LE RESEAU JORD RECHERCHE INFORMATIONS

AVIS À LA POPULATION
 
LE RESEAU JORD RECHERCHE INFORMATIONS SUR AUTEURS PRÉSUMÉS
EN VUE D’UNE PLAINTE POUR CRIME DE GUERRE
COMMIS EN AOÛT 1944
SUR LA PERSONNE DE DIZAINES DE PRISONNIERS DE GUERRE ALLEMANDS DÉSARMÉS
AU LIEU-DIT DU PONT-BIAIS EN ROSPORDEN (29140)
CRIME NON PRESCRIS PASSIBLE D’UNE PEINE D’EMPRISONNEMENT À PERPÉTUITÉ
 
EN VERTU DE L’ARTICLE 29 DU STATUT DE ROME INSTITUANT LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE
À Rosporden (Finistère), trois groupes armés se constituent progressivement durant l’occupation allemande (1940 – 1944) :
– “Libé-Nord” sous la responsabilité de Robert Ricco
– “Vengeance” dirigé par Pierrot Le Naour
– Les “FTP” commandés par Jean Goarant et Corentin Coroller
Ces derniers sont coordonnés à l’arrivée de “Mercier”, lieutenant d’active de l’Armée des Alpes en résidence chez ses beaux-parents. Ces trois groupes sont constitués en “compagnies” au sein du nouveau “Bataillon Mercier”. Le 4 août, Mercier décide de lancer l’assaut contre la garnison de la ville de Rosporden, à 5 heures du matin. Les partisans sont repoussés, notamment par une compagnie allemande de l’organisation Todt immobilisée en gare par un sabotage des rails à trois kilomètres.
Les unités allemandes quittent la ville dans l’après-midi, incendiant trente-deux maisons au lieu-dit du Pont-Biais, sans toutefois faire de victimes. Les colonnes de camions, mitraillés par de petits groupes de partisans, ripostent, tuant deux civils. Les Allemands, pour s’assurer un calme relatif jusqu’à leur évacuation complète de la ville, prennent trente-trois otages qui les accompagneront sur le chemin de Lorient où convergent les unités allemandes. Neuf de ces otages périront durant le voyage, dans des circonstances troubles.
À 15 heures, le lendemain 5 août, les partisans pensent avoir repoussé les Allemands. Robert Ricco, commandant de compagnie, hisse le drapeau tricolore sur la mairie. Les maquisards organisent une parade puis Mercier dispose ses hommes sur tous les axes pour interdire de passage les éléments de la Wehrmacht en mouvement.  De nouvelles troupes allemandes arrivent pour emprunter ce nœud de communication. S’en suit une confusion générale : les troupes allemandes, traversant la ville en camion, rispostent aux FFI embusqués dans les maisons qui les mitraillent. Il s’agit pour les Allemands de passer en force.
À cette occasion Robert Ricco, commandant de la compagnie “Libé-Nord” est abattu ce 5 août vers 16 heures, peu après le défilé organisé au monument aux morts, place de l’Église.
Le 6 août, un convoi allemand de quarante véhicules évacuant Quimper atteint Rosporden dans sa retraite. Mercier a été rejoint par le lieutenant Carville et sa compagnie, venue de Guiscriff. Leur opposition est vaine, les unités allemandes franchissant sans grande difficulté le barrage. Carville étant par ailleurs tué durant l’action. Le convoi allemand s’oriente alors vers Concarneau, devenue forteresse.
Le 7 août, un convoi allemand tente de traverser la ville mais rebrousse chemin vers Concarneau. Ce sont là les derniers combats dans cette commune.
Mais là ne s’arrêtent pas les aventures du bataillon “Mercier”.
 
Celui-ci quelques jours plus tard se fait remettre des prisonniers allemands capturés à Riec-sur-Belon (situé à 21 kilomètres de Rosporden), totalement étrangers aux récents combats rospordinois. Pourtant, des membres du bataillon “Mercier” organise l’exécution d’un prisonnier allemand pour chaque maison incendiée, en parfaite violation des lois de la guerre.
Le plus jeune des prisonniers assassiné était âgé de 17 ans.
Ce seront les troupes américaines, découvrant les corps sans vie des prisonniers allemands, qui leur donneront une sépulture décente.
DE CES FAITS DÉCOULENT CE QUI SUIT :
La Première Convention de Genève organise minutieusement les conditions d’internement du prisonnier de guerre en équilibrant les impératifs de sécurité et d’humanité.
– Tout prisonnier d’une armée régulière portant uniforme se voit reconnaître le statut et le traitement de “prisonnier de guerre”. Il n’est pas privé de liberté à titre de sanction, comme l’est un prisonnier de droit commun, mais à titre préventif, en l’espèce aux fins de prévenir toute nouvelle participation à des combats.
Le crime de guerre fut défini par la Charte de Londres à l’occasion du Procès de Nuremberg. Elle précise la nature du crime de guerre :
 Assassinat, mauvais traitements ou déportation pour des travaux forcés, ou pour tout autre but, des populations civiles dans les territoires occupés, assassinat ou mauvais traitements des prisonniers de guerre ou des personnes en mer, exécution des otages, pillages de biens publics ou privés, destruction sans motif des villes et des villages, ou dévastation que ne justifient pas les exigences militaires
La prescription des crimes de guerre, c’est-à-dire de crimes internationaux, est contraire au statut de Rome instituant la Cour Pénale Internationale, qui prévoit dans son article 29, de façon claire et concise, que les crimes internationaux ne se prescrivent pas.
L’État Français, à cette heure, refuse d’appliquer les traités qu’il a lui-même signé à cet égard, appliquant une prescription de 30 ans.
Cependant, la Cour Pénale Internationale située à La Haye (Pays-Bas), en cas de refus de poursuites de la part de l’État concerné, est compétente pour poursuivre.
COMMUNICATION DU RÉSEAU JORD
 
RECHERCHONS TOUTE INFORMATION POUVANT MENER À L’IDENTIFICATION DES AUTEURS PRÉSUMÉS DE L’ASSASSINAT PLANIFIÉ DE PLUSIEURS DIZAINES DE PRISONNIERS DE GUERRE DE NATIONALITÉ ALLEMANDE DURANT LE MOIS D’AOÛT 1944 AU LIEU-DIT DU PONT-BIAIS EN ROSPORDEN (29140).
CES INFORMATIONS SERONT VERSÉES AU DOSSIER DÉJÀ CONSTITUÉ PAR LE RÉSEAU JORD POUR TRANSMISSION AU BUREAU DU PROCUREUR DE LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE DE LA HAYE, UNITÉ DES INFORMATIONS ET DES ÉLÉMENTS DE PREUVE.
QUALIFICATION DES FAITS : CRIME DE GUERRE.
PEINE ENCOURUE : PEINE D’EMPRISONNEMENT À PERPÉTUITÉ
PRESCRIPTION : CRIME IMPRESCRIPTIBLE

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