’éléments les jacobins précités ont voulu exploiter l’odyssée quelque peu folklorique du Bezen ( Groupe Autonome ) Perrot pour valoriser la “résistance “et , partant, le PC . Ce groupe fort d’un effectif de 63 hommes n’en a jamais aligné sur le terrain plus de 50 et qui plus est par groupes isolés de 5. Ces équipes et des groupes épars ont assisté les unités allemandes du 1er février à fin aoùt 1944 et ont donc fourni un maximum de 10500 jours / soldats à la Wehrmacht. On est loin des dizaines de millions de jours / assistance fournis par le Parti Communiste à la même armée pendant 22 mois ainsi que des dizaines de millions de jours / soldats policiers et miliciens fournis par les Français à l’Allemagne après l’armistice pour courir après la “ Résistance “, sans compter les multiples prestations de la collaboration .

Que Celestin Laîné n ‘ait pas été très clairvoyant dans son engagement armé au profit d’une armée déja vouée à la déroute (1er février 1944 ), c’est certain et même surprenant compte tenu de son niveau de formation ( Ingénieur de Centrale ). Il ne représentait ni le PNB ni la Bretagne , c’est également certain; son bilan en pertes s’élève à moins d’une dizaine d’hommes chiffre que l’on peut extrapoler militairement pour ses victimes soit également une dizaine . Le parti des assassins ( PC ) avec ses centaines de millions de victimes innocentes est plutôt mal placé pour donner son avis! Comme ceux qui ont ordonné ( Churchill ) ou approuvé ( de Gaulle ) le meurtre de 1297 marins à Mers El Kebir en 1940 (plus de 60% de bretons en évaluation basse ) ou ceux qui ont perpétré ( Communistes ) ou caché (Les Alliés ) les dizaines de milliers de cadavres de Katynn et autres charniers..etc….

1) cela vaudra au PC de voir sauter en 1952 son siège de St Brieuc détruit à l’explosif par les parachutistes , bretons pour la plupart , partant pour l’Indochine.

2) les monuments aux morts des communes bretonnes sont là pour ça , à ceci près qu’ils ne devraient comporter que la mention “Morts pour la France “ et non “ pour la Patrie “.

Guy Môquet : le résistant fantôme

HISTORIEN A L’UNIVERSITÉ DE BOURGOGNE

« Guy Môquet n’était pas un résistant »

Jean-Marc Berlière est professeur d’histoire contemporaine à l’université de Bourgogne. En cette période où Guy Môquet est « partout » – même auprès de l’équipe de France de rugby ! – ce spécialiste de la période de l’Occupation, donne son point de vue.

Le Bien pu- blic – les Dépêches : « Demain, à la demande de Nicolas Sarkozy, la lettre que Guy Môquet a écrite juste avant d’être fusillé par les Allemands en 1941 doit être lue aux lycéens. Que vous inspire cet hommage ? »

Jean-Marc Berlière : « C’est d’abord une bonne chose dans la mesure où cela permet de remettre en lumière une époque et des personnalités complètement inconnues. Si l’on avait posé la question il y a quelques mois, beaucoup auraient certainement cité, à l’énumération de ce nom, une station de métro ! Mais, on est actuellement en pleine récupération politique. D’une part, par un président dont on ne savait pas que son Panthéon était constitué de figures de gauche et d’autre part, par le parti communiste qui, avec cette affaire, est en train de piétiner 50 ans d’historiographie, ce qui est gravissime ! »

BP-LD : « C’est-à-dire ? »

J.-M. B. : « On est en train de dire n’importe quoi sur le plan historique. Le parti communiste n’était pas résistant quand Guy Môquet est arrêté en octobre 1940, et le fait qu’il soit exécuté par les Allemands un an plus tard ne changera rien à cette donnée. En octobre 41, il est fusillé comme otage, à la suite d’un attentat, commis par des communistes qui sont entrés en résistance à l’été 1941. Affirmer le contraire est un anachronisme ».

BP-LD : « Dites-nous en plus sur le PCF de cette époque ? »

J.-M. B. : « Le parti communiste à l’été 1940 est dans une position claire, celle de Moscou, de l’Internationale communiste, découlant du pacte germano-soviétique du 23 août 1939. Les communistes dénoncent alors la guerre, qui n’est plus celle contre l’Allemagne nazie ou contre le fascisme, mais une guerre impérialiste entre l’Allemagne et l’Angleterre.

Ils ne sont ni patriotes, ni démocrates, mais internationalistes et luttent pour instaurer la dictature du prolétariat. Maurice Thorez, par exemple, a déserté pour gagner l’URSS, il y aura même des sabotages dans des usines. C’est pourquoi les communistes sont arrêtés et poursuivis par la République. Plusieurs milliers vont ainsi être internés ».

« Fais de cela un monument »

BP-LD : « C’est ce qui arrive à Guy Môquet. »

J.-M. B. : « Lui est arrêté en octobre 1940 car il est communiste et distribue des tracts du parti. Dans ces textes, on chercherait en vain un mot contre les Allemands. Le gouvernement de Vichy est au pouvoir depuis le 10 juillet. Il n’a pas supprimé la législation mise en place sous la IIIe République. Le PC n’entrera très clairement dans la résistance qu’après l’attaque de l’URSS par la Wehrmacht l’année suivante.

Le parti commencera alors à organiser des attentats. Suite à l’un d’entre eux, le 20 octobre 1941 quand trois jeunes communistes tuent le commandant militaire de la place de Nantes, 25 de leurs camarades, dont Guy Môquet, et deux trotskistes sont choisis dans un camp d’internement de Vichy, à Châteaubriant, près de Nantes, pour être fusillés le lendemain, le 22 octobre ».

BP-LD : Comment ce jeune homme qui avait 17 ans est devenu un symbole ?

J.-M. B. : « Après cette exécution, l’émotion a été énorme malgré la censure. Très vite, Jacques Duclos, le chef du PC clandestin, a vu tout le parti qu’il pouvait tirer de cette affaire.

Après avoir récupéré les lettres des condamnés, mais aussi des planches de la baraque dans laquelle les otages avaient été rassemblés et sur lesquelles ils avaient écrit leurs derniers mots, il les envoie à Aragon, le poète écrivain, en lui disant « fais de cela un monument ».

Ce monument, c’est le « Témoin des martyrs » qui paraîtra clandestinement en 1942 et qui constitue la première pierre du monument mémoriel que le PCF va construire sur les « 27 de Châteaubriant » dont Guy Môquet, par sa jeunesse, sera le symbole le plus éclatant. Sa mort sera exploitée à des fins politiques par un parti soucieux d’effacer une période « difficile » de son histoire ».

Cyrill BIGNAULT

Parutions. – Jean-Marc Berlière a écrit, avec Frank Liaigre, plusieurs ouvrages consacrés au PCF sous période de l’occupation : « le sang des communistes », paru chez Fayard (2004), qui raconte l’histoire de l’été 1941, le début des attentats, de la lutte armée et des fusillés de Châteaubriant. Une suite de ce premier ouvrage est parue il y a quelques semaines, toujours en collaboration avec Frank Laigre : « Liquider les traîtres », sous-titré « La face cachée du PCF 1941 – 1943 », chez Robert Laffont.

Parutions
Jean-Marc Berlière a écrit, avec Frank Liaigre, plusieurs ouvrages consacrés au PCF sous période de l’occupation : « le sang des communistes », paru chez Fayard (2004), qui raconte l’histoire de l’été 1941, le début des attentats, de la lutte armée et des fusillés de Châteaubriant. Une suite de ce premier ouvrage est parue il y a quelques semaines, toujours en collaboration avec Frank Laigre : « Liquider les traîtres », sous-titré « La face cachée du PCF 1941 – 1943 », chez Robert Laffont.

Liquider les traîtres : la face cachée du PCF 1941-1943

Culture Loisirs | Figaro Littéraire
De la Résistance à l’assassinat politique

Par Stéphane Courtois.
Publié le 20 septembre 2007
Actualisé le 20 septembre 2007 : 11h06

Liquider les traîtres : la face cachée du PCF 1941-1943 de Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre Robert Laffont, 416 p., 22 €.

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L’essai de Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre met en lumière l’existence pendant la guerre d’une police politique au sein du Parti communiste français.
DEPUIS 1944, la Résistance a été – des gaullistes aux communistes – le socle de toute légitimité politique ; et elle a mobilisé la mémoire nationale et nourri un imaginaire tant nationaliste que révolutionnaire. Les résistants ont multiplié des récits qui ont été considérés comme textes sacrés par l’opinion et la plupart des historiens. Ce privilège du témoin s’est maintenu pendant six décennies, une loi de 1979 ayant imposé ce délai à l’ouverture des archives de l’État. Et il a, au fil des ans, encouragé le développement de légendes résistantialistes, colportées – souvent jusqu’à la boursouflure – par nombre d’auteurs et que, faute d’accès aux documents représentant une réelle preuve, il était impossible de vérifier.
Ce délai est aujourd’hui forclos et l’on assiste à une révolution documentaire qui inaugure la renaissance des études sur la Résistance et fait voler en éclats les légendes. En 2004 déjà, Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre ont publié un ouvrage remarquablement documenté sur les débuts de la lutte armée du Parti communiste français, de l’été 1941 au début 1942 (1). Un lancement qui se solde par un triple échec : 7 soldats allemands tués, 30 combattants arrêtés et condamnés à mort et 218 otages fusillés – dont le désormais célèbre Guy Môquet, arrêté début octobre 1940, alors que le PCF n’était encore guère résistant. Avec Liquider les traîtres – et grâce aux riches archives de la Préfecture de police de Paris, qui recèlent également les archives internes du PCF clandestin, saisies lors des arrestations -, les mêmes auteurs éclairent tout un pan, très mal connu parce que très secret, de l’histoire du PCF en résistance : celle du « détachement Valmy ». Harcelé par Moscou qui exigeait une intensification de la lutte armée en France, Jacques Duclos, le chef du parti clandestin, chargea ce groupe – bras armé de la commission des cadres, organe central de l’appareil – d’organiser à Paris, entre août et octobre 1942, des attentats spectaculaires contre l’occupant. Le plus fameux fut l’attentat contre le cinéma Rex qui tua trois Allemands et en blessa une vingtaine. Mais le « Valmy » avait d’autres activités moins avouables : il était en réalité la police intérieure du parti, et ses membres se considéraient comme une « GPU », du nom de la police politique de Staline. Ainsi, de juillet 1941 à juillet 1942, le « Valmy » s’est consacré à des assassinats ciblés visant en priorité d’ex-dirigeants communistes qui, après le pacte entre Hitler et Staline d’août 1939, s’estimaient trahis dans leur engagement antifasciste et avaient quitté le parti. Le premier, abattu dans le dos, fut Marcel Gitton, ex-membre du bureau politique. S’il visa des collaborationnistes – comme Clément, rédacteur en chef du journal de Doriot -, le « Valmy » commit aussi nombre de « bavures », coûtant la vie à des Français innocents. Deux cas sont particulièrement troublants : celui de Georges Déziré, cadre communiste important accusé à la légère de travailler pour la police, assommé à coups de briques et abattu à coups de revolver, et que Duclos, après guerre, lava de tout soupçon ; et celui de Mathilde Dardant, une jeune femme agent de liaison de Benoît Frachon – numéro deux du parti clandestin -, assassinée sur ordre de la direction, semble-t-il pour raisons « sentimentales », et dont le corps fut abandonné, nu, dans les bois.
Fanatisme idéologique
Le « Valmy » a été un de ces noyaux formés par le PCF et prêts, par fanatisme idéologique et discipline bolchevique, à suivre aveuglément les ordres, y compris les plus infâmes. Le fonctionnement et la mentalité de ce groupe soulignent ce qui, au coeur de l’appareil communiste, constituait sa dimension proprement totalitaire. Cette histoire du « Valmy » éclaire, en miroir, celle des deux brigades spéciales des Renseignements généraux chargées de traquer les « terroristes ». Formées de policiers républicains, elles recherchaient déjà les communistes en 1939-1940, quand le PCF prônait le défaitisme en pleine guerre contre Hitler, et poursuivirent ce travail quand, à partir de l’été 1941, le PCF entra en résistance ouverte à l’occupant. Les auteurs nous en détaillent l’organisation, nous brossent le portrait et les motivations de leurs chefs, nous décrivent leurs méthodes de travail – de la filature la plus sophistiquée aux tortures physiques et psychologiques les plus efficaces – et nous narrent la fin de la partie : lors de la libération de Paris, une préfecture où la cave du préfet de police a été pillée, où l’état d’ébriété est général et où le communiste Arthur Airaud a pris le commandement, s’emparant de nombre d’archives pour le compte du parti et engageant une épuration expéditive.

(1) « Le Sang des communistes. Les Bataillons de la jeunesse dans la lutte armée, automne 1941 », Fayard, 415 p., 22 eur.

Guy Môquet (suite)

Affaire Guy Môquet (suite)

L’ineffable Marie Georges Buffet s’écrie en janvier 2007:

“J’interdis au ministre d’Etat, qui fait la chasse aux enfants dans les écoles, qui veut emprisonner les mineurs, d’utiliser le nom de Guy Môquet dans ses meetings.”

Elle n’avait pas tout à fait tort en ce sens que Guy Môquet était en 1940 un jeune communiste convaincu, discipliné comme son père et disponible pour le parti. Son militantisme ne peut être mis en doute mais pour ce qui est de la Résistance contre l’occupant allemand, l’image est comme l’indique la mise au point n° I du 19 mai 2007/Réseau Jord plus que mythique. Vue sous cet angle l’initiative de Nicolas Sarközy laisse à désirer vraisemblablement par ignorance, ce qui n’est pas banal pour un président de république, à moins qu’il n’ait imprudemment suivi un malicieux et intéressé conseil de Max Gallo.

De jeunes militants communistes avaient déjà, avant juin 1941, été condamnés à mort ou à de lourdes peines notamment pour sabotages de matériels…..français:

“Le 27 mai 1940 le 3ème Tribunal Militaire de Paris condamna ainsi pour sabotages de moteurs d’avions Farman Raymond Andrieux 18 ans et Roger Leroux 17 ans 1/2 à 20 ans de travaux forcés, Roger Rambaud 17 ans 1/2, Marcel Rambaud 23 ans, Maurice Lebeau 33 ans et Léon Lebeau 17 ans 1/2 à la peine de mort.”( in Les Communistes Français pendant la Drôle de Guerre – A. Rossi – Les Îles d’Or – 1951). Le Parti des lendemains qui chantent ne nous parle pas beaucoup de ces héros là! Et pourtant ce sont des héros du Parti Communiste morts en exécutant les missions qui leur avaient été confiées.

Le courroux de Marie Georges Buffet est tout de même un peu singulier car non seulement elle tente d’occulter 22 mois de collaboration du Parti Communiste Français avec l’Allemagne en guerre (sur 68) mais encore elle veut participer à la déification d’un malheureux jeune homme qui ne doit sa mort qu’à une décision du PC clandestin: le meurtre du lieutenant colonel allemand Hotz programmé aux fins de provoquer une sanglante et révoltante répression. Le sang des communistes ne vaut vraiment pas cher… pour les communistes.

Ce procédé criminel d’action / réaction perpétré en vue d’une exploitation n’était pas du goût de tout le monde au PC, le Breton Marcel Cachin en particulier pourtant “pur et dur” n’admettait pas la méthode qu’il considérait comme barbare ce qui lui a valu d’être expédié par le PC au centre de la France pour qu’il y soit inoffensif.

C’est toutefois le meurtrier du lieutenant colonel Hotz qui révèle avec le plus de précision la sanglante duplicité du PC.

En effet Gilbert Brustlein, son forfait- dont il connaissait le but réel – accompli, rentra à Paris. Le PC clandestin en la personne de Tillon lui offrit de perpétrer un attentat spectaculaire contre les troupes allemandes. Brustlein comprit qu’il ne pouvait pas s’en sortir vivant et que le but réel était d’éliminer un témoin gênant de la tragédie de Châteaubriant. Recherché dans toute la France par la Gestapo il refusa.

A quelque temps de là Pierre Georges dit Colonel Fabien dit Frédo, missionné par le Parti pour l’exécuter, l’engagea à s’enfuir. Les deux hommes étaient liés par une fraternité d’armes depuis l’attentat ayant coûté la vie à l’aspirant allemand Moser à Paris. Dûment prévenu Brustlein disparut en Angleterre d’où il ne revint qu’après l’évacuation de la France par Les Allemands.

“Il (Gilbert Brustlein) me révéla finalement qu’un nommé Fredo avait été chargé de le descendre. Je savais que l’ordre était exact, mais j’ignorais le nom de celui qui était chargé de cette exécution.
Fredo (me dit-il) m’a emmené dans les bois de Fausses Reposes et m’a avoué l’ordre qu’il avait reçu de m’abattre. Mais Fredo ne pouvait exécuter un camarade avec lequel il avait combattu. Il m’a dit de foutre le camp et de disparaître.” (in Une Jeune Fille en Guerre – Maroussia Naïtchenko – Imago – 2003).

Gilbert Brustlein interviewé dévoile toute l’affaire devant les caméras de FR3 en 2001 (interview détenue par le Réseau Jord) Il expose l’ensemble de sa vie dans un ouvrage autobiographique relativement récent.

Depuis 1944 les mensonges prévalent sur le sujet, aussi grossiers que “le parti des 75000 fusillés” ou “la libération de Paris par les Francs Tireurs” en application du principe très bolchevique: plus c’est gros plus ça passe.

Il reste que quatre évasions du camp de Châteaubriant survenues le 19 juin 1941 – soit 2 jours avant l’attaque allemande en Russie et quelques mois avant l’attentat de Nantes aux sanglantes conséquences – celles de Fernand Grenier, Eugène Hénaff, Henri Raynaud et Léon Mauvais, quatre importants personnages du Parti, laissent à penser et méritent enquête approfondie.

Aujourd’hui (13 septembre 2007) le Parti Communiste n’écoutant que sa bonne foi n’hésite pas à utiliser l’image et le nom du jeune Môquet sur ses affiches pour recruter des militants.

Assassiné à cause d’un acte délibéré commis par ce même Parti il peut sans doute encore servir. Rejoignez le Parti Communiste disent leurs placards exhibant par ailleurs la photo de Guy Môquet. Ils pourraient ajouter “avec des amis comme nous, plus besoin d’ennemis”.

“ Moi j’ai les mains sales. Jusqu’aux coudes. Je les ai plongées dans la merde et dans le sang. Et puis après ? Est-ce que tu t’imagines qu’on peut gouverner innocemment ? (in Les mains sales – Jean Paul Sartre)”

A la mémoire de :

Georges Déziré, communiste, interégionnal de Normandie assassiné sur dénonciation calomnieuse par un tueur du Parti ( vraisemblablement Dufriche) puis réhabilité après la guerre par le même parti, alors confondu.

L’abbé Yann Vari Perrot assassiné le 12 décembre 1943 à Scrignac

L’abbé Pierre Marie Lec’hbien assassiné le 10 août 1944 à Quemper Guezennec

Marie Quintin 20 ans assassinée le 12 août 1944 à Pontrieux et près d’un millier de Bretons massacrés sans aucune nécessité militaire par les FTPF.

Sic transit gloria mundi.