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L’étrange connexion d’Abdelhakim Dekhar avec le renseignement français, algérien et le SAC

Notice du Réseau JORD Kadoudal émise le 23/11/2013 à 19:30

Abdelhakim Dekhar n’a été mis en examen que pour “tentative d’assassinat”. La dimension terroriste n’ayant pas été retenue malgré les motivations politiques de l’intéressé. Jean Guisnel, agent du renseignement français et accessoirement journaliste, a par ailleurs dès hier désigné Abdelhakim Dekhar comme un simple “déséquilibré”, écartant fébrilement toute idée de planification et d’éventuelles ramifications. Ce qui invite logiquement à la suspicion.

En croisant les informations disponibles sur Abdelhakim Dekhar, des liens avec l’appareil du renseignement français et algérien apparaissent. Ce qui n’est pas sans rappeler l’affaire Mohammed Merah.

Selon les premiers éléments disponibles, c’est la piste de la contre-guérilla qui semble la plus crédible. Dekhar ayant été membre du renseignement algérien chargé, durant la guerre entre l’Etat Algérien et le GIA (islamistes), de repérer en France les éléments algériens potentiellement liés à la mouvance islamiste. Il est aussi lié à un officier de renseignement français, ayant grenouillé auprès du GAL, un groupe paramilitaire franco-espagnol chargé d’éliminer des membres d’ETA en dehors de toute légalité. Vraisemblablement au coeur d’une coopération franco-algérienne, Dekhar aurait été chargé d’infiltrer aussi bien l’extrême gauche que la mouvance islamiste dans les années 90 avec l’aide d’experts ayant agi contre l’ETA, organisation basque d’obédience marxiste. C’est lui qui fournira l’armement au couple de jeunes marginaux d’ultra-gauche, Florence Rey et Audry Maupin, qui fit plusieurs morts dans une tuerie vraisemblablement téléguidée par des services de renseignement, français ou algérien, dans un but non défini, mais vraisemblablement politique.

Il est impossible de définir à l’heure actuelle qui sont les commanditaires d’Abdelhakim Dekhar. Mais le fait que les sites internet de Libération et de la Société Générale, lequel est particulièrement protégé des pirates, indique que la thèse de l’acte isolé ne tient pas. Pour neutraliser même temporairement les transactions d’une grande banque, il faut par évidence des moyens informatiques conséquents. Or, immédiatement le parquet a non seulement exclu la dimension terroriste de l’acte mais encore retenu la thèse de “l’acte isolé”, qu’infirme les dites attaques informatiques.

En toute logique, on peut d’ores et déjà affirmer que le gouvernement français ne désire pas donner de dimension politique à cette faire et cherche, pour des raisons inconnues à ce stade, à masquer ce qui peut être :

– Soit une action des services de renseignement français dans le cadre d’une campagne de guerre contre-insurrectionnelle dont les buts sont encore inconnus

– Une action de déstabilisation menée par un gouvernement étranger contre la France, émanant peut-être du gouvernement algérien dans l’hypothèse de tensions entre la France et l’Algérie

– Une action interne de la part d’une faction des services de renseignement français hostile au gouvernement actuel et travaillant, potentiellement, pour la droite française, singulièrement les réseaux sarkozystes héritiers des bons offices de Charles Pasqua, ancien membre du SAC auquel a appartenu le recruteur de Abdelhakim Dekhar

Pour en savoir plus :

INFO PANAMZA. L’homme que son ADN désigne aujourd’hui comme le “tireur de Libération” avait affirmé, lors du procès de Florence Rey, être un agent des services secrets. En 1996, Abdelhakim Dekhar avait fait la démonstration, face à un juge, de son lien inattendu avec un militaire au passé obscur.

Dekhar prétendait avoir rencontré au Liban, lors d’une mission, un officier français dont il avait donné le nom.

Lors de cette séance au Palais de justice, étaient présents trois gendarmes du Palais et cet homme dont le juge d’instruction n’a pas voulu me donner le nom.

Abdelhakim Dekhar est allé directement vers lui, lui a serré la main et l’a appelé par son nom, ils semblaient très bien se connaître.

Tels sont les propos extraits d’un entretien accordé aujourd’hui au Figaro par Emmanuelle Hauser-Phelizon, ancienne avocate d’Abdelhakim Dekhar.

De 1994 à 1998, le Franco-Algérien était en détention provisoire en raison de son implication présumée dans l’affaire Rey-Maupin. En 2003, l’émission Faites entrer l’accusé de France 2 lui avait consacré une séquence.

Interrogée dans la nuit de mercredi à jeudi sur I Télé, l’avocate avait déjà souligné l’importance de cet “officier français” connu au Liban par Abdelhakim Dekhar. La chaîne d’information n’a pas mis en ligne la vidéo intégrale de cette interview (dont un extrait peut être vu ici). Les propos tenus alors par Emmanuelle Hauser-Phelizon sont néanmoins similaires à ceux exprimés ensuite auprès du Figaro.

Dans la matinée de jeudi, l’avocate, sollicitée par RTL, France Inter et BFM TV, a nuancé le portrait sommaire qui allait être esquissé par François Molins, procureur de la République de Paris, au sujet de son ancien client et repris sans sourciller par la plupart des médias hexagonaux : il serait réducteur, selon celle qui l’a fréquenté durant quatre années, de considérer simplement Abdelhakim Dekhar comme un ancien hurluberlu “aux tendances affabulatrices” comme l’a décrit le magistrat. “Il n’était pas un mythomane”, a-t-elle fait savoir au Figaro.

Le procureur de la République de Paris : “Dès lundi la thèse d’un auteur unique était privilégiée” sur WAT.tv

Je ne le voyais pas comme un homme violent mais comme un homme intelligent, extrêmement méfiant, même vis-à-vis de moi.

C’est une affaire (ndlr: l’affaire Rey-Maupin) qui a traumatisé le pays. On ne s’est intéressé qu’à Florence Rey et Audry Maupin à l’époque. Des tas de choses ne sont pas sorties lors de ce procès. Je n’ai plus aucune nouvelle de lui depuis 1998.

Cet homme est une énigme. Je n’ai jamais eu de rapports proches. J’avais des convictions dans son dossier mais c’était quelqu’un d’extrêmement réservé et d’extrêmement intelligent.

Emmanuelle Hasuer-Phelizon, BFM TV, 21.11.13

Lors du procès Rey-Maupin, les experts psychiatriques étaient d’ailleurs beaucoup moins catégoriques que François Molins. Voici les extraits du rapport médical effectué alors sur Abdelhakim Dekhar et rapportés aujourd’hui par le journaliste Frédéric Ploquin de Marianne (passages en gras soulignés par Panamza):

A en croire l’un des docteurs qui a mené son examen psychologique pour le compte de la justice après son arrestation, en 1994, pour complicité de vol à main armée, « ses différents emplois n’auraient en fait qu’un rôle de prétexte, puisque son activité réelle, officielle et mensualisée selon lui, aurait été celle d’officier de renseignements pour les autorités algériennes ».

« C’est ainsi, poursuit le docteur, qu’il aurait eu pour mission d’infiltrer les milieux gauchistes, marginaux et potentiellement violents de la région parisienne ». Dernière réflexion : « Il n’est pas impossible que les services de renseignements algériens ou français utilisent des personnalités plus ou moins déséquilibrées et plus ou moins insérées socialement pour justement infiltrer les milieux marginaux ».

Marianne rapporte également les propos tenus alors par Dekhar devant le juge.

Dès ses premières déclarations devant le juge chargé d’élucider l’attaque d’une fourrière parisienne par deux apprentis gauchistes, ponctuée par la mort de trois policiers et d’un chauffeur de taxi, Dekhar raconte en effet qu’il a bénéficié d’une formation dans une école militaire, près d’Alger (« On m’a appris à formuler des messages, à les coder, à filmer avec des caméscopes et à filer les gens »). Puis comment il a mené ses premières missions d’espionnage parmi les étudiants algériens, sur le campus universitaire de Metz, pour le compte d’un membre de l’amicale des algériens en Europe, un certain Mohamed Boudiaf. C’est sous le contrôle d’un officier palestinien, un certain Haffif Lakdar, qu’il aurait approfondi ses contacts avec la mouvance autonome, en particulier avec Philippe Lemoual, qu’il a connu à l’occasion d’un concert, puis en fréquentant les squats parisiens, fin 1990. « On m’avait, dit-il, demandé de m’infiltrer auprès de gens susceptibles de faire partie de milieux islamistes dans certaines banlieues ». On lui aurait également permis d’accéder à une sorte de centre de documentation sur l’extrême gauche clandestine, situé à l’intérieur de l’ambassade d’un pays du Golfe, près de Trocadéro. Il aurait ensuite été pris en main par un membre du consulat d’Algérie à Aubervilliers, un certain Moukran. Travaux pratiques : un mystérieux tract appelle à la jonction de la violence entre l’Algérie et les banlieues françaises, en novembre 1993. « On » lui demande « d’être bien » avec Philippe, mais aussi avec un garçon surnommé « Francky », qui semble lui aussi avoir un lien avec ce tract.

« C’est dans ces conditions, explique-t-il, que Philippe est venu me demander d’acheter un fusil de chasse » S’il a accepté, c’est « dans une optique précise, qui consistait à faire du renseignement pour mon pays, qui est en guerre ».

Officiellement, la justice n’a jamais corroboré ces déclarations singulières d’Abdelhakim Dekhar, surnommé alors “Toumi”. Mais une chose est certaine: la condamnation clémente de l’homme qui se disait “protégé par les services” avait surpris sa propre avocate. Malgré le témoignage de Florence Rey qui le désigna comme le “troisième homme”, Dekhar a seulement été reconnu coupable d’association de malfaiteurs et écopa de quatre années de prison, soit la durée exacte de sa détention provisoire. Comme le fit remarquer -hier soir, sur I Télé- son ancienne avocate, le Parquet avait pourtant requis dix années. Ce fut une décision “étrange”, ajouta Emmanuelle Hauser-Phelizon.

Barbouzes, terrorisme d’Etat et coups tordus

Panamza a découvert le nom de ce mystérieux “officier français” auquel l’avocate fait mention dans son entretien accordé au Figaro, précisant que le juge n’avait pas voulu alors lui décliner son identité. Il s’agit de Gérard Manzanal. Cette information avait été obtenue et divulguée le 28 mai 1996 par la journaliste Cathy Capvert de L’Humanité. Extraits (passages en gras soulignés par Panamza) :

Parce qu’il en dit trop ou pas assez, et qu’il faudra bien un jour savoir s’il est complètement fou ou un vrai agent secret, le juge Hervé Stéfan a décidé de le confronter avec l’homme qui l’aurait recruté et lui aurait permis, indirectement, d’infiltrer les mouvements autonomes français.

Ce matin-là, le magistrat ordonne donc à trois ou quatre gendarmes, habituellement employés au Palais de justice, de venir dans son bureau en civil. Il faut brouiller les pistes. Les hommes s’alignent. Tous âgés d’une cinquantaine d’années. Au milieu, le recruteur présumé. Un certain Gérard Manzanal que bien peu de monde connaît. Sauf peut-être ceux qui s’intéressent au dossier du GAL, le Groupe antiterroriste de libération dont les commandos ont semé la mort au Pays basque entre 1983 et 1987.

Dans cette affaire de terrorisme d’Etat, supposé lutter contre l’ETA, son nom a été cité par un témoin à charge dans le volet espagnol de l’enquête. Nulle part son portrait n’a été diffusé. Dans les milieux nationalistes basques, on pensait même qu’il avait disparu. Mais il est bien vivant. Au milieu de la parade d’identification, Abdelhakim Dekhar le reconnaît, tend son index et dit: « C’est Gérard Manzanal, l’officier qui nous dirigeait à Beyrouth et m’a présenté à des officiers de la Sécurité militaire algérienne. Il était membre du SAC. C’est lui qui me l’a dit ».

Plus loin, la journaliste précisa que l’intéressé avait évidemment démenti tout lien avec Abdelhakim Dekhar.

L’ancien sergent recruteur de la légion étrangère à Bayonne, aujourd’hui affecté près du commandement général des régiments étrangers, explique: « De par mes fonctions, je suis un homme public. Dans toutes les gendarmeries, les ANPE, les commissariats, il y a des affiches pour inciter les hommes à s’engager, j’y agrafe ma carte de visite ». Reste que sa photographie n’y est pas accolée. De toute façon, il dit: « Je n’ai jamais fait partie du SAC. Je ne suis jamais allé à Beyrouth. Je ne connais aucun membre de la Sécurité militaire ».

Et d’émettre, à propos de l’affaire Rey-Maupin survenue au début de la campagne présidentielle de 1994/95 et sous l’ère Pasqua (alors ministre de l’Intérieur et ancien responsable du Service d’Action Civique) une audacieuse hypothèse (que certains taxeraient probablement aujourd’hui du mot fourre-tout de “complotiste”) pour conclure son article:

Un légionnaire qui aurait fait partie du SAC: la coïncidence est trop belle, colle trop bien avec la thèse de la manipulation policière que défend depuis son arrestation Abdelhakim Dekhar. Le SAC dissout, les aventuriers n’ont pas obligatoirement disparu.

Et si, effectivement Dekhar avait raison et qu’un groupe de militants d’ultra-gauche avait été infiltré afin d’être utilisé pour servir une idéologie de droite?

Dans un ouvrage paru en 1981, juste après la tuerie d’Auriol, Lecavelier, ancien membre du SAC, expliquait que la stratégie de cette milice consistait à « déstabiliser le régime par des actions d’infiltration et d’intimidation pouvant aller jusqu’à la violence ». On aurait le « comment? ». Peut-être même le « pourquoi? » de l’attaque de la préfourrière.

Hormis cet article de L’Humanité, exhumé aujourd’hui par Panamza, il existe très peu d’éléments publics -disponibles en ligne- à propos de Gérard Manzanal. Il faut consulter la presse espagnole et les essais hispanophones consacrés à l’ETA pour avoir des bribes d’information. Ainsi, le quotidien El País paru le 17 septembre 1988 évoqua le démenti de Manzanal à propos de son implication dans l’affaire du GAL, ce groupe clandestin de paramilitaires secrètement appuyés par l’Espagne et la France pour lutter contre les indépendantistes basques de l’ETA. Le 21 septembre 1995, le même quotidien espagnol souligna la participation vraisemblable de Manzanal dans les opérations du GAL. Un livre paru en 2008 sur les services secrets espagnols qualifia Manzanal de “mercenaire” au service des agences de renseignements. En avril 2011, le site La Gaceta consacra un portrait à l’une des figures opaques du GAL, un policier français surnommé “Jean-Louis”: incidemment, le journaliste Manuel Cerdán fit allusion à Gérard Manzanal, présenté comme l’un de ses “ex-collaborateurs” qui serait aujourd’hui décédé.

En mars 2012, Canal+ diffusa une enquête de 52 mn consacrée à ce sujet particulièrement obscur dans les relations franco-espagnoles et dénommé “GAL: des tueurs d’Etat ?”. En 1996, les députés communistes avaient réclamé, en vain, la création d’une commission d’enquête parlementaire sur la question. Un juge d’instruction, Christophe Seys, avait également tenté, sans succès, de faire la lumière sur le volet français de ces opérations clandestines et meurtrières: « J’ai commencé à vouloir le faire, expliqua-t-il, mais les choses sont devenues difficiles…».

Quel rapport avec Dekhar? Si l’homme avait bien été “recruté” par Manzanal, comme il l’affirma au juge, reste à savoir comment et jusqu’à quand cette collaboration occulte se déroula. Un seul fait semble assuré, à ce jour, à propos de son rapport officiel avec l’institution militaire: selon Evelyne Gosnave-Lesieur, avocate générale du procès Rey, Dekhar aurait été réformé de l’armée en raison d’un problème oculaire.

Un ancien du SAC décoré par le ministre ?

En mai 1996, lorsqu’il fut convoqué au Palais de justice de Paris, Gérard Manzanal n’était plus sergent instructeur en poste à Bayonne comme ce fut le cas du temps de l’affaire du GAL. Il avait entretemps intégré le Commandement de la Légion étrangère, basé à Aubagne. Trois mois auparavant, le 6 mars 1996, l’adjudant-chef Gérard Manzanal recevait, pour ses “28 ans de services”, la prestigieuse “médaille militaire” de la part de Charles Millon, alors ministre de la Défense et compagnon historique des mouvances groupusculaires d’extrême droite.

Dans un document publié en 1995 par El Mundo et rédigé par les indépendantistes basques de Batasuna, il est fait mention de Manzanal :

Gérard Manzanal Pan était le chef de recrutement de la Légion étrangère. Né dans la localité de Garbajosa de Alba, proche de Salamanque, il entra dans la Légion française la 6 août 1967. Sa carrière professionnelle est brillante et il a été décoré, entre autres, de la médaille d’Outre-Mer et de la Défense nationale de l’Armée française. Le 1er mars 1987, il fut arrêté et interrogé par la Police judiciaire de Bayonne en relation avec une affaire du GAL.

Pedro Sanchez (est) un homme-clef dans l’affaire du GAL. Ex-légionnaire, originaire de Santander, naturalisé français, résidant à Biarritz, extrémiste de droite convaincu, comme son ami Manzanal, ex-membre du SAC. Il fut arrêté le 4 décembre 1984 au cour de l’enlèvement de Segundo Marey par un commando du GAL. La police fit ne perquisition à son domicile, 29 rue de Mazagran à Biarritz et saisit 43 photos de membres d’ETA provenant de dossiers policiers. En outre, il portait sur lui le numéro de téléphone direct du bureau d’Amedo à la Direction supérieure de la police de Bilbao. Il alla en prison. Après une brève période de liberté conditionnelle, il fut réincarcéré jusqu’en 1986. Le 27 août de cette même année, les juges français lui accordèrent de nouveau la liberté, cette fois à cause de son état de santé extrêmement précaire. Le 7 octobre, il mourut à Bordeaux. Avec lui disparaissait une des personnes-clef dans le réseau initiale du GAL, en particulier en ce qui concerne le recrutement des mercenaires pour la formation des commandos.

Herrira, un mouvement dédié à la libération des “prisonniers politiques” basques, évoque également Manzanal, présenté comme un fournisseur d’hommes chargés d’opérations clandestines:

Amedo signale un de ses contacts comme étant le chef du recrutement de la Légion étrangère à Baiona : Gérard Manzanal Pan. C’est par son intermédiaire qu’il a connu plusieurs ex-membres de la Légion comme Sanchez ou Echalier qui participeront à des attentats.

Au lendemain de l’arrestation de Dekhar dans un parking de Bois-Colombes, et dix-sept ans après sa désignation (qui a stupéfié le juge et son avocate) de Manzanal -présenté comme son “recruteur”-, une énigme demeure : si l’homme avait collaboré durant plusieurs années (au moins de 1990 à 1994, période au cours de laquelle il infiltra avec succès l’ultra-gauche parisienne) avec un militaire rôdé dans la pratique du terrorisme d’Etat, qu’en est-il de ses contacts aujourd’hui avec de tels personnages similaires?

Rien n’exclut l’hypothèse d’une action solitaire dans les tentatives d’assassinat (non assimilées, curieusement, à une “entreprise terroriste”) perpétrées à BFM, Libération et devant le siège de la Société générale. Mais rien, non plus, n’autorise à balayer d’un revers de la main, au regard de sa connexion antérieure avec Manzanal, la possibilité d’une manipulation policière et barbouzarde aux visées politiques. Poursuivre l’exploration du passé trouble de Dekhar et de ses éventuels réseaux sera nécessaire : pour des raisons évidentes, le terrorisme d’Etat(s) constitue un tabou absolu pour la corporation médiatique actuellement au pouvoir.

Affaire des fiches n°2

Diffusé par le Réseau JORD le 04/05/2013 à 13:57 via l’Observatoire de la Christianophobie :

Le Canard Enchaîné affirme dans son édition du 22 mai 2013, que deux enquêtes sont actuellement en cours au sein des armées, qui visent essentiellement ceux qui voient d’un œil favorable le mouvement de la “Manif pour tous”.

« Troublé par le nombre d’enfants d’officiers parmi les jeunes interpellés », le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, « a demandé à la DCRI de s’informer sur ce que ces “agités” (sic) manigançaient », écrit le Canard Enchaîné.

L’autre enquête a été confiée à la DPSD (Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense) afin de « repérer les meneurs au sein de l’Institution » militaire.

« L’activisme des militaires anti gays a été jugé assez sérieux pour que le gouvernement ordonne deux enquêtes », affirme le journal satirique.

L’objectif serait de surveiller les militaires ayant des liens avec l’Institut Civitas, une organisation catholique proche de l’extrême droite et qui se veut aussi être un mouvement politique (4 officiers généraux en 2e section siègent à son conseil d’administration) ou encore avec le Bloc Identitaire.

Pour mémoire : lire ICI

Bretagne

Publié le 15/07/08 par l’Agence Bretagne Presse (ABP)
Source : Histoire et Identité
Porte parole: Louis Melennec

1488, Annus horribilis ou l’année où la Bretagne a été envahie et conquise

L’année 1488 restera à jamais l’année horrible de l’histoire de la Bretagne. Cette année-là, par le fait de l’invasion militaire française, et de la guerre injuste faite par la France à notre pays, la Bretagne perd son Honneur, sa Liberté, sa Dignité.

Pour ce Pays prospère, respecté, puissant, c’est le début d’un lent déclin, qui se poursuit aujourd’hui, et que l’Europe, et les progrès du droit international, doivent permettre aux Bretons de mettre un terme, si toutefois ils sortent de l’attitude servile qui a été la leur pendant plusieurs siècles, et si enfin leurs élites se donnent les moyens, de faire cesser l’humiliation qui nous a été infligée par nos voisins.

Le misérable débat, minable en tous points, qui s’est déroulé devant le Parlement des Français – durant lequel, un certain nombre de Bretons se sont déshonorés – nous oblige à aller plus loin dans notre démarche.

Les fautes graves finissent par être connues. L’histoire de l’invasion militaire et de l’asservissement de la Bretagne par la France a maintes fois été écrite, d’une manière d’ailleurs excellente. Je n’ai donc aucun révélation à apporter sur les faits eux-mêmes.

Mais j’en ai une à faire, des plus intéressantes, dans le contexte de soumission dans lequel se sont complus les historiens officiels, tant Français (ceux-là, on est porté à les excuser : il est compréhensible que leur interprétation des événements soit en faveur de leur pays), que Bretons, qui ont courbé l’échine,ce que certains continuent à faire, ce qui n’est pas pardonnable.

La guerre de 1488 comme celle de 1491 sont des guerres d’invasion, des guerres injustes, visant à s’emparer de l’une des principautés les plus riches de l’Europe, de “la plus belle Duché de la Chrétienté” comme la désignent les chroniqueurs de l’époque, d’une manière unanime, d’un État strictement indépendant, jouissant, tant au plan international qu’au au plan interne, de tous les attributs de la Souveraineté, en aucun cas d’un “vassal” rebelle que l’on peut mettre au pas, ce qui a été la version “officielle” jusqu’à ces dernières années.

J’ai souligné, il y a peu, ayant remis en place maintenant les principaux jalons de notre histoire nationale, que je m’efforcerai de citer les sources beaucoup plus souvent. Maintenant qu’il est à peu près généralement admis et reconnu que le prétendu “Traité ” de 1532, était un très grossier artifice pseudo-juridique [ABP 3305] et [ABP 2755], que la Nation bretonne est infiniment plus antique que la Nation française [ABP 10338], que notre langue est noble et vénérable, que tous savent que la langue française n’est rien d’autre qu’un patois qui a mieux réussi que les autres (quelle gifle, mes amis ! ! ! !), il est question de citer les références précises des faits que je relate, et surtout de citer les textes, préalablement traduits en français moderne, auxquels je me réfère.

Il est vrai – comme j’ai pu le lire récemment – que ma démarche personnelle est celle des Bretons d’aujourd’hui : elle entre dans le cadre d’un projet politique : la réappropriation par la Bretagne de sa Dignité et de sa Liberté, dans le cadre strict et rigoureux du Droit international et des principes généraux du droit. Mais, s’agissant de mes recherches historiques, elles sont le fait d’un universitaire particulièrement rigoureux, qui ne se permet pas la moindre inexactitude, sachant qu’une telle manière de procéder, même limitée à quelques détails, détruirait La totalité de l’édifice.

Quoiqu’ayant pour le Peuple français le plus grand respect et la plus grande amitié, je ne ferai, quant à la vérité, aucune sorte de concession à la France. Il est indigne de tricher avec la vérité, surtout lorsque cette attitude a pour but de ménager ses pauvres intérêts personnels : je n’ai aucun intérêt personnel à défendre, je pense que cela est admis.

La sale guerre de 1488

La présente chronique, volontairement brève, n’a nullement pour but de réécrire l’affrontement sanglant de la Bretagne et de la France en 1488. J’ai observé, dans les différents articles et chroniques que j’ai publiés, qu’il y a, spécialement chez les jeunes Bretons, une sorte “d’appétence”- bien davantage même : une violente aspiration, une sorte de fureur – à connaître la vérité, qui leur a été cachée jusqu’à présent. La chape de plomb a été si solidement maintenue sur le pays depuis son annexion que plus de huit Bretons sur dix ignorent que la Bretagne a été annexée, et qu’elle n’a été “conjointe” à la France que par la force, la violence, le mensonge, la destruction de sa culture, le conditionnement mental (que beaucoup d’auteurs désignent maintenant sous sa véritable appellation:le lavage des cerveaux.

De même, la séparation “administrative” de la Bretagne est considérée – à l’égal du mur de Berlin, abattu en 1989 – comme « le mur de la honte » dressé par le maréchal Pétain en 1941. Il faut maintenant le briser avec fermeté comme étant le symbole de notre servitude, et des intentions maléfiques de la France qui s’acharne à vouloir maintenir cette partition, croyant qu’elle deviendra définitive, à son bénéfice.

Pour qui souhaite connaître la vérité sur ce qu’on peut appeler « une sale histoire », il n’est que de se reporter aux excellents ouvrages qui ont été écrits sur la matière. Citons les principaux :

— Morice, dom Hyacinthe : « Mémoires pour servir de preuves à l’histoire ecclésiastique et civile de Bretagne », Paris, 1746, tome III.
Une masse impressionnante de documents, recopiés dans les archives et imprimés. C’est l’ouvrage de base indispensable, quoique des documents précieux aient été découverts depuis son impression.

— Pélicier Paul : « Essai sur le gouvernement de la dame de Beaujeu, 1483-1491 », Chartres, 1882 ; Genève, réédition, 1970, 315 pages).
Remarquablement documenté, probablement la meilleure étude publiée sur le sujet.

— « Correspondance de Charles VIII et de ses conseillers avec Louis II de la Trémoille, pendant la guerre de Bretagne de 1488 », Genève, Mégariotis Reprints, 1978, réimpression de l’édition de Paris de 1875, 284 pages.
Cet ensemble précieux de lettres permet de suivre la guerre d’invasion presqu’au jour le jour, et fournit des clés indispensables pour en comprendre le but – la conquête – et la duplicité des Français, qui tentent de justifier la guerre par une agression du Duc contre la France, lui qui ne fait que se défendre.

— Alain Bouchard :« Grandes croniques de Bretaigne », réédition de Nantes, 1886.
Ce témoignage d’un contemporain des faits, historien scrupuleux, qui a eu accès aux archives ducales à la demande d’Anne de Bretagne, est plus que précieux, malgré l’absence totale de “preuves” : il ne reproduit que très peu de documents authentiques. Juriste, Bouchard fournit des renseignements indispensables (pour qui sait les comprendre), sur la nature des relations de la Bretagne et de la France : deux puissances souveraines, dont l’une, puissante, tente depuis des siècles d’assujettir l’autre, et finit par y parvenir.

— Arthur Le Moyne de La Borderie : « Histoire de Bretagne », tome 4, Rennes, 1906 ; Spézet, réédition de 1998.
Le meilleur ouvrage sur l’histoire de la période, malgré ses insuffisances, et les découvertes fondamentales effectuées depuis sa parution.

— Yvonne Labande-Mailfert : « Charles VIII », Paris, Fayard, 1986.
Magistral.

— Yvonne Labande-Mailfert : « Le mariage d’Anne de Bretagne avec Charles VIII, vu par Érasme Brasca », in Mémoires de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Bretagne, tome LV, 1978, pages 17 à 42.
Étude magistrale, strictement indispensable.

— Jean Kerhervé : « L’État breton », 2 volumes, Paris, éditions Maloine, 1987.
Étude très fouillée sur les institutions et sur les ressources financières du Duché souverain au XVe siècle. Les finances bretonnes sont celles d’un État moderne, en aucun cas d’une Principauté arriérée. Cet ouvrage confirme la prospérité financière du Duché, et le savoir-faire des hommes de finances bretons. Sur ce terrain, la légende d’un pays prétendument en retard vole en éclats.

— Dominique Le Page et Michel Nassiet : « L’Union de la Bretagne et de la France », Morlaix, 2003.
Ouvrage excellent, parfaitement documenté au plan historique. Malheureusement les auteurs, n’étant pas juristes, commettent plusieurs erreurs dans l’interprétation juridique des textes.

— Dominique Le Page : « Finances et politique en Bretagne au début des temps modernes, 1491-1547 », Paris, 1997.
Étude très fouillée sur les “mécanismes” de “l’intégration” machiavélique (en fait, la digestion, la phagocytose) du Duché souverain par le royaume de France. On regrette que l’élimination systématique des héritiers légitimes de la Couronne de Bretagne – Renée de France entre autres – n’ait pas été traitée avec davantage de détails. Il est vrai que ce n’est pas le but de l’ouvrage. Cette étude fait partie de mes notes manuscrites ; j’ignore si elles seront ou non publiées.

— Pocquet du Haut-Jussé (B.-A.) : « François II, duc de Bretagne et l’Angleterre », Paris, 1920.
Indispensable, mais confus, sans lignes directrices claires.

— Chombart de Lauwe, « Anne de Beaujeu », Taillandier, Paris, 1980. Excellent.

Ayant constaté que ce sont les documents authentiques, traduits en français moderne – pour les rendre compréhensibles – qui suscitent le plus d’intérêt chez les jeunes Bretons, comme étant des preuves irréfutables, ou peu s’en faut, susceptibles de donner une assise solide à leur recherche d’identité, je m’efforcerai désormais d’en citer de plus nombreux, et de tenter de constituer une sorte d’anthologie, ce qui aura le mérite, par ailleurs, d’empêcher ceux que je nomme les “Hystoriens” de la Bretagne, de falsifier l’interprétation des faits plus avant. (Je pense, notamment, à une « biographie » d’ Anne de Bretagne, récemment rééditée, pamphlet virulent et truffé d’âneries quant à la véritable personnalité de la duchesse, ouvrage qu’on aurait honte d’avoir écrit). A la lecture de ces références et de ces documents, l’envie leur viendra d’en savoir plus, afin de se reconstruire, et de reconstruire le pays sur des bases saines, entreprise difficile dont ils ont entièrement la charge désormais, et que personne ne pourra faire à leur place.

Le crime de préméditation.

L’invasion de la Bretagne par la France en 1498 a été préméditée, et a été programmée plusieurs années avant qu’elle n’intervienne, bien avant la fuite des nobles français de haut rang qui ont demandé asile au duc François II, père d’Anne de Bretagne. L’asile accordé à ces Hauts personnages n’a jamais été la « cause » de l’invasion de la Bretagne, mais a constitué « LE » prétexte que la France attendait depuis longtemps.

On connait la thèse “officielle”, celle qui fut imaginée par la France pour justifier une guerre, interdite par le droit international et les principes moraux de l’époque, et qui continue à être utilisée par certains ignorants – comme on a pu le lire récemment encore dans certains sites internet : en 1488, l’héritier du trône de France, Louis d’Orléans, cousin et beau-frère du roi régnant en France, pays limitrophe mais étranger (Charles VIII, fils de Louis XI, décédé en 1483), mari de la fille de Louis XI (Jeanne de France), ayant fui en Bretagne pour mettre sa vie à l’abri de sa belle sœur, la redoutable Anne de Beaujeu, “régente” du royaume, entrainant avec lui quelques autres seigneurs, le roi Charles VIII ne pouvait que les poursuivre et les extraire de force du Pays Souverain qui leur avait donné asile, en prétextant – fait ridicule – que ce pays était vassal du roi de France, désobéissait à ses “devoirs féodaux”, et que les quelques réfugiés, venus sans troupes et sans armée, mettaient le royaume en péril !

Cette thèse est strictement fausse. L’histoire des tentatives de conquête et d’asservissement de la principauté de Bretagne – les petites principautés d’abord, le royaume ensuite, le Duché enfin – est la substance même des relations de la Bretagne et des royaumes des Francs, puis de la France.

Il est difficile, dans cette longue histoire, d’identifier avec certitude une seule période où les deux Pays ont été unis par des liens d’amitié. Ils ont été alliés souvent, ils se sont détestés toujours, plus encore aujourd’hui, après la destruction quasi totale de la langue nationale des Bretons, de leur culture, les discriminations et des humiliations de toutes natures qu’ils ont subies, dont la dernière – aux conséquences incalculables – a consisté en la volonté affirmée de la France de néantiser la langue, par la volonté affichée d’empêcher, par des obstacles de toutes natures, de pérenniser son enseignement, alors même qu’il est devenu l’un des symboles les plus forts de l’Identité bretonne.

1 — Les Français mentent d’une façon grossière lorsqu’ils prétendent que l’invasion de la Bretagne, en 1488, est motivée par le fait que l’asile donné aux nobles français par le duc François II est la cause du déferlement des armées françaises sur la principauté.

Nous avons dit ailleurs que, contrairement à ce que croient beaucoup de lecteurs, il existe, au Moyen Âge, un droit international, en particulier, depuis longtemps, des conditions en principe rigoureuses pour qu’une guerre puisse être déclenchée. Toute guerre qui ne se conforme pas à ces principes est qualifiée d’« injuste ».

La théorie de la guerre juste

La théorie de la guerre juste (1) n’est pas – comme le croient certains – une théorie récente ou formalisée tardivement mais, au contraire, une idée très ancienne de l’humanité civilisée. Ce n’est, en aucun cas, un concept inventé par le pape Jean Paul II pour condamner les Bush père et fils d’avoir donné ordre aux armées américaines d’envahir l’Irak, en 1991 et en 2003, à seule fin de s’emparer des richesses pétrolières de ce pays, en violation manifeste du Droit international.

Sans vouloir en faire remonter l’origine au Code d’Hammourabi, qui condamne la violence exercée par le fort sur le faible (2), elle est déjà évoquée par Cicéron. On admet qu’elle a été codifiée par Saint Augustin (3). De nombreux théoriciens se sont préoccupés, après lui, d’en définir les contours, notamment Vitoria, Suarez, Saint Thomas d’Aquin, Grotius…

Plus près de nous, des auteurs comme Holmes Robert L., Michael Walzer (Just and injust War, 1977), Bertrand Lemennicier (La notion de guerre juste, Le Québec libre, 12 avril 2003), ont repris cette théorie, et ont tenté de la compléter, notamment sur le point de savoir si une guerre “préventive” peut prétendre être qualifiée de “juste”, ou si elle est injuste par nature.

Au moment où se préparent les invasions de 1488 et de 1491, les théologiens et les juristes savent parfaitement ce qu’est une guerre injuste. Nous allons voir que la connaissance qu’en ont les lettrés et les clercs du temps – en particulier les proches conseillers des princes -, est telle, que ce sont ces considérations de morale et de droit international qui, en plein Conseil royal, ont abouti, la Bretagne écrasée et détruite par les Français en 1488, à bénéficier d’un “sursis” de deux ans, jusqu’au coup fatal de 1491.

(Incidemment, on pourra lire un excellent chapitre de synthèse dans Philippe Contamine, professeur émérite d’histoire médiévale à la Sorbonne, sur les théories relatives à la guerre injuste: La guerre au moyen age, Paris, sixième édition, janvier 2003, pages 420 à 432, et 449 à 459).

La lecture des écrits de Saint Augustin permet d’affirmer que la théorie de la guerre juste est presque complète sous sa plume. Les auteurs très nombreux qui écrivent après lui ne font guère que préciser ou développer certains points. À partir du 14 ème siècle, l’édifice doctrinal mis en place par Augustin ne s’enrichit plus guère que de détails.

(1) Une guerre est dite juste lorsqu’elle remplit les conditions ci-après :

1 – Elle ne peut être déclarée que par l’autorité légitime, c’est-à-dire le Prince, celui qui détient tous les attributs de la souveraineté.

Les auteurs – presque toujours des clercs – n’ont pas tenté d’interdire la guerre. Celle-ci, disent-ils, est dans tous les cas un mal en soi, par les malheurs qu’elle engendre. Mais elle est parfois nécessaire, ne serait-ce que pour se défendre d’une invasion injuste.

Du moins doit-on en limiter l’usage le plus possible. La première restriction est d’en interdire l’usage aux particuliers. Quiconque dispose d’une armée – parce qu’il a les moyens financiers de lever des soldats et de les payer – n’est pas autorisé à faire la guerre pour s’approprier les biens et territoires d’autrui ; il peut seulement mettre ses troupes au service d’un souverain légitime….

À suivre :
Dans les articles suivants seront traités les procédés machiavéliques par lesquels la France va accuser le duc François II de faire la guerre au royaume, en conséquence, d’envahir ses États, de les mettre à feu et à sang, de détruire ses armées en juillet 1488 à Saint-Aubin-du-Cormier, et, fait ignoble, de contraindre ce malheureux prince, lui qui s’est défendu, à reconnaitre par le Traité de Sablé, qui le met à genoux, que c’est lui l’agresseur !
Sera exposé en détail le contenu d’une pièce capitale : le mémoire de l’invasion, rédigé par les conseillers d’Anne de Beaujeu trois années avant la guerre.

Louis Melennec

Louis Melennec est Docteur en droit et en médecine, Diplômé d’études approfondies d’histoire, Diplômé d’études supérieures de droit public, de droit privé, de droit pénal, Ancien chargé de cours des facultés de droit et de médecine, Ex Consultant près le Médiateur de la République Française, Ancien élève de la Sorbonne et de l’Ecole des Chartes de Paris.

Républicains espagnols : les assassins rouges

From “Aventures de l’histoire”du 6 mars 2008

http://aventuresdelhistoire.blogspot.com/

jeudi 6 mars 2008

Mémoire historique et boomerang

Les socialistes en général et la sous-espèce espagnole en particulier ne sont pas renommés pour leur intérêt pour l’histoire. Il est vrai que s’ils se risquent à cet exercice, de mauvaises surprises leur pendent au nez.

La génération de socialistes au pouvoir en Espagne sont trop jeunes, non seulement pour avoir connu les drames de la IIe République, mais aussi pour avoir souffert du régime franquiste. Sans compter ceux qui ont été nourris au le lait et au miel de la dictature, comme le très radical ministre de la Justice Mariano Fernández Bermejo, qui est le fils d’un hiérarque de la Falange, ou bien encore Pasqual Maragall, le très socialiste dirigeant catalan, qui fut envoyé à grands frais par le régime de Franco étudier aux Etats-Unis.

C’est probablement une certaine naïveté et une bonne dose d’ignorance (par exemple le rôle déterminant du Parti socialiste [PSOE] dans les événements qui ont conduit à la Guerre civile) qui expliquent l’entêtement du gouvernement Zapatero à faire voter une « loi de la Mémoire historique » qui vise à réhabiliter les victimes du régime antérieur.

Les résultats de cette loi sont bien minces. Par exemple, il n’est plus question de rouvrir les procès faits aux républicains durant la guerre et durant les années 1940. Les socialistes ont été effarés de découvrir que la majorité des condamnés à mort du Front populaire s’étaient rendu coupables de crimes atroces et que les dossiers d’instruction des juges franquistes sont très solides, riches en preuves matérielles, en témoignages et en aveux.

Enfin, les socialistes avaient imaginé une procédure détaillée encadrant la découverte des fosses communes car dans la mythologie de la gauche espagnole, sous chaque pierre ibérique se cache une fosse abritant les victimes de la répression sauvage de la droite.

Les fosses communes, une obsession de la gauche espagnole.
Mais la réalité ne correspond pas au mythe.

Malheureusement pour la gauche, il semble que bon nombre de fosses communes soient le résultat de massacres commis par le Front populaire. Or, cette fameuse loi de mémoire historique s’impose à tous les morts, qu’ils soient de gauche ou de droite.

Alors, que faire ?

La solution la plus simple consiste pour le gouvernement socialiste à dissimuler les faits. Or, des fuites spontanées aboutissent souvent à des révélations dans la presse. Ainsi, le quotidien ABC de a révélé le 5 mars dernier qu’une fosse commune, datant probablement de la Guerre civile, a été découverte voici un mois sur le site de la caserne de la Brigade parachutiste sise à Alcala de Henares.

Dès que la nouvelle est parvenue au gouvernement, les stratèges très inventifs de la campagne électorale socialiste ont mis en scène une récupération de l’événement. Un conseiller imaginait même que le candidat Zapatero se déplace pour rendre hommage à ces morts de la barbarie franquiste dont les héritiers défendent les couleurs du Parti populaire aux élections.

Alcala de Henares, une place forte de l’armée du Front populaire.

Heureusement pour le PSOE, un militaire a rappelé à temps que la région est restée aux mains des républicains durant la Guerre civile et que les morts étaient probablement des ennemis de classe. Aussitôt, le ministère de la Défense a interdit toute diffusion de la nouvelle.

Toutefois, comme nous l’indiquions, une source anonyme a révélé toute l’affaire au quotidien ABC. On apprend ainsi qu’on a retrouvé dans la fosse les restes d’au moins neuf personnes inhumées en hâte. Plus gênant pour le PSOE, c’est dans cette région qu’Andreu Nin, responsable du POUM (Partido Obrero de Unificación Marxista) avait été en juin 1937 kidnappé, torturé et finalement assassiné par le Parti communiste (avec la participation du Parti socialiste de Catalogne), sans que le gouvernement républicain bouge le plus petit doigt. On soupçonne que le chef révolutionnaire avait été emmené dans des locaux de la base aérienne Barberán y Collar situés près de l’emplacement de la fosse.

Andreu Nin, un chef communiste trop indépendant pour le Parti communiste.

À l’époque, pour cacher son forfait, le Parti communiste avait répandu la nouvelle que le chef du POUM avait été libéré par des agents allemands ! C’est un demi-siècle plus tard que des documents soviétiques ont confirmé le rôle du Kremlin et du Parti communiste dans l’enlèvement, la torture et la mort d’Andreu Nin.

Voilà, en ouvrant la boîte de Pandore de la mémoire histoire, les socialistes étaient loin de se douter que c’est le spectre d’Andreu Nin qui allait en sortir pour hanter la mauvaise conscience de la gauche espagnole.

Psychopathes sanguinaires républicains et franc-maçons

” Nous ne laisserons aucun corps hétérogène dans la république. ” GARNIER DE SAINTES

” La Vendée doit n’être qu’un grand cimetière ” Général TURREAU

” Je n’ai point fait de prisonniers. Les soldats de la liberté étaient trop indignés par l’audace de cette horde d’esclaves qui ont osé les déranger de leur dîner. ” Général MIESKOWSKI

” Le comité a pris des mesures qui tendent à exterminer cette race rebelle des vendéens. ” BARERE

” Le département qui a trop longtemps porté l’effroyable et perfide nom de Vendée, n’est en ce moment qu’un monceau de cendres et un vaste désert. ” BARERE le 5 novembre 1793

” Il n’y a plus de Vendée ! Citoyens républicains, elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les marais de Savenay, suivant les ordres que vous m’avez donnés. J’ai écrasé les enfants sous les pieds de mes chevaux, massacré les femmes qui au moins pour celles là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé… Les routes sont semées de cadavres. Il y en a tant que sur plusieurs points, ils font des pyramides. ” Général François WESTERMANN

Par décret du 2 août 1793, la Convention a ordonné la destruction systématique et l’incendie de tout le pays, récoltes comprises, en même temps que la mise à mort des rebelles. ( Liberté, Egalité, Fraternité, Droits de l’Homme …)

Décret du 1er novembre 1793, sur rapport de Barère : ” Toute ville qui recevra dans son sein des brigands ou qui ne les aura pas repoussés avec tous les moyens dont elle est capable, sera punie comme une ville rebelle, et en conséquence elle sera rasée. “

Rapport de l’adjudant général Rouyer : ” Nous fusillons tout ce qui tombe sous notre main, prisonniers, blessés, malades aux hôpitaux. “

Consignes du général Turreau qui commande les ” colonnes infernales : ” Tous les brigands qui seront trouvés les armes à la main seront passés au fil de la baïonnette. On agira de même avec les filles, femmes et enfants qui seront dans ce cas. Les personnes seulement suspectes ne seront pas épargnées. Tous les villages, métairies, bois, genêts et généralement tout ce qui peut être brûlé sera livré aux flammes. Je le répète, je regarde comme indispensable de brûler villes, villages et métairies ; avec leurs habitants, s’il se peut. “

Rapport du commandant de la deuxième colonne au général Turreau : ” Je continue de brûler et de tuer toux ceux qui ont porté les armes contre nous. Cela va bien, nous en tuons plus de cent par jour, enfin tous ceux que nous croyons nos ennemis. “

Lettre du représentant Francastel au Comité de Salut Public : ” Le fer et la flamme n’ont pas encore été assez employés dans ce maudit pays. “

Lettre du représentant Garnier au Comité de Salut Public : ” On m’assure que l’armée de Brest leur a tué trois mille femmes. Elles jetaient leurs enfants dans la rivière du Pont-aux-baux, et tout le pays dans les environs est jonché de morts. Cependant on les trouve encore partout comme des nuées de sauterelles, et on serait presque tenté de croire qu’elles ressuscitent, si leurs cadavres empestiférés ne justifiaient le contraire. “

Lettre du commandant Périguaud à Turreau : ” Pères, mères, enfants, tout a été détruit. “

Ordre de Grignon à ses troupes : ” Je sais qu’il peut y avoir quelques patriotes dans ce pays, mais c’est égal, nous devons tout sacrifier. “

Rapport de Duquesnoy : ” J’ai brûlé et incendié toutes les maisons et égorgé tous les habitants que j’y ai trouvés. “

Rapport de Cordelier : ” J’ai fait passer derrière la haie (pour exécution à coups de baïonnette) environ six cents particuliers des deux sexes. “

Au Mans, en décembre 1793, on fusille par feux de peloton, on écrase les enfants, on viole les femmes. Dans un délire de sadisme, on introduit dans le corps des victimes des cartouches auxquelles on met le feu. On embroche avec des fourches des femmes encore vivantes. Westermann, le lendemain, organise une battue pour sabrer les rescapés.

A Nantes, où ont été entassés les prisonniers faits à Savenay, le conventionnel Jean-Baptiste Carrier commence par fusiller par groupes de cent ou deux cents. Cette méthode lui semble trop peu expéditive, et l’entassement des cadavres propagent des épidémies. Pourquoi ne pas charger la Loire du soin de débarrasser la République de ceux qui refusent ses bienfaits ? Il fait couler dans le fleuve une gabarre sur laquelle quatre-vingt-dix prêtres ont été entassés. Ce n’est qu’un premier essai. La technique des noyades est mise au point : chaque nuit, dans les prisons, on prélève cent ou deux cents détenus, on les jette dans les bateaux à fond de cale, et sabords et ponts dûment cloués, on fait couler bas les embarcations. Carrier appelle ces baignades des ” déportations verticales “. Si des hommes et des femmes périssent de la sorte ligotés ensemble, il en fait des ” mariages républicains “. Après ces exploits, la Loire, promue au rang de ” baignoire nationale “, charrie des corps dont se repaissent les poissons et les corbeaux : le chargé de mission de la Convention peut se targuer d’avoir noyé quatre ou cinq mille hommes, femmes et enfants. Mais il se vante et il en rajoute : en six noyades, des calculs plus modérés portent sur 1 800 victimes, dont peut-être 800 pour la baignade la plus réussie. Et il se peut que les ” mariages républicains ” relèvent de la propagande révolutionnaire.

Rapport des représentants Hentz et Francastel : ” Vous pouvez être assurés que la Vendée est un désert et qu’elle ne contient pas 12 000 personnes vivantes. “

” Nous ferons de la France un cimetière plutôt que de ne pas la régénérer à notre façon. ” CARRIER

On retiendra un nombre médian de l’ordre de 400 000 morts pour les guerres de Vendée. …

” Refaisons l’addition des pertes dues à la Révolution, et à l’Empire : 400 000 morts pour les guerres jusqu’en 1800 ; un million pour les guerres napoléoniennes ; 600 000 pour les guerres intestines ; et l’échafaud pour mémoire. Voilà nos deux millions de morts. ” René SEDILLOT

” Ce qui constitue une république, c’est la destruction totale de tout ce qui lui est opposé. ” SAINT JUST

” Il faut sauver les valeurs de la République. ” Jacques CHIRAC élections présidentielles 2002

” La Monarchie ne visait au pire, qu’à interdire certaines façons de penser, attitude déplorablement autoritaire, on en convient. La Révolution, elle, s’efforça d’imposer certaines façons de penser : les siennes, ce qui est une attitude totalitaire. Elle était seule à détenir la vérité : elle avait donc tous les droits. Il faut ici lui rendre hommage pour avoir pratiqué une cohérence absolue. Puisqu’elle était dans le vrai, elle devait, elle se devait, elle devait à la France de lui imposer ce vrai et elle allait prendre tous les moyens nécessaires pour le faire, entre autres truquer l’Histoire, ce qui est particulièrement patent dans le traitement infligé à la Vendée. Ce trucage, on ne devait s’en apercevoir que deux siècles plus tard à la faveur du bicentenaire, notamment grâce aux travaux de Pierre Chaunu, de Xavier Martin, de Reynald Sécher, de Jean de Viguerie, qui se sont attachés, chacun à sa façon, à dénoncer le ” génocide franco-français ” de la Vendée qui a coûté plus d’un demi-million de vies à la France et que pendant deux cents ans les historiens ont réussi à escamoter. ” VLADIMIR VOLKOFF

” Cette guerre de brigands, de paysans, sur laquelle on a jeté tant de ridicule, que l’on dédaignait, que l’on affectait de regarder comme si méprisable, m’a toujours paru pour la République comme la plus grande partie, et il me semble maintenant qu’avec nos autres ennemis nous ne ferons que peloter ” Général BEAUPUY

” Vous avez dans les lois, tout ce qu’il faut pour exterminer légalement nos ennemis “. ROBESPIERRE

” Cette piste qui s’ouvre devant nous est notamment susceptible de rendre compte de l’extermination des vendéens, après leur défaite. Dans une guerre classique, les objectifs sont politiques et militaires, et à relativement court terme la défaite de l’un arrête le bras de l’autre. Mais lorsque l’idéologie est au pouvoir, la victoire ne constitue pas une fin, mais un moyen, celui de supprimer la preuve du mensonge de l’idéologie. Il n’y a plus face à face que des bourreaux et des victimes. Et quand celles-ci ont péri, les tueurs n’arrêtent pas pour autant leur besogne. Témoins les uns les autres de leur construction mensongère, ils se suspectent et cherchent réciproquement leur élimination. Et au bout du compte, il ne reste plus qu’un système, un jour ou l’autre forcé de s’arrêter faute de chair humaine… Pour pouvoir, en toute bonne conscience, massacrer le peuple réel, il faut être bardé de la certitude d’aimer le Peuple, d’œuvrer pour le bonheur futur d’un peuple fictif. L’idéologie permet la Terreur. Et en retour la Terreur protège l’idéologie contre les démentis du réel ” Alain GERARD

” Il faut que la Vendée soit anéantie parce qu’elle a osé douter des bienfaits de la Liberté ” Décembre 1793 – lettre des représentants en mission au général Haxo

” C’est par principe d’humanité que je purge la terre de la Liberté de ces monstres ” CARRIER

” Ecrasez totalement cette horrible Vendée ” DEMBARRIERE

” Il faut exterminer tous les hommes qui ont pris les armes et frapper avec eux leurs pères, leurs femmes, leurs sœurs et leurs enfants ” TURREAU

” Le comité a pris des mesures qui tendent à exterminer cette race rebelle des vendéens… C’est à Mortagne, à Cholet, à Chemillé, que la médecine politique doit employer les mêmes moyens et les mêmes remèdes. ” BARERE

” Saint-Just fait en effet le constat que la France manque de matières premières pour habiller les soldats et les officiers. Il a donc l’idée de prendre la matière première là où elle est. On va ainsi monter en Vendée des ateliers militaires de tanneries de peaux humaines. Il y en a une qui a sévi aux Ponts-de-Cé et qui a été parfaitement décrite par des contemporains dans un rapport que j’ai retrouvé. Je peux donc vous dire comment on dépiautait les vendéens, comment on les scalpait, comment on coupait les sexes des hommes pour les arborer comme médailles afin de montrer le nombre de gens que l’on avait tués dans la journée. Ce sont de véritables litanies de l’horreur. ” Reynald SECHER

” L’idée d’exterminer la Vendée revient, sans aucun doute, à Barrère. Il l’a énoncée synthétiquement dans un mot lancé au hasard d’un discours au mois d’avril 1793 : ” Exterminons les Vendéens “

La Convention vote trois Lois.

La première, qui date du 1er août 1793 est la loi d’anéantissement : elle prévoit la destruction systématique de l’habitat, des bois, des forêts, des entreprises vendéennes.

La deuxième Loi, du premier octobre 1793, décide l’extermination des ” brigands vendéens ” (…) de toute la population résidant en Vendée militaire, bleus et blancs confondus, y compris les femmes ” sillons reproducteurs ” et les enfants, ” futurs brigands ” qui, s’ils survivaient, pourraient être animés du ” juste désir de revanche “.

La troisième Loi décide de débaptiser solennellement la Vendée pour l’appeler département Vengé.

Le problème est que les vendéens sont de tellement mauvais révolutionnaires qu’ils refusent de se laisser tuer, et pire, qu’ils se défendent ! De plus, on n’a pas les moyens de la solution définitive, finale. Alors, on va recourir à différends moyens.

La première phase est la phase chimique. On décide d’abord de gazer la population vendéenne (…) Mais l’expérience est décevante : ” Ni les moutons sur lesquels l’expérience a été faite, ni les conventionnels présents – note le rapport – n’ont été incommodés ” !

Devant ces échecs, une deuxième idée, émise par le général Santerre, celui qui a fait battre les tambours lors de l’exécution de Louis XVI : il s’agirait de miner systématiquement le territoire vendéen. Mais le grand problème est que l’on n’a pas réussi à créer la mine sélective, et les mines explosent aussi bien sous les soldats bleus que sous les vendéens. On arrête donc l’expérience.

La troisième idée est due à Carrier : c’est l’empoisonnement de l’eau, du pain et de l’alcool avec de l’arsenic. Y a-t-il eu un début d’exécution ? Je l’ignore. Mais Savin, lieutenant de Charrette, saisira un certain nombre de fourgons bourrés d’arsenic et se posera la question de leur utilité.

Les méthodes scientifiques et techniques ayant échoué, les troupes chargées de l’extermination se résignent à utiliser les moyens empiriques, artisanaux. Elles en retiennent cinq : la guillotine, moyen mécanique ; les sabrades : on met les vendéens en file indienne et on les tue à coup de sabres et de baïonnettes ; l’éclatement des crânes à coups de crosses ; les fusillades ; les noyades (spécialité de Carrier à Nantes)

Mais tout ceci est très coûteux. (…) Bien sûr, on s’indemnise en arrachant les dents, en coupant les cheveux, en vendant les vêtements mais c’est insuffisant par rapport au coût général des exécutions.

Trouver un plan d’extermination efficace, rapide et peu coûteux sera la mission de Turreau, général en chef des armées de l’ouest. On lui demande de rédiger un plan général d’extermination. Turreau, qui est un bon militaire, ne se pose aucune question, rédige son plan et l’envoie en double exemplaire aux autorités politiques et aux autorités militaires. Nous en avons l’original.

Ce plan est tout à fait simple et se fonde sur trois structures :

Première structure, les colonnes infernales. Il s’agit de sillonner la Vendée militaire avec des colonnes et de tuer, de détruire tout, systématiquement.

Les conventionnels avaient voté une loi qui exigeait que chaque général, de manière quotidienne, envoie un double rapport au pouvoir politique et au pouvoir militaire. On a détruit les rapports politiques mais on a oublié de détruire les rapports militaires : on les a déposés aux archives militaires, c’est-à-dire au fort de Vincennes, où ils sont encore à l’heure actuelle pour leur majeure partie.

Deuxième structure, la flottille sur la Loire. (…) Elle va être employée à l’extermination de la population riveraine du fleuve. Nous avons également retrouvé les rapports des commandants de bateaux.

Troisième structure, la commission de subsistance, dont la finalité est de piller systématiquement la Vendée. Ce sera un moyen de secourir Paris affamé et aussi de remplir les poches de certains conventionnels parisiens !

En termes de bilan, on peut estimer que sur une population de 815 000 habitants, un minimum de 117 000 personnes a disparu. Un habitant sur sept. Et peut-être beaucoup plus. Mais c’est un chiffre en dessous duquel on ne peut aller. On a pu aussi vérifier que l’idée qui avait été avancée par les Conventionnels d’exterminer de préférence les femmes, ” sillons reproducteurs “, et les enfants ” futurs brigands “, avait été réalisée. En effet, on a fait des sondages à La Chapelle Basse mer, à la Remaudière, aux Lucs-sur-Boulogne. Ils vont tous dans le même sens : 60, 70, 80 % des tués sont des femmes et des enfants. ” ” Reynald SECHER

” La Vendée, Babeuf l’explique très bien, n’était qu’un laboratoire : on vient de découvrir un document qui avait prévu l’extermination de la Bretagne et des Bretons à partir de mai 1794. ” Vladimir VOLKOFF

FTP : Assassins Lubriques

Ce groupe FTP (Guingamp Nord II) a assassiné l’abbé Pierre Marie Lec’hvien à Quemper Guezennec dans la nuit du 10 au 11 aoùt 1944 alors que les Américains étaient à Brest depuis le 7 aoùt.C’est le même groupe qui a assassiné Marie Quintin 20 ans à Pontrieux le 12 aoùt 1944 et Marie Angélique Francia à Quemper Guezennec fin juillet 44 après qu’elle eut servi de” dame de confort” pendant 2 mois. La fille de cette derniere, Jacqueline, agée de 15 ans à l’époque a été relachée après usage. Pour les 4 victimes “hors toute nécessité militaire”. Réseau Jord.

Citation

Télégramme du 25/07/06 Bretagne

Bataille du rail. C’était aussi la leur

L’article consacré au film de René Clément, « La bataille du rail » (Le Télégramme du 17 juillet), a interpellé un de nos lecteurs, Désiré Camus, 85 ans, qui vit à Pontrieux. La bataille du rail, il l’a vécue sous l’occupation. L’ancien résistant témoigne.

Le lundi 17 juillet, dans notre rubrique « L’été en Bretagne», un article revenait sur « La Bataille du rail », film réalisé par René Clément en 1945. Dans ce long métrage, tourné en décors naturels entre Lannion, Plouaret, Trégrom et Guingamp, la France de l’après-guerre découvrait avec fierté des cheminots français multipliant les sabotages sur voies ferrées, pour contrecarrer les transports de troupes allemandes par le rail. Un témoignage sur pellicule des plus émouvants. Fidèle lecteur du Télégramme, Désiré Camus, qui coule une paisible retraite à Pontrieux, n’est pas passé à côté de l’article que nous avons consacré à ce film. La sortie du film de René Clément, il s’en souvient parfaitement. « C’était intéressant. Mais attention, ce film n’avait pas été fait à la seule gloire des cheminots, mais à la gloire de la Résistance », précise Désiré.
Stopper les trains
Et côté Résistance, Désiré en a des choses à dire, à raconter. Il a d’ailleurs sorti un ouvrage sur le sujet (« On nous appelait terroristes », chez Skol vreizh). Logique. Car Désiré Camus, la Résistance, il l’a rejointe en septembre 1943. Il avait alors 22 ans, et intégrait le groupe FTP Nord 22 (Francs tireurs et partisans).

Un groupe, qui en matière de « batailles du rail » n’était pas en reste. Loin s’en faut. Entre décembre 1943 et la libération, Désiré et ses camarades ont, en effet, fait dérailler « une dizaine de trains allemands », et ce plus particulièrement sur la ligne secondaire Guingamp-Paimpol. « Les Allemands utilisaient cette ligne pour transporter les matériaux devant servir à édifier des fortifications sur la côte, raconte Désiré. Notre objectif était d’empêcher, du moins de retarder, l’arrivée de ces matériaux ». Assis à la table de sa salle à manger, l’ancien résistant, nous raconte, nous captive. Il se souvient parfaitement des premiers sabotages de décembre 43. « Nous utilisions la méthode dite du déboulonnage, se rappelle Désiré. Nous avions été volés du matériel à la gare de Pontrieux, en bicyclettes ! Ensuite, avec ce matériel, on déboulonnait les rails pour les mettre en travers, ce qui, au final, faisait dérailler les trains ». Et le groupe FTP Nord 22 était bien renseigné. « Un employé de la gare de Guingamp nous indiquait les horaires des trains ».

Ces actions commandos n’étaient, bien entendu, pas sans risques. « Des gardes voies surveillaient les lignes de chemin de fer ».
Initiation sur le tas
Pas suffisant, en tout cas, pour empêcher Désiré et son groupe de multiplier les sabotages. Par la méthode du déboulonnage, on vient de le voir, mais aussi avec des explosifs. « On avait volé 84 kg de poudre de mine et 980 mètres de mèche aux Ponts et Chaussées ». Les gars du FTP Nord 22 utilisèrent également « du plastique, que l’on nous parachutait ». Un explosif puissant, auquel il fallait se former, sur le tas… « On devait s’initier nous-mêmes à la manipulation, le tout avec des modes d’emploi en anglais ! » Bien entendu, ce n’était pas simple pour Désiré et les membres du groupe FTP Nord 22. Pourtant, ils ont su, eux aussi, comme beaucoup de vrais cheminots d’ailleurs, saboter ces rails, alors allemands. C’était aussi leur bataille.

Arnaud Le Hir

Désiré Camus, âgé de 85 ans, de Pontrieux, a vécu la bataille du rail, sous l’occupation allemande. (Photo A.L.H.)

Fin de citation

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Réseau Jord Le 30 mai 2006
Interactif Breton de Renseignement
et d’Action
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Monsieur le Rédacteur en Chef du quotidien Le Télégramme

Objet : Fnaca
Réf : article du 30/05/06 dont copie est annexée à la présente correspondance.

Monsieur le Rédacteur en Chef

Pour clore le 38ème congrès départemental du comité finistérien de la Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, le Secrétaire Général de la fédération nationale de cette association, Maurice Sicard, s’est emporté contre les députés et sénateurs finistériens qu’il a fait conspuer par l’assemblée des membres présents au motif qu’aucun des parlementaires du département n’assistait au congrès.

Lorsque l’on sait ce qu’est la FNACA on peut mesurer le toupet de ce Secrétaire Général d’une organisation cryptocommuniste qui opère masquée dans une population d’anciens combattants bernés par les méthodes employées. Peu d’entre eux en effet connaissent la véritable nature de leur association .

Toutes proportions gardées la Fnaca est à la guerre d’Algérie ce qu’est l’Anacr (Association des Anciens Combattants de la Résistance) à la Guerre 39/45 .

Le Parti Communiste Français – interdit par le gouvernement de la III° République Française pour collusion avec l’ennemi – a concrètement collaboré avec l’Armée Allemande du 1er septembre 1939 au 21 juin 1941 ( date de l’attaque préventive de l’Allemagne contre l’URSS ) soit pendant 22 mois alors que la seconde guerre mondiale a duré 68 mois. Cette collaboration s’est traduite par des actes de démoralisation des Armées, des troubles fomentés aux arrières, des incitations à la fraternisation avec les troupes ennemies, des transmissions d’informations, de la propagande anti militariste en temps de guerre et de multiples sabotages dont certains vaudront à leurs auteurs d’être condamnés à mort par les tribunaux de la III° République et fusillés.

L’URSS attaquée, tous les partis communistes du monde ont reçu de Moscou l’ordre de se lancer dans la guerre pour assister la patrie (URSS) , en participant notamment à la lutte armée dans les pays occupés et ce jusqu’à la libération, enfin d’y prendre le pouvoir.

L’éventualité de prendre le pouvoir en France fut dans un premier temps suspendue par Staline lui même (Entretien Thorez – Staline du 19 novembre 1944 – Archives présidentielles de la Fédération de Russie F 45/01/D/390/ff. 85-93 ) puis écartée ( Entretien Thorez – Staline du 18 novembre 1947 – Archives présidentielles de la Fédération de Russie, 45/01/392/83-106 dactylographié. Original )
La mission générale impartie par Moscou aux Partis Communistes fut alors la décolonisation suivie de l’instauration de régimes communistes dans les zones ainsi libérées. Pour souligner le caractère raciste des guerres coloniales, s’adjoindre nombre d’idiots utiles et tenter de donner mauvaise conscience à ses ennemis le PC créa le MRAP .

La nouvelle mission se traduisit par de multiples guerres de type colonial ( pour la France: Indochine, Madagascar, Algérie … ) La rébellion algérienne reçut donc l’appui du PCF , de toutes les courroies de transmission de ce dernier ainsi que des multiples idiots utiles gravitant dans son entourage.

Pour occulter son rôle avec l’ennemi tout en bénéficiant d’une courroie de transmission supplémentaire le PCF prit alors après la guerre le contrôle de la FNACA qu’il détient toujours.

Composition du Bureau National de la FNACA en juin 2000 publiée par Le Combattant, journal des Combattants de l’Union Française, 14 rue Feydau 75002 Paris, n° 262, juin 2000:

Président Wladislas MAREK se dit apolitique (!)
Secrétaire Général Maurice SICARD communiste
Trésorier National Serge PERONNET communiste
Secrétaire National Guy RAMIS communiste
Administrateur du journal Robert PELLETIER communiste
Rédacteur en Chef Michel SABOURDY communiste

Comment les Parlementaires français sinon bretons peuvent-ils supporter les invectives de représentants d’une idéologie qui a fait massacrer des centaines de millions d’innocents à travers le monde , dont les spécimens prétendument français ont passé leur temps à trahir et qui maintenant poussent l’indécence jusqu’à pleurer des morts dont ils sont les artisans ?

Gérard Hirel, directeur du Réseau

Annexe

Le Télégramme du 30/05/06 (FINISTERE)

CITATION

Quand la Fnaca tape du poing sur la table

Les députés et sénateurs du Finistère ont dû entendre leurs oreilles siffler. Leur nom a, en effet, été conspué à l’occasion du 38 e congrès départemental du comité finistérien de la Fnaca, samedi matin, à Saint-Martin-des-Champs.

Lors du discours de clôture du congrès, Maurice Sicart, secrétaire général de la fédération nationale de la Fnaca (fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie), n’a pas hésité à taper du poing sur la table en faisant remarquer qu’aucun député ou sénateur n’était présent à leur congrès départemental. Et c’est un par un que Maurice Sicart a cité les noms de tous nos députés et sénateurs finistériens. Présents dans la salle, les 800 adhérents (7.701 sur le Finistère) ont alors conspué les parlementaires.

« Anormal »

« C’est anormal qu’aucun d’entre eux ne soit là. Ce sont tout de même des élus de la Nation. Et ce n’est pas parce que c’est le week-end de l’Ascension qu’on peut se permettre de ne pas venir au congrès de la plus importante association d’anciens combattants du Finistère. Les parlementaires doivent être à la disposition des électeurs et non l’inverse. Mais, ils ne perdent rien pour attendre, car on va aller les chercher dans leurs permanences afin de leur rappeler la situation des anciens combattants d’Afrique du Nord et de leurs veuves ».

« Seul le 19 mars est légitime »

Au cours de leur congrès, les adhérents ont également regretté que la « modeste » revalorisation de leur retraite (+ 26,26 € par an) soit reportée au mois de juillet prochain.

De son côté, Ernest Amis, président départemental de la Fnaca, a une nouvelle fois dénoncé la date du 5 décembre comme journée officielle de la commémoration de la guerre d’Algérie. Pour Ernest Amis, seul le 19 mars est légitime : « Nous le répétons depuis plus de 40 ans : le 19 mars 1962 fut un cessez-le-feu approuvé par 91 % des Français et je martèle mes mots avec force et conviction. Nous ne renoncerons jamais ». « Jamais, nous n’oublierons nos 30.000 copains qui ne sont pas revenus. Jamais, nous n’oublierons les 250.000 blessés », a souligné, pour sa part, René Fily, maire de Saint-Martin-des-Champs.

FIN DE CITATION

Communication du Réseau JORD Kadoudal

COMMUNICATION GÉNÉRALE

Suite à la disparition de Gérard Hirel, directeur du Réseau JORD et de l’Organisation Bretonne du Renseignement, certains patriotes bretons ont voulu poursuivre le travail entrepris.

À cet effet une restructuration est opérée et le réseau se nommera désormais Réseau JORD Kadoudal.

Le réseau JORD Kadoudal entend poursuivre les travaux du fondateur du Réseau JORD, conformément à l’esprit de son action : défense des spécificités de la nation bretonne et des intérêts bretons.

À cet effet, nomination d’un nouveau directeur . Décision effective le dimanche 19 mai à 00:00.